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TOURNOI DES 6 NATIONS - L'humeur du week-end: On a déjà hâte d’être à Galles-France...

On a déjà hâte d’être à Galles-France...

Le 16/02/2016 à 10:30

TOURNOI 6 NATIONS - Outre ses deux victoires, le XV de France a affiché un visage qui nous plait. Et qui donne envie de pousser derrière lui. Une embellie qui tombe bien après 4 années de résultats négatifs et de désillusions. Retour sur la 2e journée du Tournoi marquée par l’entrée de Danny Care et la série noire écossaise.

L’histoire du week-end

Que ces sourires français font du bien ! Oui, c’est rafraîchissant ce qu’il se passe actuellement au sein du XV de France et ce n’est pas pour nous déplaire. Mieux, cela semble ravir le public tricolore qui s’est mis à vibrer et à pousser fort, à l’unisson, derrière ces jeunes Bleus pour venir à bout de l’Irlande au Stade de France. Certes, c’est passé de justesse (10-9) mais il ne faut pas avoir la mémoire courte et se rappeler d’où vient ce XV de France. Guy Novès a pris une équipe en ruine qui, pendant quatre ans, nous a plus souvent laissé sur notre faim qu’autre chose.

La joie de Doussain et Jedrasiak (XV de France) - 13 février 2016

La joie de Doussain et Jedrasiak (XV de France) - 13 février 2016AFP

Le niveau de jeu peut/doit encore s’améliorer, ne nous voilons pas la face. Mais l’attitude affichée et l’abnégation de ces jeunes loups, prêts à croquer à pleines dents la chance offerte de représenter leur pays, laissent entrevoir des lendemains radieux. Loin de nous un emballement trop précoce mais l’accolade générale sur l’essai de Médard ainsi que la joie et les mains levées au ciel après le coup de sifflet final de Jaco Peyper ont fait plaisir à voir. On en avait tellement perdu l’habitude. Et sincèrement, cela faisait bien longtemps qu’on n’attendait pas avec autant d’impatience le prochain match des Bleus.

J’ai aimé

Je l’avoue : j’ai un faible pour Danny Care. Le demi de mêlée anglais est un phénomène et je trouve quelque peu dommage qu’il ne fasse pas l’unanimité au sein de la sélection anglaise. Pendant le Mondial, il a été bien laissé de côté, ne jouant qu’un match contre l’Uruguay alors que l’élimination anglaise était actée. Se passer d’un tel joueur, c’est du gâchis. Dimanche, à Rome, il a sorti une belle épine du pied du XV de la Rose en transformant totalement le scénario de la partie dès son entrée en jeu. Une demi-heure de présence et 4 essais pour les Anglais. Une coïncidence ? Certainement pas...

Je n’ai pas aimé

Ah ces Anglais ! Les rois pour lancer les matches. Ce lundi, les médias outre-Manche n’ont rien trouvé de mieux que de s’acharner sur le XV de France en pointant du doigt un "traitement brutal" sur l’Irlandais Jonathan Sexton. Que ne faut-il pas entendre ? Pour eux, Yoann Maestri doit être exclu pour le reste de la compétition, "Sexton ayant été délibérément visé par les Bleus". OK, je ne cautionne pas forcément le geste du deuxième ligne tricolore. Mais les Anglais ont-ils oublié les frasques des Hartley, Tuilagi, Tindall ou Cipriani ? Mieux vaut balayer des fois devant sa porte...

Trois stats à retenir

0. Comme le nombre de franchissement des Irlandais samedi face aux Bleus. Tout simplement hallucinant : le XV du Trèfle n’a jamais trouvé la faille au sein d’une défense française qui a clairement rectifié le tir après le match contre l’Italie. Par ailleurs, seulement 5 défenseurs battus par l’Irlande et... 5 plaquages ratés par les Bleus.

9. L’Ecosse ne va pas bien du tout. Certes, sa dernière Coupe du monde avait permis d’entrevoir de bien belles choses et notamment un quart de finale d’anthologie face à l’Australie. Mais dans le Tournoi, c’est la Bérézina. La preuve : le XV du Chardon reste sur neuf défaites de rang dans la compétition.

David Denton (Ecosse) - 13 février 2016

David Denton (Ecosse) - 13 février 2016Icon Sport

33. Le n°8 gallois, Toby Faletau, demeure après 2 journées le meilleur défenseur de la compétition avec 33 plaquages effectués. Mais ce qui est impressionnant, c’est qu’il n’en a raté aucun. Chapeau !

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