Wenceslas Lauret, le troisième ligne du XV de France - Février 2016 - Icon Sport
6 Nations

TOURNOI 6 NATIONS - XV de France - Wenceslas Lauret, l’arme fatale de Guy Novès ?

Lauret, l’arme fatale de Novès ?
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 05/02/2016 à 16:55 - Publié le 05/02/2016 à 12:29
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 05/02/2016 à 16:55

TOURNOI 6 NATIONS - Désigné comme le second de Thierry Dusautoir dans un profil de plaqueur-gratteur, Wenceslas Lauret (26 ans, 7 sélections) a souvent été écarté du XV de France. Mais avec la retraite du Dark Destroyer, le troisième-ligne du Racing 92 va enfin pouvoir s’épanouir sous le maillot tricolore et s’avance comme un joueur déterminant de l’ère Novès.

C’est une heure sombre dans l’histoire du XV de France. Le 12 juin 2010, sur la pelouse du Newlands Stadium au Cap, Wenceslas Lauret (26 ans, 188 cm, 92 kg) faisait ses grands débuts sous la tunique frappée du Coq. Au cœur du naufrage tricolore face à l’Afrique du Sud (42-17), l’ancien troisième ligne du Biarritz Olympique avait été le seul à résister aux assauts springboks. Le Tarbais, originaire de La Réunion, semblait se diriger vers un avenir radieux en équipe de France.

Au final, l’actuel flanker du Racing 92 n’aura honoré que sept sélections en cinq années et deux mandats. "Pour moi, je me suis toujours dit que j’étais à mon meilleur niveau", se défend-t-il devant ce maigre bilan. "J’ai toujours donné de ma personne. J’ai fait des apparitions sous Lièvremont et Saint-André et maintenant je suis un premier choix du sélectionneur. Ça fait du bien de revenir à Marcoussis. On sent que le travail qu’on fournie sur le terrain paie. On ne travaille pas à vide. Et même si on ne sait jamais si c’est la bonne ou pas, j’espère que j’aurais l’occasion de perdurer avec cette équipe de France et non de faire des piges (sourire)".

Yoann Maestri et Wenceslas Lauret (XV de France) - 2 février 2016
Yoann Maestri et Wenceslas Lauret (XV de France) - 2 février 2016 - Icon Sport
" Je n’ai jamais croqué le chocolat ou très peu, des petites miettes… Maintenant, le chocolat, il est là ! Il faut le croquer ! - Lauret "

Depuis 2010, Wenceslas Lauret a multiplié les apparitions, les retours prématurés en club. La faute par moment aux blessures. Mais son plus grand malheur aura bien été d’incarner un profil identique à celui de l’inamovible Thierry Dusautoir. Un plaqueur-gratteur voué à un second rôle (les deux joueurs ont toutefois été titularisé ensemble à trois reprises, NDLR). "On m’a souvent catalogué dans son profil", souligne-t-il. "J’en ai subi les frais parce que je n’ai jamais croqué le chocolat ou très peu, des petites miettes. Titi est parti. C’est vrai que ça me laisse un peu plus de places pour m’exprimer. Maintenant, le chocolat, il est là ! Il faut le croquer ! Mais c’est valorisant d’être désigné comme son héritier. C’est lourd aussi. On connaît tous Titi. On sait l’aura qu’il a eue pour l’équipe de France. Me considérer comme son héritier, c’est lourd à porter mais je vais essayer de faire honneur à ce titre. Quand on me fait confiance, je croque dedans".

" Comme Thierry, Wenceslas a cette faculté à ne plus penser à son corps. Je ne vais pas dire qu’il aura un rôle particulier. Mais c’est une sorte d’exemple… - Novès "

Désormais à son aise dans le jeu courant et de plus en plus utilisé sur le contre en touche, Wenceslas Lauret demeure avant tout ce joueur indispensable dans le rugby moderne, à l’image des troisième lignes australiens David Pocock et Michael Hooper. "Chaque équipe a besoin de gratteur, surtout à ce niveau-là", souligne Lauret. "On peut avoir une pénalité facile grâce à ça !" Et à écouter attentivement Guy Novès jeudi, après l’annonce de son XV de départ face à l’Italie (samedi, 15h25), il ne fait aucun doute que le sélectionneur des Bleus attache une place déterminante à Lauret dans son mandat pour accélérer le jeu de son équipe.

Wenceslas Lauret (XV de France) à Marcoussis - février 2016
Wenceslas Lauret (XV de France) à Marcoussis - février 2016 - Icon Sport

"Effectivement, comme Thierry (Dusautoir), Wenceslas a cette faculté à ne plus penser à son corps", insiste le manager tricolore. "On ne lui demande pas de ressembler à Thierry Dusautoir parce qu’il va amener aussi sa jeunesse, son combat, sa vitesse, son enthousiasme. Ce sont des joueurs décisifs. Par son comportement, Wenceslas a montré tous les week-ends que le Racing pouvait compter sur lui. Je ne vais pas dire qu’il aura un rôle particulier. Mais c’est une sorte d’exemple…" Mais nul doute qu’avec un tel joueur, le XV de France peut véritablement révolutionner son jeu.

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