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6 Nations

6 NATIONS - Féminines - Elodie Poublan: "On pourra peut-être rêver à un Grand Chelem..."

Poublan: "On pourra peut-être rêver à un Grand Chelem mais chaque chose en son temps"
Dernière mise à jour Le 26/02/2016 à 16:04 - Publié le 26/02/2016 à 12:04
Par Laurent GENIN - Le 26/02/2016 à 16:04

6 NATIONS - Élodie Poublan et les Françaises se méfient des Galloises à qui elles rendent visite dimanche (14h) lors de la troisième journée du Tournoi des 6 nations. La trois-quarts centre de Montpellier indique que, malgré deux victoires en deux matches, le Grand Chelem ne fait pas encore partie des discussions.

Au pays de Galles dimanche après-midi, ce sera votre premier match à l’extérieur dans ce Tournoi 2016. Cela change-t-il quelque chose dans l’approche par rapport à une rencontre à domicile ?

Elodie POUBLAN: On ne s’est pas vraiment axées là-dessus. On sait que ça peut être un match piège si on ne s’y prépare pas correctement. Je pense que les Galloises, qui sont sur une défaite et une victoire, ont à cœur de faire un gros match contre nous. Elles espèrent se qualifier pour la Coupe du monde l’année prochaine. On n’a vraiment pas envie de passer à côté de ce match. On fait ce qu’il faut pour pouvoir aborder correctement cette rencontre.

Vous ne voulez pas revivre la même mésaventure qu’en Italie (défaite 17-12) l’année dernière…

E.P: C’est ça. Pourtant on avait bien préparé ce match, mais on s’était fait surprendre. On n’a pas envie de se faire surprendre une deuxième fois. On a à cœur de faire un gros, gros match contre les Galloises et de pouvoir mettre notre jeu en place, tant offensivement que défensivement.

Elodie Poublan (au centre) sous le regard de Jean-Michel Gonzalez
Elodie Poublan (au centre) sous le regard de Jean-Michel Gonzalez - Icon Sport
" La pays de Galles peut être un match piège..."

Vous en êtes à deux victoires en deux matches. Est-ce que vous évoquez déjà entre vous la possibilité de réaliser le Grand Chelem cette année ?

E.P: Pour l’instant, on n’en a pas parlé parce qu’on prend les matches les uns après les autres. On ne veut pas être déçues. Là, c’est le pays de Galles, après ce sera l’Ecosse et puis après on pourra peut-être rêver à un Grand Chelem mais chaque chose en son temps. On n’y pense pas actuellement. Peut-être que sur la dernière quinzaine, oui, si on gagne beaucoup de matches. D’abord on est concentrées sur ce gros match, qui, vraiment pour nous, peut être un match piège.

Le dernier match contre l’Angleterre à Vannes n’est pas donc pas encore dans un coin de votre tête ?

E.P: Non. Franchement, je ne sais pas si c’est l’expérience de l’année dernière, mais non on n’en a pas vraiment pas parlé encore. On se laisse le temps d’y arriver. On profite de chaque moment et de chaque match. Et on se dit qu’on a encore le temps d’y penser.

" Essayer de garder la même intensité et le même niveau, je pense que c’est le plus compliqué"

À titre personnel, vous avez été élue meilleure joueuse française en 2015. Quels sont vos objectifs en 2016 ?

E.P: Réitérer les mêmes performances. Le plus dur est de refaire une aussi bonne saison que l’année dernière. Essayer de garder la même intensité et le même niveau, je pense que c’est le plus compliqué. Faire des gros matches, tant en équipe nationale qu’en club (à Montpellier, Ndlr). J’essaie de faire ce qu’il faut, de travailler de mon côté, de travailler quand je suis avec le club pour pouvoir être performante après lors des rencontres.

Les Françaises ont remporté leurs deux premiers matches du Tournoi 2016
Les Françaises ont remporté leurs deux premiers matches du Tournoi 2016 - Icon Sport

Votre association au centre avec Lucille Godiveau fonctionne bien. Vos repères sont-ils simples à trouver avec elle sur le terrain ? Est-ce que vos jeux sont complémentaires ?

E.P: Oui. J’avais déjà joué avec elle il y a quelques saisons. Là, c’est différent. On a mûri toutes les deux, nos jeux ont évolué aussi. On s’est bien complétées notamment en défense contre l’Irlande. On a confiance l’une dans l’autre, donc il n’y a pas de problème. Offensivement, on n’a pas encore eu trop le temps et l’occasion de s’exprimer. J’espère que ce week-end on pourra le faire. Ça marche plutôt bien.

Contre l’Irlande justement, vous avez effectué de solides plaquages toutes les deux. Est-ce que vous prenez autant de plaisir à défendre qu’à tenir le ballon en attaque ?

E.P: Franchement, oui. On en a parlé après avec Lucille, on n’a pratiquement pas touché de ballons du match, mais, pour ma part, j’ai pris énormément de plaisir. On n’a pas eu l’impression de ne servir à rien. Quand on avance en défense, que les plaquages sont offensifs, que toutes leurs attaques sont stériles, ça fait plaisir !

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