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Tournoi des 6 nations - Emile N’Tamack: "L’erreur, c’est de croire que l’on va trouver le sauveur"

N’Tamack: "L’erreur, c’est de croire que l’on va trouver le sauveur"

Mis à jourLe 08/02/2015 à 17:07

Publiéle 08/02/2015 à 16:28

Mis à jourLe 08/02/2015 à 17:07

Publiéle 08/02/2015 à 16:28

Article de Fabien Pomiès

Dans son analyse de la prestation des Bleus contre l'Ecosse chez notre partenaire Sud Radio, Emile N'Tamack s'est attardé sur le cas de Rory Kockott, qui était titulaire pour la première fois au poste de demi de mêlée.

"Je suis plein d’optimisme. Il ne fallait pas s’attendre à voir une équipe de France complètement changée par rapport à ce qu’elle nous a proposé depuis pas mal de temps", a réagi à chaud l'ancien international, Emile N'Tamack (44 ans, 46 sélections) sur les ondes de Sud Radio. Il a apporté son éclairage sur la prestation des Français contre l’Ecosse (15-8), reconnaissant que tout n’avait pas été parfait mais que la victoire des Tricolores lui donne des raisons d’espérer pour la suite.

"J’ai vu une équipe de France intelligente, qui joue avec ses moyens"

Et de continuer son propos : "L’ambition va venir doucement. Il ne fallait pas trop attendre. C’est sûr que l’on voulait un super show mais aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts pour ça. On a gagné avec nos armes du moment, c’est une bonne chose […] Les Bleus savent qu’il y a beaucoup d’attente autour d’eux".

Au moment du coup de sifflet final, Yoann Maestri et Benjamin Kayser se congratulent - France Ecosse - 7 févrirer 2015
Au moment du coup de sifflet final, Yoann Maestri et Benjamin Kayser se congratulent - France Ecosse - 7 févrirer 2015 - Icon Sport

Mieux, c’est l’intelligence des hommes de Philippe Saint-André et son adaptation qui a satisfait celui qui était surnommé "la panthère noire" du temps où il était craint par ses adversaires sur les terrains : "On a vu une équipe de France caméléon, qui a essayé à un moment de mettre en place son jeu et qui, en seconde mi-temps, s’est adaptée à cette équipe écossaise. J’ai vu une équipe de France intelligente, qui joue avec ses moyens […] Oui c’est loin d’être parfait mais la France s’est donnée les moyens de remporter ce match et elle l’a fait sans trembler".

"Une équipe qui n’est pas complètement en confiance et qui se cherche encore"

S’ils ont eu des statistiques offensives intéressantes -21 défenseurs battus et 19 passes après contact- les Tricolores n’ont pourtant pas réussi à inscrire le moindre essai. C’est d’ailleurs la septième fois que cela se produit depuis l’arrivée en fonction de Philippe Saint-André. "Le problème de finition est récurrent parce que je pense que c’est l’apanage d’une équipe qui n’est pas complètement en confiance et qui se cherche encore".

Rory Kockott a connu sa première titularisation contre l'Ecosse - France Ecosse - 7 février 2015
Rory Kockott a connu sa première titularisation contre l'Ecosse - France Ecosse - 7 février 2015 - Icon Sport

L’ancien Toulousain et entraîneur des trois-quarts du XV de France a identifié les différents chantiers à régler pour le déplacement en Irlande. Sur les ondes de Sud Radio, il a avancé : "Ils sont assez grands pour prendre dans le détail le manque de finition ou de construction. Pourquoi les garçons sont arrêtés par moment ? Pourquoi ils ne savent pas se resituer sur le terrain ? Pourquoi on ne s’est pas adapté plus vite sur des situations notamment sur les ballons portés ?"

"On pensait qu’on allait faire rentrer Superman"

L’un des sujets qui a fait le plus parler durant la semaine reste la première titularisation du Castrais Rory Kockott. "Est-ce qu’il est vraiment différent des autres demis de mêlée que l’on a en France ? Apparemment oui parce qu’il a une capacité supérieure dans la dimension physique. Donc on pensait qu’on allait faire rentrer Superman, qu’il allait prendre le ballon et aller marquer deux-trois essais. Et finalement, on a vu un Kockott assez sobre, ne pas faire de différence et propre dans l’éjection. Mais on n’a pas vu un joueur exceptionnel se situer largement au-dessus des autres numéros neuf que l’on a en France. Même au contraire".

Et de conclure à propos du Tarnais : "L’erreur, c’est de croire que l’on va trouver le sauveur. Il n’y a pas de joueur providentiel, il n’y a pas de joueur qui va vous sauver la mise tout seul. Ça n’existe pas. Kockott, c’est un excellent joueur, rien à dire, mais je ne m’attendais pas à voir un garçon porter l’équipe seul vers le succès".

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