Mélée france Irlande - 15 mars 2014 - Icon Sport
 
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6 Nations

Joel Jutge: "On ne veut pas voir au niveau international des mêlées comme celles du Top 14"

Jutge: "On ne veut pas voir au niveau international des mêlées comme celles du Top 14"

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 18/03/2014 à 18:58 -
Par Clément Mazella - Le 18/03/2014 à 18:58
Le patron des arbitres à l'IRB, Joël Jutge, assure que la mêlée des Bleus n'a pas été dans le viseur des arbitres. Et que les mentalités évoluent à ce sujet...

La mêlée fait parler. Elle suscite beaucoup d’interrogations. C’est une certitude. Chez les anciens ou les amateurs de notre sport. Mais pas que… Les professionnels semblent également perturbés et ne rien comprendre. Face à l’Irlande samedi, le pilier du XV de France, Thomas Domingo, n’a pas saisi ce que lui reprochait l’arbitre Steve Walsh. Le Clermontois, pénalisé à trois reprises en mêlée fermée en quarante petites minutes, n’est même pas revenu sur la pelouse après la pause. Le risque aurait été bien trop grand pour les Bleus d’être réduits à quatorze. Décision sage mais l’incompréhension demeure toujours. "Domingo n’était pas ciblé", a assuré Joël Jutge, patron des arbitres à l’IRB, dans les colonnes de Sud-Ouest.

On n’est donc rassuré. Domingo n’a pas été victime d’un délit de "sale gueule" ou d’une quelconque réputation. Pourtant, Yannick Bru, véritable spécialiste et entraîneur des avants tricolores, a fait part de son étonnement sur l’arbitrage des mêlées sur ce match, et plus généralement sur le Tournoi. "L’arbitrage de la mêlée, c’est très complexe, souligne Jutge. On peut réunir cinq spécialistes et ils n’auront pas le même avis". A l’entendre, cela dépend donc de l’appréciation de chacun et surtout des arbitres. Pas facile alors pour les joueurs de s’adapter. Mais Joël Jutge prévient: "Ce qui est certain, c’est que l’équipe qui veut utiliser la mêlée comme un moyen d’obtenir des pénalités risque d’être déçue". Clairement, l’IRB souhaite que la mêlée devienne avant tout une rampe de lancement au jeu. Et non une seule épreuve de force…

"En France, on dit qu’on aime la mêlée, en fait on la galvaude"

La mêlée perdrait-elle alors tout son sens ? Jutge réfute cela. "Demandez aux piliers internationaux s’ils ne sont pas fatigués après une mêlée. Cela reste un véritable combat. En France, on dit qu’on aime la mêlée, en fait on la galvaude". L’ancien arbitre en profite pour lancer une bonne pique. "Dans le Top 14, il y a un maximum de tricheries. Combien de fois par match, la mêlée permet-elle un lancement de jeu ? Cette année, avec les nouvelles règles, on arrive à 60% environ au niveau international contre 40% l’an passé". Et de rajouter toujours dans Sud-Ouest. "La mêlée gardera toujours sa part de mystère mais on ne veut pas voir au niveau international des mêlées comme celles du Top 14".

Si on lit entre les lignes, c’est le comportement des Français et des clubs français vis-à-vis de la mêlée qui doit être changé. "Le changement de règles impose de nouvelles attitudes", argumente Jutge. Mais ce dernier calme le jeu et pense que "le staff de l’équipe de France travaille dans la bonne direction". Une bonne nouvelle. Car il serait vraiment dommageable d’être en permanence dans le viseur des arbitres et d’en pâtir trop souvent à l’avenir.

Domingo - France Irlande - 15 mars 2014
Domingo - France Irlande - 15 mars 2014 - Icon Sport
 
 

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  • juju3370021/03/2014 13:57

    Moi aussi je veux la paix dans le monde, la fin des pauvres... ;-)

  • Eric Robin20/03/2014 19:31

    On est ou on n'est pas rassuré ? Ah ces journalistes... Je note surtout qu'effectivement la mêlée doit être une rampe de lancement parce qu elle fixe les défenseurs et qu'on veut voir du spectacle. Elle ne doit pas être une pêche à la pénalité et dans ce sens l'orientation de l IRB est la bonne

  • mariod1620/03/2014 18:14

    Dire que je n'ai pas pu assister à ça en direct. Pourquoi me torturer avec ces images manquées ?