Jules Plisson - France Angleterre - 1 février 2014 - Icon Sport
 
6 Nations

France-Angleterre (26-24), un homme dans le match: Jules Plisson pas parfait, mais heureux

Plisson pas parfait, mais heureux

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 02/02/2014 à 10:58 -
Par Clément Mazella - Le 02/02/2014 à 10:58
Novice sur la scène internationale, Jules Plisson a alterné le chaud et le froid à l'ouverture contre l'Angleterre. Mais il mérite sérieusement d'être revu.
 

Pour sa première sélection avec le XV de France samedi en ouverture du Tournoi des six nations, l'ouvreur Jules Plisson a alterné jolis gestes et mauvaises initiatives mais voulait surtout savourer une victoire riche d'enseignements face à l'Angleterre. "En faisant 80 minutes contre les Anglais, j'ai appris énormément. Je reste positif. On a battu les Anglais, ce n'est pas n'importe qui, je ne vais pas me mettre la tête à l'envers non plus !", sourit le Parisien, une canette de bière à la main sur un banc du vestiaire du Stade de France. L'ouvreur de 22 ans connaît ses erreurs, notamment sur le deuxième essai anglais. Il s'en est même excusé à la fin du match auprès de l'entraîneur des trois-quarts Patrice Lagisquet.

Mais le manager Philippe Saint-André s'est montré satisfait de sa première dans l'arène internationale lors d'un "crunch" d'une rare intensité. "A l'image de l'équipe, Jules fait vingt premières minutes magistrales, magnifiques, tant au niveau de la justesse technique que tactique. Et puis après, il a un peu plongé, il a commencé à louper quelques plaquages, à faire quelques erreurs, a détaillé PSA. Dans le dernier quart d'heure il a montré du coeur, de l'enthousiasme, il a tenté de faire des choses, des passes. Pour sa première sélection il faut féliciter son état d'esprit". Il faut dire qu'en à peine plus de 30 secondes sous le maillot bleu, il avait grandement contribué à dégripper l'attaque française en délivrant une passe décisive à Yoann Huget.

Un goût de reviens-y

Mais il a aussi coûté un essai: sa montée défensive rapide a permis à Danny Care de trouver Billy Vunipola dans son dos et a ouvert la voie au deuxième essai anglais de Burrell (49e). "L'essai est pour moi. Je monte n'importe comment, je pensais qu'il allait faire la passe et que j'allais intercepter... Mais non", explique-t-il. "Quand on est 'dans le rouge', on a plus la tête à l'endroit. Je vais me faire engueuler cette semaine !", glisse-t-il dans un sourire.

Bien qu'imparfait, il a toutefois affiché sa volonté pour opposer notamment son corps aux quintaux lancés de Courtney Lawes (35e) et Dylan Hartley (40e). "A ce niveau, tout va plus vite, les impacts sont plus intenses... Je ne pensais pas que je pourrais tenir 80 minutes. Physiquement c'est dur, mais ça fait du bien. On en prend plein la gueule, c'est cool !", sourit-il. "C'est des matches de très haut niveau comme ça qui me permettront d'avoir de moins en moins de déchet dans le futur", relativise-t-il. Et s'il avoue avoir "essayé de prendre du recul et de se concentrer sur (sa) performance", il n'oubliera pas ses premières sensations en Bleu, au goût de "Reviens-y". "C'est énormément d'émotion quand tu rentres sur le terrain. Même pour le tour d'échauffement, les gens t'applaudissent et tu as des frissons, raconte-t-il. C'est incroyable. J'ai pris beaucoup de plaisir."

 
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