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6 nations 2014 - Un besoin urgent de se retrouver sur les bases pour le XV de France

Un besoin urgent de se retrouver sur les bases

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 07/03/2014 à 17:07 -
Par Clément Mazella - Le 07/03/2014 à 17:07
Défaillant au pays de Galles dans "l'essence du rugby" selon le manager Philippe Saint-André, le XV de France entend se relancer dans le Tournoi des six nations samedi en Ecosse en retrouvant ses bases: la discipline, la conquête et l'efficacité.
  • UNE REVANCHE A MAÎTRISER

Saint-André a haussé le ton cette semaine pour que le "non-match" qu'il a vu au Millennium Stadium laisse place à un vrai match à Murrayfield. Entre sanctions et blessures, il a changé la moitié de son équipe et y a incorporé des joueurs en quête de rebond à l'image de Maxime Mermoz, plus titulaire au centre en sélection depuis plus d'un an (le 9 février 2013), Maxime Médard, toujours amer de son match raté contre l'Angleterre, ou Alexandre Lapandry, qui n'a plus joué en Bleu depuis 20 mois.

Malgré l'envie de "revanche" et de "rachat" martelée par les Bleus cette semaine à Marcoussis, il leur faudra garder la tête froide après s'être laissé happer par l'événement à Cardiff. Les consignes ont été axées sur la discipline et le respect de l'arbitre afin de pouvoir arriver à installer le jeu. "Contre l'Angleterre, on avait été très bon dans la discipline. Contre l'Italie, on avait eu vingt dernières minutes catastrophiques. Au pays de Galles, de la première à la dernière minute on n'a pas été serein", résume l'ouvreur Jules Plisson, qui aura la charge d'apporter de la lucidité dans la gestion du match. "A Cardiff, je n'ai pas eu les meilleures attitudes et on m'a fait passer le message. Je vais changer ça", a assuré le Parisien, reconduit pour la quatrième fois de suite à la charnière.

  • UN PACK EN RECONQUÊTE

A Cardiff, les avants français ont été malmenés sur leur point fort de la conquête (mêlée et touche), source de lancements de son jeu voire de pénalités. Cette semaine, l'équation a été d'autant plus compliquée à résoudre que les deux talonneurs habituels Benjamin Kayser (24 sélections) et Dimitri Szarzewski (78 sélections) sont blessés, remplacés par les peu expérimentés Brice Mach (1 sélection) et Guilhem Guirado (18 sélections). En mêlée, l'Ecosse n'est pas une référence mais les nouvelles règles limitant l'impact physique lui permettent de limiter les dégâts. Le "cinq de devant" français quasi inchangé (Mach seule modification) devra donc déployer tout son savoir-faire technique pour bousculer son adversaire.

En touche, en revanche le XV du Chardon est redouté avec ses géants de deuxième ligne Hamilton (2,03 m) et Gray (2,07 m) et sa troisième ligne aérienne. La titularisation de l'habituel deuxième ligne Sébastien Vahaamahina (2,00 m, 124 kg) en n°6 vise notamment à contrôler les débats dans les airs, avec Chouly et Lapandry. Reste à avoir si, sans le capitaine de touche Yannick Nyanga (blessé), cette troisième ligne inédite aura eu le temps de se régler en l'espace de six jours. Dans le jeu, le pack aura aussi un rôle décisif pour faire avancer son équipe face à un adversaire qui "joue de plus en plus avec ses avants", souligne Yannick Forestier. "Ils ont gagné en Italie qui a la même culture que nous sur les mêlées et les ballons portés, rappelle le Castrais. Ils vont proposer un gros combat."

  • L'EFFICACITÉ, ENCORE ET TOUJOURS

Aidés par un brin de chance, les Bleus avaient semblé en progression lors des deux premiers matches du Tournoi dans ce secteur habituellement défaillant. Mais au pays de Galles, leurs six franchissements dans la défense galloise ont été gâchés par d'innombrables fautes. L'attaque a donc été un des grands chantiers de la semaine. Au menu: adaptation à différentes défenses, travail des transmissions de balle...

En l'absence de Fofana, blessé, Saint-André a choisi une certaine sécurité en privilégiant les "habitudes de jeu" de la paire de centres toulonnais Mermoz-Bastareaud, au détriment de Gaël Fickou, et l'expérience d'un Médard (37 sélections) sur l'aile. Autre clé de l'efficacité, la charge des tirs au but incombera à Maxime Machenaud, titularisé à la mêlée, et Jules Plisson.

 
 

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  • rugby-store08/03/2014 06:18

    Trouves un 10 français meilleur que FTD balle en main ou en défense ,,, après au lieu de naturaliser des joueurs en EDF : fais jouer nos jeunes, exploites la richesse de la France : polynésiens... , pour les test match au lieu de cramer des gars qui ont rien a prouver, lances des jeunes : paillogues , germain, tollofua ... Dégages Lagisquet : il n'y arrive plus, le goret qu il arrête de gémir : c'est plus énervant que les défaites !!! On se croirait en entreprise les mecs "très politiques pleureuses" qui font virer tous le monde alors que le problème c'est eux : ils sont mauvais ! Après fais de vrai calendriers , les test match adidas on s'en tape : tu auras moins de blessures et les gars ne seront pas sur les rotules. Après au lieu de passer ta journée bourré, et de vouloir construire un super stade au milieu de nulle part, fais des licences moins chère pour les EDR et leurs dirigeants. Formes les mieux , on a pas 2 arbitres de niveau international : c'est pas normal !!!... Bref le système est obsolète et trop amateur.

  • Polska_Vodka08/03/2014 00:11

    Ftd non , Picamoles oh oui .

  • many4807/03/2014 21:50

    L'EDF est globalement à sa place actuellement dans le rugby mondial. Pour vaincre dans la durée, il lui faudra des joueurs doués, des joueurs meilleurs en technique individuelle et un staff à l'unisson. La génération actuelle du rugby français manque nettement de très grands joueurs.