6 Nations

France-Ecosse (23-16), bulletin de notes - Fofana-Bastareaud en sauveurs, la charnière à la peine


Par Midi Olympique
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Dernière mise à jour Le 17/03/2013 à 17:13 -
Par Midi Olympique - Le 17/03/2013 à 17:13
Fofana-Bastareaud en sauveurs, la charnière à la peineEncore une fois médiocres pendant une heure, les Français s’en sont sortis grâce à un sursaut d’orgueil en fin de rencontre. Si les individualités ne sont pas systématiquement attaquables, le collectif reste lui un champ de ruine.
 

Convaincants

Le capitaine Dusautoir s’est, une nouvelle fois, montré exemplaire. Omniprésent dans les zones de rucks et percutant en défense, le capitaine tricolore a confirmé qu’il était bien en train de retrouver son meilleur niveau sous le maillot bleu. Autre satisfaction, le talonneur catalan Guirado, qui a signé une très belle entrée en jeu en début de deuxième mi-temps. Très actif dans le jeu courant, il a donné un nouvel élan au pack et s’est illustré par un franchissement. Derrière, Huget a confirmé qu’il était plus qu’une simple option de remplacement au poste d’arrière, mais bien un titulaire en puissance. Enfin, la paire de centre Fofana-Bastareaud a brillé de mille feux. Fofana s’est montré une nouvelle fois décisif, cassant plusieurs plaquages et inscrivant un essai sur lequel il efface l’arrière Hogg avec une facilité déconcertante, tandis que Mathieu Bastareaud a systématiquement avancé sur les impacts. Sa densité physique et sa capacité à rester debout furent d’ailleurs précieuses.

Au niveau

Leur travail est en premier lieu celui-ci: dominer en mêlée. Dans le meilleur des cas, Domingo, Kayser et Mas offraient une rampe de lancement privilégiée pour les attaques léchées de leurs trois-quarts. Le plus souvent dans ce Tournoi médiocre pour les Bleus, ils limitaient surtout le désastre d’une équipe perdue sur le terrain. Samedi face à l’Écosse, ce fut une nouvelle fois le cas. Comme trop souvent, la première ligne française a sauvé les apparences. On regrettera toutefois les défaillances copieuses en touche en première période. A qui la faute? Si Kayser n’est pas exempt, difficile de lui attribuer l’entière responsabilité d’un contre écossais n’ayant aucun mal à lire les mouvements des sauteurs français. Globalement la première ligne a rempli son contrat, comme les deux piliers entrés en cours de match, Debaty et Ducalcon. Avec cette ambiguïté pour le premier, impressionnant sur deux percussions avant d’oublier Vincent Clerc et d’engloutir un deux contre un de niveau minime. Et encore...

Derrière sa mêlée conquérante, Picamoles est apparu moins à son avantage que d’habitude. Surtout, il a laissé revenir du déchet dans son jeu de percussion. Dommage. Claassen, investit dans le combat, a rempli son rôle. En deuxième ligne, Vahaamahina a confirmé que malgré son manque d’expérience, son envergure physique en faisant une arme de poids et un potentiel intéressant. Remplacé par Samson, comme à son habitude très propre et actif dans les travaux de l’ombre. Sur son aile, Clerc a tenté sur les rares ballons qu’il a eu. Pas toujours avec réussite, avec quelques maladresses mais aussi avec le mérite de s’engager et de tenter. Entrés en cours de match, enfin Nyanga et Machenaud ont été plutôt à leur avantage, tous les deux décisifs sur chacun des deux essais français.

Décevants

Pour eux, il était temps que le Tournoi se termine: Parra et Michalak, qui formaient la charnière, ont énormément peiné pour dynamiser et orienter le jeu de leur équipe. Avec une constante: l’imprécision dans la réalisation des gestes, que ce soit les transmissions ou le jeu au pied. Symbole de cette soirée noire, ils sont tous les deux sortis sur blessure et voient le spectre d’un forfait pour les quarts de finale de H Cup, avec leur club, se dessiner. Blessé lui aussi la semaine dernière, Maestri a tout de même tenu sa place mais est apparu physiquement dans le dur. Quoi de plus normal, pour le Bleu comptant le plus de minutes de temps de jeu, cette saison, derrière Michalak? Il n’empêche, moins tranchant, moins incisif dans le combat, le Toulousain fut à la peine. Médard enfin, et malgré son essai plein d’à propos, continue de montrer des signes de fébrilité, explicables par la très longue absence dont il ne relève pas depuis longtemps. Cela aurait pu coûter très cher, en début de match sur un coup de pied totalement raté qui retombait en plein centre du terrain dans les bras d’un Écossais. Heureusement sans conséquence.

 
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