Leigh Halfpenny - Galles France - 17 mars 2012 - Icon Sport
 
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Halfpenny: "Ce succès est une thérapie"

Halfpenny: "Ce succès est une thérapie"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 20/03/2012 à 11:23 -
Par Rugbyrama - Le 20/03/2012 à 11:23
Toujours marqué par l'échec en demi-finale du Mondial face à la France, l'arrière gallois Leigh Halfpenny s'est déclaré soulagé après le grand chelem décroché face aux Bleus, où il a notamment passé une pénalité de plus de 50m. Il veut savourer avant d'aller défier l'Australie durant l'été prochain.

Que représente pour vous ce grand chelem?

Leigh HALFPENNY: Je suis comme dans un rêve. Ce titre est le couronnement de la quantité colossale d'efforts que nous avons fournis mais surtout d'une aventure humaine extraordinaire. J'ai vécu avec ce groupe les deux plus beaux mois de ma vie. Ce grand chelem, c'est la récompense de toute un groupe: du pilier jusqu'au médecin. Je suis fier d'avoir pu contribuer à ce qui est un succès retentissant pour le rugby gallois.

Cette pénalité à plus de cinquante mètres en deuxième mi-temps ressemblait étrangement à celle que vous avez loupé en demi-finale du Mondial en octobre dernier face à ces mêmes Français. Avez-vous alors pensé à cet échec?

L.H: Sur le coup, j'ai surtout pensé qu'elle était loin. Mais l'adrénaline aidant, j'ai réussi à gagner quelques mètres supplémentaires. J'ai tapé aussi fort que j'ai pu dans le ballon. Et cette fois-ci, c'est passé. J'attendais ce moment depuis longtemps de pouvoir réussir ce coup de pied qui me permettrait de totalement oublier mon échec de la Coupe du monde.

La cicatrice de ce Mondial était-elle encore profonde?

L.H: Je me sentais coupable de ne pas avoir fait gagner l'équipe. Cette victoire est une thérapie pour moi. Je me sens d'autant plus heureux que nous avions triomphé à la maison. Les visages illuminés de joie de nos fans et ce tour d'honneur mémorable devant un stade recouvert de rouge resteront jamais gravés dans ma mémoire.

Avez-vous eu peur à un moment donné que ce match vous échappe?

L.H: Cette rencontre a été indécise jusqu'au bout. Les Français n'avaient peut-être plus grande chose à espérer dans ce Tournoi mais ils se sont livrés sans calcul, nous rendant la tâche très compliquée. On sentait que les deux équipes ne voulaient pas se livrer. C'est la raison pour laquelle, il y a eu autant de coups de pied. Nos entraîneurs nous avaient donné comme consigne de pas prendre de risques et d'occuper au maximum le camp français pour ne pas se mettre inutilement sous pression. Mais pour répondre à votre question, nous avons eu des sueurs froides quand Lionel Beauxis a joué vite sa pénalité pour Buttin car nous étions alors complètement éparpillés. Nous avons dû nous arracher pour le rattraper. Puis aussi sur cette combinaison en touche jouée par Servat en première mi-temps.

Malgré tout votre défense a tenu...

L.H: Je pense que cette partie résume à elle seule notre Tournoi. Bien que mis en difficulté par les Français, nous n'avons pas craqué. Chaque fois que nos adversaires nous ont posé des problèmes, notre équipe a toujours réussi à trouver les réponses.

Dans trois mois, vous partirez en tournée en Australie. Sentez-vous votre équipe désormais capables de rivaliser avec les nations du Sud?

L.H: Notre équipe est pour le moment sur le toit de l'Europe. La tâche qui nous attend en Australie est immense. Mais avant de penser à cette tournée, laissez-moi savourer car je ne gagnerai peut-être jamais plus de grand chelem de ma vie.