Matthew Rees - Galles France - 17 mars 2012 - Icon Sport
 
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6 Nations

Bleus: A court de munitions

Bleus: A court de munitions

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 17/03/2012 à 20:00 -
Par Rugbyrama - Le 17/03/2012 à 20:00
Combatifs en défense, les Français auront ont moins la satisfaction d’avoir relevé la tête dans ce secteur, après la performance très moyenne face à l’Angleterre. Insuffisant toutefois. Pour mettre à mal les Gallois et, qui sait, l’emporter, il aurait fallu disposer de beaucoup plus de munitions.

La possession du ballon n’a jamais fait une victoire. Ce n’est plus une nouvelle. Dans un rugby structuré parfois à l’extrême, le désordre des ballons de récupération peut aisément faire le sel d’une équipe dominée. Pourtant, bien malheureux celui qui s’échine à défendre sa ligne, à se relever pour prendre sur le «rable» la vague suivante. Et qui se contente de croquer à pleines dents les miettes en attaque.

A Cardiff, ce sont bien de ces miettes que les Bleus se sont contentés. 70% de possession du ballon pour les Gallois à la pause, 63% au final pour une occupation du terrain favorable à 65% aux idoles du Millenium. Les chiffres, froids, ne laissent que peu de place au débat.

Temps forts, score faible

Sur les ballons dont il a disposé, le XV de France aura eu le mérite de se montrer dangereux. Sans pour autant concrétiser. Pire. En première période, alors qu’une superbe combinaison en touche entre Dusautoir, Yachvili et Servat avait amené le talonneur toulousain à 5m dans la ligne d’en-but adverse, les Français se montraient imprécis et finalement pénalisés. Sur le ballon qui suivait, encaissaient l’essai de l’ailier Alex Cuthbert.

Le schéma se répétait en début de seconde période. Alors qu’ils montraient enfin du tranchant dans leurs offensives, avec une action sur le large amenant Wesley Fofana dans les 30 mètres adverses, les Bleus se retrouvaient sur le reculoir, se faisaient coupables d’une faute de main (par Maestri en l’occurrence) et encaissaient trois points, par le pied de l’arrière gallois Halfpenny.

Sevrée presque intégralement de ballons, contrée sur ses rares temps forts et terriblement en difficulté lorsqu’il s’agissait de concrétiser (quel oubli d’Harinordoquy, à 2 contre 1 à 5m de la ligne d’en-but galloise), la France ne pouvait espérer guère mieux que de limiter la casse. C’est ce qu’elle a fait, avec brio d’ailleurs dans le secteur défensif. De quoi éclaircir le tableau d’un Tournoi dans l’ensemble décevant.