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Exclusif - Les confidences poignantes d'Henry Broncan, le "sorcier" gersois

Par Jean-Luc Gonzalez
  • Henry Broncan, ancien entraîneur passé par Lombez-Samatan, l'Isle-Jourdain, Auch, Agen, Albi et Mirande.
    Henry Broncan, ancien entraîneur passé par Lombez-Samatan, l'Isle-Jourdain, Auch, Agen, Albi et Mirande. MIDI-OLYMPIQUE - GARCIA BERNARD
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Le "sorcier" gersois, qui aura 80 ans début 2024, reconnaît qu’il n’a jamais été un saint, qu’il fut parfois excessif avec les arbitres, la télévision, les joueurs et même son fils, Pierre-Henry. Il aimerait aussi qu’Antoine Dupont, dont il a bien connu le père, soit plus démonstratif. Il avoue aussi avoir préféré Rassie Erasmus à Fabien Galthié.

En début d’année prochaine, vous aurez 80 ans, est-ce une bonne ou mauvaise nouvelle ?

(Il réfléchit) J’ai moins de cheveux, j’entends très mal, j’y vois moins, les réveils sont difficiles. J’atteins l’âge de la sérénité, une défaite de Mirande ou de l’équipe de France, je la relativise. J’ai pris de la hauteur, je me sens plus tranquille. De petites choses me donnent du plaisir, comme le soleil, la pluie, le sourire d’une jeune fille.

C’était mieux avant ?

Je ne suis pas habité par la nostalgie, je n’ai pas de regrets. Le rugby me donne encore beaucoup de joie et de bonheur. Je vais voir des matchs, je préfère ça aux rencontres retransmises sur Canal. Éric Bayle m’avait dit un jour : "Henry, vous ne nous aimez pas." Je n’ai jamais apprécié que la télévision entre dans le vestiaire. Un jour de défaite, j’avais viré les gens de France 3. J’aime le vestiaire quand il est sacré.

La télévision n’en donnerait-elle pas une image correcte de ce qu’il s’y passe ?

Quand j’écoute les interviews, je n’y vois que du théâtre. La vérité d’un vestiaire c’est autre chose, c’est extraordinaire, ça se vit entre initiés. Aujourd’hui, dans ce lieu, presque tout le monde triche, nous le savons tous. Il y a des déclarations qui ne sont pas la réalité. Quelqu’un qui n’a pas joué, il me semble, ne peut pas comprendre ce qu’est un vestiaire.

Il ne pourrait pas aimer ce qu’il en voit ?

J’ai souvent écouté l’avis de personnes qui découvraient le rugby. Un jour, une jeune journaliste m’avait dit à propos d’un trois-quarts aile que j’appréciais : "Mais ton ailier, c’est un tombereau." Alors, j’ai compris qu’il n’allait pas très vite. Les autres s’en étaient aperçu avant moi, elle avait été la première à me le dire. On peut être étranger au rugby et faire preuve de compétence. Les entraîneurs ne voient pas tout, ils sont tellement pris, ils manquent de hauteur.

Ce fut votre cas ?

Quand j’entraînais, je ne prenais jamais de recul, j’étais toujours à fond. Les dimanches soir de victoire, je ne ressentais aucun plaisir. J’étais déjà dans l’après. Je me mettais une énorme pression, j’en avais besoin.

C’était pour s’oublier ?

Oui et non. J’ai de l’ego. Je préférais que l’on me dise "Henry tu es le meilleur." Les soirs de grande victoire, à Auch, mon bonheur, c’était de monter au Café de France, là où les joueurs buvaient. Je m’asseyais sur le trottoir avec quelques copains, un verre à la main, on regardait la cathédrale. C’était un moment de plaisir et de nostalgie. Je pensais à Jacques Fouroux qui m’a fait venir à Auch. J’entends encore ses mots : "Vous, à Lombez-Samatan, vous cherchez à contester Auch mais vous n’aurez jamais la cathédrale. Elle est à nous." Je ne suis pas croyant mais je sais qu’elle a été bâtie par des gens simples, humbles et aussi des architectes. Jacques est la personne qui m’a le plus marqué. Il me disait qu’enfant, il rêvait de taper des drops entre les tours de la cathédrale.

L’obsession de composer une équipe avec quinze titulaires et ses remplaçants, est-elle toujours présente ?

À Mirande, j’ai passé la main depuis deux ans mais je continue à la faire dans ma tête. J’ai toujours été passionné par le recrutement. Jusqu’au bout, j’aurai du respect pour les joueurs de rugby. à quelque niveau que ce soit, entrer sur le terrain est un acte de courage. Si à 80 ans, je dispute cinq minutes d’un match de foot, mon premier sport, je ferai deux trois passes. Sur un terrain de rugby, impossible, il faut être prêt car c’est du combat. Amener un gosse à notre sport, c’est une responsabilité. Il peut revenir avec une épaule démise. C’est rude, j’y vois un lien avec les chevaliers du Moyen Âge.

Et cette passion pour l’entraînement, est-elle toujours intacte ?

Déjà enfant, j’organisais les jeux dans la cour. J’ai toujours fait les équipes. En sixième, quand je suis arrivé de ma campagne au pensionnat de Mirande, j’ai côtoyé les enfants de bourgeois qui venaient à l’école en cravate. Ça ne m’a pas empêché d’être élu chef de classe. Les pensionnaires avaient battu les gars de la ville. Je me suis toujours mis en avant, c’est un défaut majeur, et je n’ai jamais supporté d’être second. C’est pourquoi je n’ai jamais joué ni entraîné dans un grand club. Je préfère être premier dans mon village que second à Rome.

Et ce surnom de sorcier qui vous colle à la peau...

Il m’a été donné par Pierre Barthe, un conseiller technique. Je n’en tire aucune gloire. Je dois tout au rugby et à mes deux femmes. Les gens près de moi, je les ai tous connus grâce à ce sport. On sait que je suis passionné par la Résistance, j’y cherche des joueurs de rugby. Le chef du maquis de Meilhan était un joueur du Toulouse Université club, ça me rend fier. Je détiens une photo de l’équipe du lycée d’Auch, les Camélias, datée de 1938-1939, ils ont tous 18 ans. Certains feront partie des 76 morts du maquis anéanti en 1944, d’autres en réchapperont ou seront faits prisonniers. Certains auront choisi la collaboration. C’était pourtant les mêmes, ces copains de rugby, éduqués à l’identique. Tous ces destins… Ça m’émeut de trouver des résistants de rugby. Je ne suis pas malheureux pour autant quand j’y vois des miliciens, ça montre la complexité de cette période. Dans ma famille, les uns ont basculé dans un camp, d’autres en face. Et moi, qu’aurais-je été ? Je me pose souvent la question. Il est facile aujourd’hui de dire qu’il fallait être résistant en 1944.

Que trouvait-on dans un maquis ?

Une organisation identique à celle d’une équipe de rugby. On n’entre pas sur le terrain la gueule enfarinée, pareil dans un maquis, il faut combattre. Sans courage, pas question de s’aligner.

Alors, vous êtes plus résistant que sorcier.

À Lombez-Samatan comme à Auch, nous étions les petits chez les gros. J’étais fier de mes joueurs quand ils étaient résistants. Aujourd’hui, j’ai un peu de mal à m’y retrouver mais je reste plein d’espoir dans les nouvelles générations, il faut bien les accompagner. Je regrette que certains aient moins d’esprit d’équipe, ce n’est pas la généralité. Être résistant c’est aussi ne pas respecter les règles. Quand je rencontre un joueur de rugby, je me dis que c’est quelqu’un de bien.

C’est un peu rapide comme jugement, non ?

Quand j’entraînais Lombez-Samatan, il nous est arrivé d’aller plus d’une fois à la prison de Muret. J’y ai vu deux anciens internationaux. J’y ai rencontré un troisième ligne qui n’arrêtait pas de mettre des caramels. Je m’étais attaché à lui. On parlait après les matchs. Il avait réalisé un press-book sur Lombez-Samatan. Âgé de 29 ans, il était détenu depuis dix ans. "Mais je ne vais pas sortir encore", m’avait-il confié. Je m’étais renseigné sur le pourquoi de son incarcération, la révélation fut terrible. Il était entré dans une villa pour voler une voiture. Le propriétaire s’était réveillé. Il l’avait assassiné. Il était monté à l’étage et avait tué sa femme et leurs deux enfants. Alors j’ai dit non. Je n’ai plus jamais remis les pieds à la prison. Aujourd’hui, je le regrette. Celui qui a tué à 19 ans n’est plus le même à 29 ans. J’aurais pu le recevoir chez moi, l’intégrer à mon équipe.

Le milieu a aussi ses problèmes.

Certains de mes joueurs ont fait de la prison pour des bêtises, des hold-up. J’aurais pu mieux les encadrer. Quand on dit du mal du rugby, je suis le premier à le défendre. Quand on en dit trop de bien, je demande de la modération. Je connais ses faiblesses. Il n’échappe pas au dopage, au sexisme, au racisme. Tant qu’il y aura des hommes, ces choses arriveront. Le rugby n’est pas toujours beau, c’est pour ça que je l’aime aussi.

Qu’avez-vous fait dont vous n’êtes pas fier ?

Jeune, je suis allé trop loin. À Lombez, il m’est arrivé d’entrer dans le vestiaire de l’arbitre à la mi-temps pour lui dire : "On va te crever". Aujourd’hui, je suis le premier défenseur des arbitres, ce qui n’a pas toujours été le cas. Un dimanche, je me suis comporté comme un imbécile avec ce vieil instituteur, fidèle supporter de Lombez-Samatan, un type adorable. Sur une action, il avait critiqué un des joueurs qui sur l’action suivante avait inscrit un essai. Pour me venger je lui avais collé de la boue de mes crampons sur la bouche. Voyez-vous, je ne suis pas un saint.

À propos d’arbitrage, défendez-vous M. Ben O’Keeffe qui dirigea le quart de finale entre la France et l’Afrique du Sud ?

Ce jour-là, le capitanat aurait dû être donné à Alldritt qui est totalement bilingue. Sur une rencontre de ce type, il faut avoir la maîtrise totale de la langue parlée par l’arbitre, lequel a une pression terrible sur les épaules. Il ne peut tout voir. L’objectif est d’entrer dans son cerveau, de se comporter en influenceur. Impossible d’échanger avec lui de façon approximative comme pouvait le faire Antoine Dupont. C’est dommage de ne pas y avoir pensé avant. À quelque niveau que ce soit, j’ai toujours fait un très gros travail sur les arbitres. J’avais monté une véritable agence de renseignements dans laquelle se trouvaient aussi d’autres arbitres. Bien avant la Coupe du monde, et je n’ai pas été le seul, j’ai dit que les arbitres allaient faire la différence. Ils ne peuvent pas tout siffler. Le rugby est devenu injouable à cause des rucks et des mêlées.

Pendant toute cette vie dans le rugby qu’avez-vous appris sur les hommes ?

Que certains parlent beaucoup et agissent peu. Et inversement. Tant de personnes médiatisées ont un discours pauvre alors que d’autres sont fantastiques.

Et sur les femmes.

Elles sont importantes et influentes. J’ai aussi travaillé sur les femmes de joueurs. Ça me semblait essentiel. À Lombez, je voyais ça comme une chance, épouses et compagnes étaient passionnées. Le joueur de rugby se mariait avec la sœur d’un de ses coéquipiers ou une supportrice. Tout ce monde partait en vacances ensemble pour refaire Lombez-Samatan ailleurs. J’ai vu aussi un joueur séduire la femme du copain, ça n’a pas débouché sur des moments très agréables.

Dernièrement, votre fils, Pierre-Henry, a failli entrer dans le staff  de l’équipe de France.

Oui, mais il a refusé. Il a une compétence technique supérieure à la mienne mais en termes de connaissance des hommes, il est moins expérimenté. Pour devenir un entraîneur reconnu par ses joueurs, il lui faudra faire des efforts dans ce sens.

Qui aime bien châtie bien.

Nous sommes fréquemment en relation. J’ai entraîné mon fils et ça n’a pas toujours été facile. J’ai été trop dur avec lui ou pas assez, c’est injuste dans tous les cas. Nos routes se sont séparées assez vite, ça lui a fait du bien de vivre sans son père.

Il se dit que vous connaissez tous les joueurs du Gers et lui de la France entière.

Pour lui, j’ajouterais du monde entier, c’est un excellent recruteur. Il a adopté des méthodes modernes à commencer par la vidéo, qui m’ennuie. Un match, je dois le sentir. J’ai horreur de l’Arena, ce stade clos et couvert. J’aime qu’il y ait du vent, de la pluie, des difficultés supplémentaires. Un terrain sec ou boueux révèle l’intelligence de notre sport. Dans ma carrière d’entraîneur, il m’est arrivé de provoquer les éléments. La veille de recevoir Villefranche-de-Lauragais où jouait Didier Codorniou, j’avais demandé aux pompiers d’arroser le terrain. Nos adversaires étaient arrivés en crampons moulés, vous imaginez leur tête. Une autre fois, le tuyau d’arrosage s’était mis en marche tout seul pendant la nuit. C’est ça le rugby, il faut s’attendre à tout, c’est un sport de faux rebonds.

Que cherchiez-vous à connaître quand vous recrutiez un nouveau joueur ?

Passionnante recherche, je devais savoir pourquoi il jouait au rugby. Les motivations étaient diverses : l’argent, la copine, les copains, le papa, la maman, le travail… Quand on sait la vérité, il est possible d’agir sur chaque bonhomme. Quand je recrutais des jeunes depuis le collège, le papa ou la maman exigeait que les études restent prioritaires. Aujourd’hui, il est demandé d’en faire un international, mieux, un Antoine Dupont. C’est la grande différence. Le rugby est devenu pro, tout le monde rêve de s’appeler Antoine Dupont. C’est normal.

Mais au sortir de la Coupe du monde, il semble  vivre un moment difficile.

Dans ses yeux, je vois de la tristesse alors que tout lui réussit, ou lui réussissait. Antoine a du mal à exprimer son bonheur alors qu’il devrait être la joie de vivre incarnée. J’ai bien connu son père, aujourd’hui décédé. Il venait nous voir et nous parlait d’Antoine. Il disait qu’il allait être bon et pourtant, il avait juste six ou sept ans. Ça me gêne de ne jamais entendre parler du papa d’Antoine Dupont, il est comme oublié. On ne guérit jamais de son enfance. En rugby, c’est toujours la même histoire. Une fois en haut, le meilleur ne peut que redescendre ; quand il est en bas, il lui faut remonter.

Vous parliez du père, il y a aussi la mère.

Les mamans ont un rôle essentiel dans la construction du joueur. Celle de Romain Ntamack a beaucoup fait pour son fils. Fille d’un ancien joueur de Pamiers, elle connaît le rugby. Quand ça ne va pas, le fils pleure dans les bras de sa mère, sa confidente, mais pas dans ceux de son père, surtout si c’est un ancien joueur.

Qu’a-t-il manqué aux Bleus pour être champions du monde ?

Cette Coupe du monde, au début, c’était comme aux premiers jours de la guerre de 14 : un mois plus tard, les Français devaient être à Berlin. On connaît la suite. Je n’ai pas aimé la médiatisation outrancière de la blessure de Dupont. J’ai trouvé ça terrible pour Maxime Lucu, Baptiste Couilloud et tous les joueurs de l’équipe. Sans Dupont, on allait être incapables de jouer. Mais le rugby, ce n’est pas ça. C’est un sport d’équipe : un qui manque, un autre prend sa place. C’est bien, c’est sain, ça révèle des hommes. C’est la force du groupe. Je craignais aussi qu’un joueur d’une petite nation soit envoyé sur un fauteuil roulant. Et ça s’est passé à l’envers, un Namibien a mis Dupont à terre. Mais que pouvait apporter Dupont dans une telle rencontre ?

Ce n’était qu’un bon entraînement. Dupont allait sortir quelques minutes après le choc.

Dupont n’allait pas apprendre à jouer au rugby contre la Namibie. L’équipe de France n’était pas à la recherche d’un collectif, elle bossait depuis quatre mois… Moi, je l’aurais laissé dans les tribunes. Je sais, après coup, c’est toujours plus facile. À propos du Namibien Johan Deysel qui blessa Antoine, j’aurais fait comme lui, comme n’importe quel joueur de rugby laissant parler sa fierté. Il n’était pas là pour faire de cadeau à Dupont. Il a eu envie de le choper. C’est tout.

Comment analysez-vous l’échec des Bleus ?

À un excès de pression dû au fait que la France jouait chez elle. À notre caractère : quand il nous manque un bouton de guêtre, c’est presque un drame. La France a toujours eu du mal à être unie. Quand l’équipe gagne, on juge qu’elle n’a pas assez attaqué, qu’elle a trop joué au pied, pas assez plaqué. Il y a cette critique systématique avec d’un côté les pour, de l’autre les contre. C’est la rançon d’une certaine liberté. Le fait est que ces Bleus ont enregistré le plus mauvais résultat de notre histoire.

Êtes-vous toujours Galthié ?

C’est un très bon entraîneur.

Vous avez mis un peu de temps à répondre.

Fabien Galthié, je l’ai trouvé suffisant certains soirs de victoire. J’aurais aimé un peu plus de modestie.

Après l’écrasant succès contre l’Angleterre l’hiver dernier à Twickenham, il avait manifesté beaucoup de respect pour les Anglais.

C’est vrai. Mais l’histoire des Sud-Africains est belle. Quel collectif ! J’ai adoré Smith, Pollard, Fourie, un talonneur qui ne sait même pas lancer.

On vous sent plus Erasmus que Galthié.

Je me retrouve davantage dans l’entraîneur des Boks. Il a donné aux siens une énorme confiance en eux alors qu’ils n’étaient pas les meilleurs. En rugby, j’aime quand ce ne sont pas les meilleurs qui l’emportent. Mais croyez-moi, ce sont toujours les meilleurs qui gagnent…

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Les commentaires (6)
Espytrac Il y a 1 mois Le 26/12/2023 à 15:16

Pas de soucis Henry, le fiston fait plus qu'assurer et il est passé à AURILLAC.

Marie3106@ Il y a 1 mois Le 26/12/2023 à 11:38

J apprecie beaucoup c est article .Analyse tres juste sur tout les sujets .
Un sujet qui me gene comme HB c est le pere d Antoine
Difficile d en parler Antoine doit se liberer de se poids ses yeux seront de nouveau petillant
Pas ce regard noir d avant le quart de la coupe du monde ... qui lui faisait penser certainement a beaucoup de choses

Vautrin Il y a 2 mois Le 25/12/2023 à 14:38

Comme j'aimerais passer une belle journée sous le chêne de Theux avec cet Henri là.
Entre rugby, résistance, espoir, la vie quoi, je frère encore !