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XV de France - Des internationaux français de retour à leur meilleur niveau

Par Nicolas AUGOT
  • Sipili Falatea a été élu homme du match face au Connacht
    Sipili Falatea a été élu homme du match face au Connacht - SUSA / Icon Sport
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Après un difficile retour à l’ordinaire, les internationaux français retrouvent peu à peu leur meilleur niveau.

Comme Antoine Dupont, de nombreux internationaux ont montré des signes d’usure, de lassitude et un niveau de jeu plutôt en dessous de leurs standards, au retour de la Coupe du monde. Le mois de novembre est toutefois venu panser quelques plaies. Pour le sélectionneur aussi, quand on se souvient de l’immense tristesse de Fabien Galthié lors de sa première prise de parole, le 8 novembre dernier. Le sélectionneur n’avait pas grand-chose à offrir, mis à part "cette peine et cette douleur immense". C’était encore le temps de l’acceptation.

Fin novembre, dans ces colonnes, le sélectionneur ressentait encore "les émotions négatives qui vont avec la défaite." Mais le retour au travail, l’élaboration d’un nouveau projet autour de Patrick Arlettaz et Laurent Sempéré laissaient entrevoir un regain de motivation, une envie revenue.

L’évocation pour la première fois du chemin à parcourir avant le prochain rendez-vous face à l’Irlande à Marseille pour commencer le prochain tournoi des 6 Nations a certainement eu un écho favorable sur les joueurs. La vie continue et la compétition est un éternel recommencement. Il faut être capable de remonter dans le train. Bizarrement, les internationaux déçus ont retrouvé de l’envie ces deux dernières semaines, depuis la deuxième prise de parole de Fabien Galthié, frappant les trois coups d’un nouvel acte.

L’UBB montre la voie

Ce sont certainement les joueurs de l’Union Bordeaux-Bègles qui ont rouvert les premiers la boîte à enthousiasme, avec une ligne d’attaque tant attendue et présentée comme une nouvelle constellation du Top 14. "On a une équipe jeune, qui a beaucoup d’énergie", expliquait aussi cette semaine le manager de l’UBB, Yannick Bru. Même nos cadres n’ont que 25 ou 26 ans, donc ils ont beaucoup d’appétit. On démarre aussi un nouveau cycle à Bordeaux, et ça peut expliquer cette excitation actuelle." La victoire au Connacht est venue confirmer la fraîcheur de cette équipe avec, cerise sur le gâteau, le titre d’homme du match décerné au pilier droit international Sipili Falatea, démontrant que l’enthousiasme est souvent communicatif. Les Girondins avaient aussi un avantage par rapport à de nombreux partenaires en équipe de France : ils sont toujours à la recherche d’un premier titre en club, et ils sont conscients qu’ils n’ont jamais été aussi armés pour y parvenir.

La Champions Cup pour régénérer les esprits

Le changement de compétition a aussi permis de couper avec la monotonie d’un Top 14 pris en cours de route. Les internationaux ont pu commencer cette aventure sur un pied d’égalité que leurs partenaires, donnant un nouveau coup d’envoi bienvenu pour s’aérer l’esprit tout en touchant de nouveau du doigt le niveau international, à l’image des Toulousains inspirés face à Cardiff mais aussi au regard des performances individuelles de Charles Ollivon et Gabin Villière face à Exeter.

Enfin, les prises de parole du pilier rochelais Uini Atonio et du deuxième ligne de Lyon Romain Taofifenua, affirmant qu’ils seraient heureux de reculer l’âge de leur retraite internationale, sont venues confirmer que le temps de la déception était terminé. Un avenir existe et le processus de sélection est de nouveau enclenché. Les places seront encore chères avec la montée en puissance des champions du monde U20 comme Nicolas Depoortere, Hugo Reus ou Paul Costes ou les prestations remarquées d’Esteban Abadie ou encore celles prometteuses de Loïs Guérois. Le haut niveau n’est pas vraiment compatible avec la lassitude. Les Bleus ont compris qu’il fallait sans cesse performer.

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Les commentaires (1)
Puntadelteno1970 Il y a 2 mois Le 12/12/2023 à 16:06

SI les joueurs avaient eu une vraie période de repos physique et mental minimale de 4 à 6 voir 8 semaines. Leur retour aurait été bien meilleur. "Sans cesse performer" comme des machines inusables.... Au fait même les machines, il faut les arrêter pour les entretenir... CQFD