Abonnés

XV de France - Les clés d’un deuxième mandat de Fabien Galthié à la tête des Bleus

  • Arrivé en 2019 à la tête des Bleus, Fabien Galthié entame son deuxième mandat avec le XV de France.
    Arrivé en 2019 à la tête des Bleus, Fabien Galthié entame son deuxième mandat avec le XV de France. Icon Sport - Icon Sport
Publié le
Partager :

Fragilisé vis-à-vis du milieu du rugby par l’échec en quarts de finale de Coupe du monde, le sélectionneur aura tout intérêt à capitaliser sur le très court terme, et donc un tournoi 2024 réussi. Cette semaine Galthié et ses nouveaux adjoints se réunissent au CNR pour lancer son deuxième mandat.

Fabien Galthié fait-il partie de la caste des superstitieux ? On espère pour lui que non tant, dans la culture française, les seconds mandats sont souvent synonymes de difficultés. Une assertion qui s’est vérifiée de De Gaulle à Macron, en passant par Mitterrand ou Chirac. Rien à voir avec le rugby, nous direz-vous ? Sans doute. Alors, pour donner du corps à la comparaison sportive, on rappellera ici que le second mandat de Bernard Laporte comme président de la FFR n’a pas été un modèle de réussite, poussé à la démission à quelques mois de la Coupe du monde 2023. Et pour finir, en tant que sélectionneur aussi, le deuxième mandat de ce même Laporte demeure lié à un cuisant échec : celui de la Coupe du monde 2007, entre la fameuse lettre de Guy Môquet et l’échec final en demi-finale face à l’Angleterre (9-14). L’unique autre exemple d’un second règne de sélectionneur remontant à Jacques Fouroux, démissionnaire quant à lui à moins d’un an du Mondial 1991, après une triste défaite à Auch contre la Roumanie (6-12).

Ce long préambule pour quoi, au juste ? Simplement pour expliquer que, si Fabien Galthié et ses Bleus semblent décidés à rebondir rapidement pour évacuer toutes les frustrations, la tâche ne sera pas si simple. En effet, si le sélectionneur a soigné son image vis-à-vis du grand public, il n’en a pas moins été fragilisé par les critiques émanant du sérail. Autant dire qu’avec la fin de son état de grâce, il touche aussi à celle de son immunité. Et que toutes les polémiques qui lui ont été évitées pendant le premier mandat ne le seront pas, cette fois… Ce qui signifie que Galthié et son nouveau staff auront d’autant plus intérêt à tuer les possibilités de critique dans l’œuf en se retranchant derrière le meilleur des boucliers : celui des résultats.

Un tournoi 2024 capital

Un prisme qui confère au Tournoi à venir une importance d’autant plus cruciale, et explique bien aisément pourquoi, plutôt que sa « flèche du temps », Galthié a cette fois choisi de prioriser le court terme, en demandant à des joueurs comme Uini Atonio et Romain Taofifenua de sortir de leurs retraites respectives, histoire d’apporter du poids et de l’expérience à des postes en souffrance, pour lesquels il n’aura pas le temps d’effectuer des expériences. Car celui-ci va presser, plus que jamais, avec la réception de l’Irlande dès le premier match à Marseille pour lequel la pression sera totale… Alors, bien sûr, remporter le premier Tournoi ou même réussir le grand chelem n’assurera pas jusqu’au bout un totem d’immunité. On en veut pour preuve que, s’il était parvenu à décrocher la timbale en 2004, Bernard Laporte n’en avait pas moins été remis en question en novembre 2006, après deux défaites face aux Blacks (dont une débâcle à Gerland, 47-3) et un poussif succès face au Pumas.

Reste que les bons points engrangés au début de son mandat lui avaient, au moins, permis de passer l’hiver et de demeurer en place jusqu’au bout. De quoi estimer, une fois encore, que la clé du second mandat de Galthié - et sa position de force dans les rapports avec les clubs lors de l’inévitable renégociation de la convention - passera par une entame en trombe, aidée par le calendrier historiquement favorable des années paires, et le contexte d’adversaires en reconstruction (l’Irlande et l’Angleterre devant notamment se remettre des retraites de leurs capitaines et maîtres à jouer Jonny Sexton et Owen Farrell). Ce qui devrait à l’évidence faciliter la tâche des Bleus, quand bien même ces derniers devront de leur côté composer sans Antoine Dupont, accaparé par le projet des Jeux olympiques…

Vous êtes hors-jeu !

Cet article est réservé aux abonnés.

Profitez de notre offre pour lire la suite.

Abonnement SANS ENGAGEMENT à partir de

0,99€ le premier mois

Je m'abonne
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
Hellovous Il y a 2 mois Le 04/12/2023 à 18:43

Allez Qnu, objectif: faire mieux en 2027 qu'en 2023 ! Une demie ??