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Top 14 - Reportage. Retour sur la première manquée du nouveau staff de Montpellier face à Oyonnax

Par Simon Valzer
  • Bernard Laporte, directeur du rugby, est descendu sur la pelouse du GGL Stadium à l’échauffement du MHR. L’ancien président de la fédération converse ici avec le manager Patrice Collazo.
    Bernard Laporte, directeur du rugby, est descendu sur la pelouse du GGL Stadium à l’échauffement du MHR. L’ancien président de la fédération converse ici avec le manager Patrice Collazo. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Une courte semaine après la prise de fonction du nouveau staff de Montpellier constitué par son directeur du rugby Bernard laporte, le club héraultais a concédé une septième défaite qui bat le triste record de la pire série du club depuis 2003. Le chantier est immense.

Paul Willemse, malgré la douleur d’une septième défaite consécutive, préférait en sourire en conférence de presse : "C’est triste à dire, mais je commence à être un expert de ces situations avec Montpellier. J’ai déjà vécu ça, ce n’est pas la première fois. Ce n’est jamais facile, et ça fait mal. Mais je pense qu’on n’est pas loin et je reste optimiste sur le fait que l’on trouve le déclic." Le fameux déclic qu’était censé provoquer le nouveau staff construit par Bernard Laporte n’a pas eu lieu, et le MHR a laissé au promu oyonnaxien la possibilité de décrocher sa première victoire à l’extérieur de la saison. Ce nouveau staff a pourtant fait corps avec son groupe, à l’image de son arrivée au GGL Stadium où l’on vit Laporte, Collazo, Labit, Etcheto et Battut fendre l’assemblée de supporters du MHR avec leurs joueurs.

Bernard Laporte était très concentré : bonnet vissé sur la tête et parka aux couleurs du club sur les épaules, "Bernie" avait le visage fermé et le même regard noir qu’avant ses grands rendez-vous avec le RCT ou le XV de France. En vrai patron du sportif, il a également assisté à l’intégralité de l’échauffement de son équipe, planté dans ses 22 mètres, scrutant le moindre comportement : "Bernard ne supervise pas, mais il a besoin de sentir les mecs aussi, expliquait Patrice Collazo après la rencontre. Ce matin, on s’est retrouvé quand on a fait le "preview" du match, il a dit un mot très bref. Avant tout, c’est un technicien. OK, on a l’image du président de la Fédé, mais c’est un technicien. Il a besoin d’être au milieu des joueurs, dans un vestiaire, sur le terrain. C’est un entraîneur. Ça, vous ne le perdez pas, c’est toujours en vous. Toute la semaine, il a eu une justesse d’intervention." Si Bernard Laporte a gardé le recul qu’implique sa fonction, ses techniciens ont été en revanche au plus près des hommes, pour les mettre dans les meilleures conditions : Patrice Collazo a longuement discuté avec le capitaine Yacouba Camara, est allé au-devant de Brandon Paenga-Amosa, d’Arthur Vincent et de Gabriel Ngandebe. Christian Labit, lui, a chouchouté ses avants. En bon ancien numéro huit, il s’est entretenu avec son alter ego moderne et anglais, Sam Simmonds. Antoine Battut aussi a pris en charge les leaders de touche, les tours de contrôle Florian Verhaeghe et Yacouba Camara en tête.

Des progrès en conquête

In fine, tous ces efforts n’auront pas suffi. Bien qu’aidé par une double supériorité numérique et une conquête retrouvée, les nombreuses maladresses ou errements de sa ligne de trois-quarts, ainsi qu’un jeu au pied d’occupation défaillant ont plombé les ambitions de victoire du MHR (lire page 11). Pour autant, il serait injuste de dire que le staff n’a pas eu d’impact. Patrice Collazo avait demandé trois choses : "Discipline, engagement et conquête", selon ses mots. Il les a eues. Le MHR n’a en effet concédé que sept pénalités, signé un 95 % en touche (avec en prime quatre ballons volés) et un 100 % en mêlée. "S’il avait manqué une de ces trois choses, j’aurais été inquiet, reprenait Collazo. La stratégie, le jeu au pied, et la lucidité quand on est dans le rouge sont les prochaines étapes."

Le travail d’Antoine Battut a payé aussi : "En trois jours, il a remis le curseur sur la touche : défensivement et offensivement, ça a payé. Les mêlées, on en a fait que dix minutes cette semaine, et on a été cohérents." De leur côté, les joueurs se veulent "optimistes" malgré la défaite, à l’image de Paul Willemse qui a apprécié le retour aux affaires de Bernard Laporte : "Je le respecte beaucoup, et il a quelque chose à amener à notre club. Il a déjà tout vu, il sait ce qu’on doit faire ou pas. Et puis j’ai toujours été fan de son discours parce qu’il est direct et franc." Et Collazo de conclure : "Certains voyants sont repassés au vert, celui du classement est au rouge vif […] Bayonne n’est pas le meilleur endroit pour se relancer, mais on va y aller." Pour un match qui s’annonce explosif…

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Les commentaires (2)
talon0211 Il y a 3 mois Le 26/11/2023 à 19:18

Une bande de looser !!!

Morisketou Il y a 3 mois Le 27/11/2023 à 11:15

C'est Ma Dalton avec ses 4 rejetons.
On connait déjà la fin.