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Demi-finale de Top 14 - UBB : Jalibert, prisonnier du jeu au pied

  • Top 14 - Matthieu Jalibert (Bordeaux-Bègles).
    Top 14 - Matthieu Jalibert (Bordeaux-Bègles). Icon Sport
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Le demi d’ouverture de l’UBB n’a pas brillé de mille feux. Les circonstances et le plan de jeu ont limité sa créativité. Pari perdu pour les Bordelais.

Matthieu Jalibert fêtait son centième match, mais cette borne historique n’a pas marqué l’apogée de son parcours. On l’attendait virevoltant, il aura plutôt évoqué l’albatros du poème de Charles Baudelaire, condamné à jouer contre nature, soumis à un rugby ping-pong poussé à son paroxysme autour de la 52e minute, une interminable succession de longs coups de pied de part et d’autre qu’il conclut en se faisant contrer par Raymond Rhule (sans grave conséquence). L’option ping-pong avait certes marché dans un passé très récent. Pas cette fois.

Interminable échange

La scène lancinante que nous venons de décrire se déroula à quinze Bordelais contre quatorze Rochelais, et huit points de retard pour l’UBB. Peut-être aurait-il fallu tenter le tout pour le tout, à ce moment-là, pour faire basculer le match ? "Ils étaient un de moins et cet échange leur allait bien, mais on aurait aimé capitaliser là-dessus. Malheureusement on n’a pas su le faire", narrait Jefferson Poirot, qu’on sentit un peu déçu. Il serait donc trop cruel d’en vouloir à Matthieu Jalibert. A priori, le "ping-pong" est fait pour faire reculer l’adversaire ou pour créer du désordre, et c’est justement dans ce cas que "MJ" excelle et démontre l’étendue de son talent. Mais le bras de fer ne s’est jamais décanté. Les Rochelais n’ont pas craqué, ils ont même profité de ce statu quo qui a fini par attirer des sifflets. Peut-être qu’une fois cette option choisie, Matthieu Jalibert a trop cherché à "tester" le trident adverse au détriment de deux ou trois franches chandelles pour privilégier la pression à l’occupation.

Maxime Lucu nous a résumé ainsi la situation : "D’accord, les spectateurs n’étaient pas contents. Mais ce que La Rochelle cherche, c’est voir l’adversaire jouer depuis ses 22. Le Leinster est tombé dans le panneau. Il fallait d’abord chercher à les épuiser en jouant de la sorte. Nous avons estimé qu’il ne fallait pas relancer depuis notre camp car La Rochelle aime jouer long dans le camp adverse, mais laisse beaucoup de monde au milieu de terrain en attendant qu’on fasse cinq mètres pour venir mettre la pression. Ils jouent avec les règles. S’exposer contre eux, c’est trop dangereux."

L’UBB a joué obsédée par le fait de ne pas se faire coincer dans son camp. Réalisme ? Sûrement. Frilosité, trop grande crainte de l’adversaire ? Peut-être.

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Les commentaires (1)
CasimirLeYeti Il y a 11 mois Le 13/06/2023 à 12:36

C'était pas beau, vu du Stade, en effet...