XV de France

Bleus: Clerc en veut plus

Vincent Clerc n'a pas marqué samedi contre l'Australie. Mais s'il a fêté ses dix ans de carrière internationale par un match plein comme son équipe, l'ailier refuse de s'en contenter. Toujours plus exigeant pour ces Bleus.

 
Bleus: Clerc en veut plus - Rugby - XV de FranceIcon Sport
 

Dix ans de carrière internationale et c'était la première fois qu'il triomphait de l'Australie. 62 sélections pour arriver là. Mais Vincent Clerc n'avait pas non plus de quoi se sentir complexé: samedi au Stade de France, il affrontait les Wallabies seulement pour la deuxième fois de sa carrière. La première avait été programmée en juin 2009 après deux tests en Nouvelle-Zélande (défaite 22-6). C'était alors son retour en équipe de France après une grave blessure au genou. Depuis, l'ailier du Stade toulousain a repris la place qui était la sienne avant l'accident du printemps 2008. Mieux même: le voilà parmi les leaders et incontournable de la ligne arrière.

Samedi, il n'a pas marqué. Une rareté au vu de ses dernières apparitions en Bleu et même en Top 14 dont il est actuellement le meilleur finisseur. Mais Clerc a tout de même été précieux. L'incontestable expérience. Pas d'essai donc pour se rapprocher un peu plus de la légende Serge Blanco (38 sous le maillot des Bleus contre 32 pour le Toulousain) mais une justesse d'intervention absolue sur le plan défensif. La pénalité concédée sur un renvoi ne peut pas ternir ce parfait bilan. Clerc ne s'est pas arrêté sur ce sujet. Lui, a préféré retenir la nouvelle dimension des Bleus. "Un match plutôt plein. Maîtrisé. On lui a donné le rythme que l'on souhaitait. On a su trouver les ressources et la solidarité pour les renvoyer chez eux. Mais surtout, on a bien réussi à garder le même rythme et cadence pendant les 80 minutes". Une défense agressive, des duels maîtrisés, de la discipline. Des vertus qui font sens.

L'hommage à Michalak

Mais parce que Vincent Clerc est un joueur d'expérience, il sait qu'il faut regarder plus loin. C'est la logique du toujours plus. Cette fois, il ne s'agit pas de ses essais. Il s'agit d'une efficacité offensive sur plan collectif qui s'impose comme la plus grande marge de progression des Bleus version Philippe Saint-André. Constat honnête de celui qui est aussi le meilleur marqueur d'essais de l'histoire de la H Cup. "On n'a pas eu trop de ballons: on en aurait aimé davantage notamment quand les avants ont créé de belles brèches, ont réussi de belles avancées. On a eu du mal à transformer et dynamiser sur les extérieurs. C'est un peu dommage parce que Fred attaque bien la ligne, a su alterner jeu au pied et jeu à la main, retrouver les avants. On était dans une belle configuration pour jouer un peu plus. On n'a pas réussi mais Fred a fait un très bon match". Onze ans d'expérience internationale pour Michalak. "Un poste qui demande de la maturité et de pouvoir enchaîner des matchs de très haut niveau. Il maîtrise le poste. Il a gardé ses qualités d'avant et elles se sont même bonifiées", souligne l'ailier.

Au Stade de France, lui n'a pas été mis dans la lumière. Mais ses dix ans d'expérience internationale se sont fait ressentir. D'ailleurs, les compliments adressés à Frédéric Michalak peuvent lui être transposés. L'ex-jeunesse dorée montre désormais la voie. En vouloir plus avant les Pumas: une façon de dire qu'il ne faut définitivement plus se contenter du minimum.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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