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Top 14 : Le LOU est désormais dans la peau du chassé

Le LOU désormais dans la peau du chassé

Le 06/10/2017 à 14:39Mis à jour Le 06/10/2017 à 14:47

TOP 14 - Auteur d’un début de saison plus que réussi, le club lyonnais occupe la 2ème place et suscite l’engouement. Au moment de se déplacer à Agen et fort de deux succès hors de ses bases, le LOU se sait désormais attendu. Un statut nouveau pour lui, que le club devra assumer.

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Les Lyonnais semblent aimer les déplacements en région parisienne puisqu’ils se sont imposés au Stade français et au Racing 92. Mais qu’en est-il de la Nouvelle-Aquitaine ? Douchée à Pau il y a un mois, et à l’approche du duel à Agen, l’équipe de Pierre Mignoni sait que "dès que tu tournes un peu le dos, tu n’existes pas." Sauf qu’il y a désormais un statut à assumer. Le LOU peut-il cependant déjà se prévaloir d’une nouvelle étiquette ?

"C’est n’est pas sûr", nuance Albertus Buckle. Le pilier sud-africain reste prudent tout en accordant que le groupe avait tout de même ciblé au moins un succès à l’extérieur dans ce début de saison.

" C’est une belle surprise aussi au sein du groupe"

Si cela reste quand même une petite surprise de voir Lyon à ce niveau et tenir ce rang durant ces premières semaines de compétition, "c’est une belle surprise aussi au sein du groupe", confesse le demi de mêlée Jonathan Pélissié. "On ne se voyait peut-être pas à cette place là après six journées", poursuit-il. Habitué à être le chasseur durant tous ses passages dans l’élite, le LOU est désormais dans la peau du chassé. "Forcément tu es attendu et, chez toi, les équipes savent que c’est compliqué mais ce respect se gagne", insiste Pierre Mignoni qui avoue craindre la décompression de son groupe qu’il s’efforce de maintenir sous pression.

Une concurrence forte mais une rotation payante

Dans la victoire, il est facile d’avoir des sourires et de l’entrain à l’entrainement mais tout peut basculer très vite dans l’autre sens. C’est avec le temps que cette équipe va se créer de l’ambition et cela semble résider dans la capacité à savoir reposer ses cadres. Cela n’avait pas fonctionné au Hameau, cela a payé à Colombes.

Pierre Mignoni (Lyon)

Pierre Mignoni (Lyon)Icon Sport

Ceux-ci vont d’ailleurs faire leur retour pour ce dernier rendez-vous avant la coupure européenne, avec la nécessité de maintenir la dynamique d’un bloc que Mignoni qualifiera de réussi si performance il y a à Armandie. Pour le moment, "ils se donnent raison et me donnent raison" conclut le manager rhodanien.

Le fruit d’un travail amorcé depuis plusieurs saisons

Avant l’entame du championnat, Liam Gill confiait à Rugbyrama.fr que "Lyon était capable de faire de grandes choses, voire même aussi bien que Toulon." Force est de constater que le troisième ligne australien est pour le moment dans le vrai. Ces cinq succès en six journées ne sont pas le fruit du hasard mais plutôt "une concrétisation", de l’aveu même de Jonathan Pélissié. "Par rapport à la saison passée, le niveau d’exigence a augmenté. Les joueurs partis à la retraite (Privat, Bonnaire, Durand, ndlr) ont beaucoup amené à ce club et ont mis en place des bases, puis les recrues sont venues améliorer l’équipe", poursuit Albertus Buckle.

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