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Thomas Jolmès : "Je souriais avant d'entrer dans le stade"

Thomas Jolmès : "Je souriais avant d'entrer dans le stade"

Le 06/12/2017 à 09:08

Le deuxième ligne Thomas Jolmès (22 ans, 2,04 m, 116 kilos) a porté pour la première fois le maillot du Stade rochelais en Top 14 contre Pau avant d’enchaîner contre Montpellier, samedi dernier. Il livre ses impressions sur ses débuts à La Rochelle.

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Rugbyrama : Ça vous a fait quelque chose de retrouver le Top 14 dans un stade plein à Marcel-Deflandre, le 25 novembre contre Pau ?

Thomas Jolmès : Oui, à un moment, je me voyais dans le couloir et je souriais avant d’entrer dans le stade. Pendant la période où j’étais blessé, j’étais dans les loges à Deflandre. Je regardais l’ambiance et ça donnait vraiment envie d’y aller et de jouer avec cette équipe.

Quelle était la nature de votre blessure ?

T.J. : J’avais une fracture du scaphoïde avec quelques complications. Aussi, j’avais du mal à me restreindre sur ce que je faisais en termes de musculation, c’est un peu de ma faute mais ça s’est bien fini.

Tous les voyants sont au vert ?

T.J. : Oui, comme on dit chez moi, je ne suis pas venu pour trier les lentilles. Je suis venu pour jouer au rugby, je me fais au jeu du groupe. Je retrouve des sensations, le physique revient aussi. J’ai pour objectif de progresser pour apporter un maximum à cette équipe. J’apprends beaucoup ici. On essaye de faire du jeu après contact, d’avancer fort pour essayer de faire des passes. Moi, ça me plaît beaucoup. Ça commence à rentrer, j’essaye de le reproduire à l’entraînement. Si je peux aider les potes…

Justement, La Rochelle a tendance à mettre beaucoup de off-loads dans son jeu. Comment ça se passe pour vous ?

T.J. : C’est quelque chose que je faisais déjà à Grenoble. J’ai de grands bras. Si je peux m’améliorer sur ça et faire jouer les autres après moi, ce ne sera que positif.

Ce fut dur de quitter Grenoble où vous avez été formé ?

T.J. : Dans l’immédiat, je ne pensais pas. Mais ça a été très dur après. Il y a la vie de tous les jours. J’étais au centre de formation de Grenoble avec mes potes. Quand on est tout seul, il faut s’adapter. Ça permet d’apprendre par soi-même, à se gérer car on n’est plus avec papa-maman. Au-delà du rugby, on apprend aussi dans la vie. La saison dernière fut une année compliquée. Je ne jouais pas à Grenoble alors que Patrice (Collazo) m’avait déjà contacté.

Votre intégration au sein d’un nouveau groupe, comme s’est-elle déroulée ?

T.J. : C’est facile de s’intégrer dans un groupe comme ça. Tout le monde est sympa. À l’entraînement, ils ne me jettent pas la pierre dès que je rate. Même pendant le match, si je me loupe un peu sur une touche. C’est à moi d’élever le niveau et de montrer que je ne suis pas là pour rien. Au contact de joueurs comme Jason (Eaton) ou Victor (Vito) et même les autres du collectif, je me rends compte que tout le monde a quelque chose de plus et il faut s’inscrire là-dedans. Ça donne vraiment envie de progresser et de s’inspirer de tout ça quand on voit les matches qu’ils font.

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