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RUGBY - TOP 14 - L'antisèche : La Rochelle danse sous la pluie

L'antisèche : La Rochelle danse sous la pluie

Le 04/11/2017 à 21:45Mis à jour Le 04/11/2017 à 21:58

TOP 14 - Malgré un fort turnover, les Rochelais sont parvenus à faire tomber le leader sur ses terres en profitant d’une pluie diluvienne qui leur a permis de faire valoir leur supériorité physique (15-19).

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Le match : Lyon, incapable de "valider ses marques"

Si les affluences du stade Gerland s’étaient avérées plutôt décevantes depuis le début de la saison au regard des performances lyonnaises, la venue de La Rochelle constituait enfin l’occasion de voir le LOU faire le plein. Étrange paradoxe, ce fut pour le match le plus terne disputé depuis le début de la saison, plombé par une vingtaine d’absences de part et d’autre, et surtout une pluie diluvienne qui nivela évidemment les débats par le bas.

Dans ce combat, ce sont les Rochelais qui ont surtout payé les pots cassés en première période, en enregistrant les blessures d’Atonio et Goillot tout en limitant les dégâts au score (6-6). Toutefois, c’est sur deux renvois perdus que bascula la rencontre, Roodt puis Michalak se rendant coupables de maladresses qui empêchèrent les Lyonnais de ressortir de leur camp après avoir marqué des points. Les Rochelais finissaient logiquement par prendre l’avantage à la 52e grâce à une jolie inspiration de Balès. Pour ne plus la lâcher… Car si les Lyonnais parvinrent à revenir sur les talons rochelais, une nouvelle erreur au moment de "valider leur marque" (à savoir des avants partis hors-jeu devant le dégagement de Pélissié) acheva de doucher les espoirs des locaux (19-15).

Brock James (Stade rochelais), face au LOU - Top 14 (4 novembre 2017)

Brock James (Stade rochelais), face au LOU - Top 14 (4 novembre 2017)Getty Images

L’action : Balès "à la Couilloud"

Dans un match pauvre en séquences de jeu construites, on ne peut que souligner l’essai d’Alexi Balès. Partie d’un renvoi manqué par les Lyonnais qui permit aux Rochelais de s’installer dans les 22 mètres adverses, l’action consista en une longue séance de pilonnage conclue par le demi de mêlée rochelais, ornant son échappée d’une feinte de passe gagnante dans le pur style de celles qui ont fait du local Baptiste Couilloud la révélation de ce début de saison. Las pour les Lyonnais, pour une fois, ce fut à leurs dépens.

Le facteur X : la puissance rochelaise

S’ils avaient survolé le début de saison, les Lyonnais le devaient en grande partie à une infirmerie peu garnie. Une donne qui s’est malheureusement inversée ces derniers jours. Et cela s’est ressenti… Privés du jeu au pied de Beauxis et surtout de la puissance des Fearns, Tuifua, Regard ou Paea, les Lyonnais ont à l’évidence manqué de poids face aux gros cubes maritimes Atonio, Boughamni, Qovu, Vito, Amosa et autres Murimurivalu.

Résultat ? L’épreuve de force, obligée par les conditions pluvieuses, a logiquement profité aux visiteurs qui, sans se montrer géniaux, ont su appuyer où cela faisait mal, à l’image d’un coaching XXL qui vit entrer Eaton en troisième ligne, puis Pelo et Botia pour terminer le travail dans le dernier quart d’heure. Une issue tout sauf injuste, qui récompense la profondeur d’effectif du Stade rochelais, beaucoup plus fourni que des Lyonnais encore en construction.

Rudi Wulf (LOU), face au Stade rochelais, sous le déluge - Top 14 (4 novembre 2017)

Rudi Wulf (LOU), face au Stade rochelais, sous le déluge - Top 14 (4 novembre 2017)Getty Images

La question : Palisson avait-il trouvé la touche ?

C’est à la 78e minute que le sort du match se joua définitivement : bénéficiant de la pénalité qui aurait pu leur permettre d’aller chercher un succès, les Lyonnais s’empressaient de la botter en touche. Un peu trop, peut-être, puisque le coup de pied de Palisson sortait en ballon mort aux yeux de l’arbitre de touche, à la grande protestation de l’ailier international. L’arbitrage vidéo demandé par M. Raynal ne permettant pas de faire la lumière sur l’affaire, ce dernier choisit finalement de faire confiance à son assesseur. Logique, quand bien même on ne saura probablement jamais le fin mot de l’histoire. L’arbitre ayant d’ailleurs, paraît-il, toujours raison...

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