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TOP 14 - Bilan : L'Aviron bayonnais n'était tout simplement pas au niveau

Bayonne n'était tout simplement pas au niveau

Le 12/06/2017 à 15:33Mis à jour Le 14/06/2017 à 15:37

TOP 14 - La saison s'est achevée il y a une semaine. C'est l'heure pour nous d'effectuer le bilan du championnat en passant au crible chaque club. Débutons ce lundi par Bayonne. Avec 6 victoires en 26 matches, le rendement de l'Aviron a montré à lui seul que les Basques n'étaient pas au niveau du Top 14.

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La saison : pas au niveau

Bayonne attaquait sa saison de Top 14 sur la formidable dynamique d’une finale d’accession remportée trois mois plus tôt. Toulon n’y résista pas pour l’ouverture du championnat à Jean-Dauger. Cela restera le seul fait d’arme des Bayonnais pour cet exercice qui tourna vite à la saison galère. L’enthousiasme des Basques s’est éteint au fil des rencontres sans entraîner une quelconque réaction. Avec 16,8 millions d’euros, l’Aviron bayonnais avait pourtant réussi son premier pari en montant un budget suffisant pour tenter de rivaliser. À ces hauteurs financières, il faut viser juste en matière de recrutement et tirer le maximum des possibilités de son groupe.

Mais sur ces deux points, Bayonne s’est planté. Au niveau du recrutement d’abord avec aucune satisfaction parmi les nouveaux arrivants de la saison si ce n’est Emmanuel Saubusse. Pour illustrer ce manque de discernement de la cellule recrutement bayonnaise, Ryan Tongia, ailier australien venu du XIII, arrivé en tant que joker médical de Bustos Moyano, arrière et buteur. Et que dire du prêt à Montpellier en cours de saison du demi d’ouverture et buteur Willie Du Plessis. Lagarde blessé, Bayonne se trouvait alors déplumé à l’ouverture alors qu’il subsistait une lueur d’espoir de maintien.

Emmanuel Saubusse - Bayonne

Emmanuel Saubusse - BayonneIcon Sport

Sur le plan du jeu, là encore les Bayonnais n’ont pas réussi à tirer le meilleur de ce groupe. Au premier rang des responsables : Vincent Etcheto. Dans une position de "manager-entraîneur", il s’est perdu dans son nouveau rôle. Pendant ce temps, le formidable technicien qu’il est a disparu. Bayonne a alors perdu sa tête pensante sur le rugby. Le jeu bayonnais n’a jamais évolué. Pire même, il s’est désagrégé. Défensivement, offensivement et physiquement, l’Aviron bayonnais n’avait pas le niveau pour se maintenir.

Le chiffre : 34

Soit la moyenne du nombre de points encaissés par match par l’Aviron bayonnais au cours de ce championnat 2016/2017 (35 avec la Challenge Cup, NDLR). Avec 905 points en 26 rencontres de championnat, les Bayonnais ont établi un nouveau record dans l’histoire du Top 14 en détrônant Oyonnax qui avait encaissé la saison dernière 847 points.

Vincent Etcheto avait pourtant prévenu avant le début de la saison : "On s'est aperçu l'an dernier (2015-2016, NDLR), même si on marquait pas mal d'essais, on en prenait aussi trop facilement. Ce sera dur de marquer des essais en Top 14, donc si on peut éviter d'en prendre facilement, ça nous permettra de réduire les écarts". L’Aviron bayonnais 2016/2017 est également la seule équipe de l’histoire du Top 14 à avoir terminé la saison avec 0 point de bonus.

La déception des joueurs de Bayonne

La déception des joueurs de Bayonne Icon Sport

La révélation : Baptiste Chouzenoux

Le troisième ligne bayonnais a été de tous les combats avec 1446 minutes de jeu en Top 14 : 22 matches joués, 18 titularisations et 3 essais. Pur produit de la formation bayonnaise, il a eu le temps de grandir et de prendre une place de titulaire lors de la précédente saison en Pro D2. Il a confirmé en Top 14. Grand et mobile, il possède toutes les qualités du troisième ligne moderne. Il éclot peu de temps après les Ugalde, Ollivon, Etrillard. Comme eux, il a décidé de s’expatrier pour poursuivre l’aventure en Top 14.

Le président du directoire de l’Aviron bayonnais, Christian Devèze, avait pourtant affirmé au mois de février : "C'est un local, celui-là il n'est pas question de le laisser partir". Mais après avoir reçu la proposition du Racing 92, le joueur a émis le souhait de partir. Baptiste Chouzenoux (25 ans) n’avait pas de clause libératoire en cas de descente, mais le club bayonnais n’a pas voulu s’opposer à la volonté du joueur de continuer en Top 14.

Baptiste Chouzenoux - Bayonne

Baptiste Chouzenoux - BayonneIcon Sport

La déception : le recrutement

Le recrutement bayonnais : Broster, Khinchagishvili, Cittadini, Schuster, Leiataua, Oulai, Donnelly, Lespinasse, Jaulhac, Beattie, Latimer, Le Bourhis, Lagarde, Martial, Maillard. Aucun de ces joueurs n’a réussi à faire évoluer vers le haut le jeu bayonnais. Si certains arrêtent ou partent, la majorité reste. Ceux là auront l’occasion de se montrer un peu plus à leur avantage en Pro D2.

L'avenir : Parmi les favoris de la Pro D2

L’Aviron bayonnais redescend en Pro D2 et repart avec nouvel homme fort pour tenter de retrouver l’élite rapidement. Pierre Berbizier a été nommé manager pour les deux prochaines saisons et vient rééquilibrer le staff. Vincent Etcheto retrouve un poste de technicien pur et Joel Rey prend la succession de Dewald Senekal pour s’occuper des avants. Le budget bayonnais se situera autour de 11 millions d’euros ce qui fera de cette équipe l’une des favorites à la montée.

Pierre Berbizier nouveau manager de Bayonne

Pierre Berbizier nouveau manager de BayonneIcon Sport

Le recrutement : Confiance à la jeunesse

Comme tout relégué, l’Aviron voit partir de nombreux joueurs à l’intersaison : Bordenave (Colomiers), Broster (arrêt), Khinchagshvili (arrêt), Choirat (Lyon), Taele (Narbonne), Gayraud (Bordeaux), Donnely (arrêt), Chouzenoux (Racing 92), Monribot (Toulon), Duhalde (Anglet), Méret (Soyaux-Angoulême), Whitelock (arrêt), Le Bourhis (Brive), Lovobalavu (Wasps), Maillard (Rouen), Lespinasse (Bordeaux). Pour l’instant trois arrivées ont été actées : Rawaca ( La Rochelle), Robinson (Racing 92) et )Hardy (Narbonne). Willie Du Plessis revient après sa pige à Montpellier. Bayonne cherche en priorité un puissant troisième ligne centre et un troisième ligne aile. Un renfort en deuxième ligne et un centre supplémentaire sont envisagés. Mais le club compte encore une fois sur sa formation pour être performant. L’ailier Martin Laveau doit confirmer son potentiel, et sont attendus les deuxième ligne Ducat et Loiret, ainsi que les piliers droits Taufa et Zabala.

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