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12e journée de Top 14 - Paris-Toulouse: Le Stade français en danger

Le Stade français en danger

Mis à jourLe 04/01/2016 à 08:49

Publiéle 02/01/2016 à 11:55

Mis à jourLe 04/01/2016 à 08:49

Publiéle 02/01/2016 à 11:55

12e du Championnat, le Stade français semble bel et bien engagé dans une saison galère. Dimanche face à Toulouse (21 heures), troisième du Top 14, les Parisiens essaieront malgré tout de préserver une infime chance de rêver aux phases finales.

La photographie du classement du Top 14 est impitoyable. Après onze journées, le Stade français végète à la douzième place. Et le bilan du Champion de France est pour l’heure assez désastreux: sept défaites pour seulement quatre victoires. Quatre petits points d’avance sur le premier relégable, Oyonnax. Et, surtout, déjà quatorze points de retard sur la sixième place synonyme d’accessit aux phases finales du Top 14.

Un gouffre au regard de l’apprêté du Championnat. "L’année dernière à la même période, on était premier du classement. On venait de battre largement Toulon. Aujourd’hui, on est douzième", souligne avec gravité le demi d’ouverture Jules Plisson. "Automatiquement, au niveau psychologique, c’est plus compliqué. Je pense que c’est inconscient, mais on a du mal à se lâcher. On a du mal à prendre des initiatives que l’année dernière on faisait sans vraiment avoir peur de la conséquence. Aujourd’hui, on ne peut pas prétendre être dans les 6…"

Jules Plisson (Stade français) face à Clermont - le 8 novembre 2015
Jules Plisson (Stade français) face à Clermont - le 8 novembre 2015 - Icon Sport

L’heure est grave. Et le doute semble même s’être invité dans les regards des Parisiens d’habitude si enjoués. "Ce sont des moments pas faciles à vivre car nous ne sommes pas bien au classement. C'est le Stade français qui est en danger", rappelle l’arrière Hugo Bonneval.

Bonneval: "Il faut arrêter de rigoler, de dire qu'on a le temps. Ce n'est pas vrai"

"En plus de ça, on reçoit Toulouse qui a mis trente points à Toulon, qui est premier. On connaît les qualités de cette équipe, ça fait partie des très grosses écuries de ce championnat donc c'est sûr que ce n'est pas la semaine la plus facile et la plus agréable à passer. Il faut arrêter de rigoler, de dire qu'on a le temps. Ce n'est pas vrai. Noël est passé, on n'a plus le temps. Ce sont de beaux challenges aussi mais le championnat va se jouer différemment maintenant pour nous. On a nos armes, nos qualités. On ne va pas réinventer notre façon de jouer. Il faudra être à plus de 100% car, sinon, ça ne passera pas".

Hugo Bonneval (Stade français) - décembre 2015
Hugo Bonneval (Stade français) - décembre 2015 - Icon Sport

La marge de manœuvre du Stade français est désormais infime et l’opposition toulousaine, en cas d’un nouveau revers, pourrait définitivement briser le rêve de phases finales. Fidèle à son discours résolument positif, même si Jérémy Sinzelle estimait dernièrement qu’il devrait par moment durcir un peu plus le ton, Gonzalo Quesada est pourtant bien conscient que ce premier match de l’année 2016 sera certainement LE tournant de la saison parisienne.

"Dans l'enjeu, la pression et le stress que ça peut générer, on doit se nourrir de ça pour le transformer en énergie positive", insiste le Directeur Sportif argentin. "On doit aussi relativiser une bonne partie pour que les joueurs puissent s'exprimer. Il ne faut pas que cet enjeu provoque un peu trop de stress qui bloque le facteur de performance". Mais c’est bien une performance qui est attendu dimanche soir à Jean-Bouin. "Je ne sais pas si on répondra présent dans le jeu", avoue Jules Plisson. Mais dans l’état d’esprit, on ne peut pas passer à coté…. Au risque de sombrer.

Gonzalo Quesada - décembre 2015
Gonzalo Quesada - décembre 2015 - Icon Sport
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