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Top 14 - Stade français: Sans ses internationaux, Paris peut trembler

Sans ses internationaux, Paris peut trembler

Mis à jourLe 21/02/2016 à 09:32

Publiéle 21/02/2016 à 09:15

Mis à jourLe 21/02/2016 à 09:32

Publiéle 21/02/2016 à 09:15

TOP 14 - Bousculé par Brive vendredi soir (32-17), le Stade français est passé tout près de la correctionnelle avant le sursaut impulsé par ses internationaux. Mais le prochain match contre Grenoble, en plein doublon avec le Tournoi des 6 Nations, s’avance comme un véritable guet-apens.

Un sentiment confus berce les coursives de Jean-Bouin. Le Stade français vient de s’imposer face au CABCL (32-17) mais aucun sourire ne se fige sur le visage des joueurs parisiens. Et pour cause ! Bousculés par les Coujoux en première période, les Champions de France ont frôlé la correctionnelle et repoussé in extremis une défaite qui les aurait définitivement exclu de la course aux phases finales du Top 14.

"On est mené 6-12 à la mi-temps, c’est bien payé", avoue le trois-quarts aile Jérémy Sinzelle. "Il peut y avoir 30 points. On ne créé rien. On subit, on subit. A la mi-temps, dans le vestiaire, première remarque de Julien Dupuy: 'On a une cha… énorme, on doit en prendre 30'. Heureusement, Brive n’a jamais réussi à nous breaker de plus de 10 points et ça a tourné en notre faveur en seconde période. Mais cette semaine, il va vraiment falloir rebosser sur cette première période catastrophique".

" Si on perdait là, le Championnat était mort… (Sinzelle) "

Chahuté en mêlée fermée, perturbé dans son alignement avec trois ballons perdus en touche, Paris peut remercier Rabah Slimani et Laurent Panis. Sans l’impact du pilier international en mêlée et la précision du jeune talonneur sur ses lancées, la formation emmenée par le capitaine Jono Ross fonçait vers une troisième défaite à domicile. Si on perdait là, le Championnat était mort, souligne Sinzelle. "Si on ne sort pas la tête de l’eau, la saison est foutue. Il y a encore un match à la maison le week-end prochain (contre Grenoble), il ne faudra pas commettre les mêmes erreurs".

Jérémy Sinzelle - 19 février 2016
Jérémy Sinzelle - 19 février 2016 - Icon Sport

Seul problème, pour ne pas commettre ces mêmes erreurs contre le FCG, le Stade français ne pourra pas compter sur ses internationaux (en raison du doublon avec le Tournoi des 6 Nations, ndlr) dont l’entrée s’est révélée décisive. "Rabah (Slimani) va nous manquer", confie le directeur sportif Gonzalo Quesada. "L’entrée de John (Danty) nous fait du bien, il ne sera pas là. L’entrée de Sergio (Parisse) et celle de Jules (Plisson) pareil mais ils ne seront pas là. Il va falloir qu’on soit solide. C’est un très gros challenge qui nous attend".

Quesada: "Si ça se passe comme il y a 2 ans avec les doublons, ça va être compliqué..."

Eternels ovnis dans un sport prétendu professionnel, les doublons avec le Tournoi des 6 Nations forcent les équipes du Top 14 à courber l’échine. Mais à trop se courber samedi prochain (18h30) contre une équipe de Grenoble préservée par cette problématique, le Stade français ne risque-t-il pas de se briser?

Sergio Parisse (Stade français) - 19 février 2016
Sergio Parisse (Stade français) - 19 février 2016 - Icon Sport

"Le calendrier est fait ainsi et c’est dommage", regrette Quesada. "La première chose que j’ai regardée en début de saison, c’est de voir contre qui on jouait le doublon. Bien sûr, on joue une équipe qui n’a pas un international. Nous, on a neuf mecs qui vont partir. Et Grenoble que dalle. Il y a deux ans, ça nous a coûté très cher. On était premiers et on n’a pas fini dans les 6. Là, si ça se passe comme il y a deux ans, ça va être compliqué. Mais c’est aussi aux autres joueurs à qui on fait énormément confiance de montrer le chemin. Mais si on donne tous les ballons à Grenoble comme on l’a fait en première période contre Brive, on va vraiment passer une mauvaise soirée".

Gonzalo Quesada (Stade français) - 19 février 2016
Gonzalo Quesada (Stade français) - 19 février 2016 - Icon Sport

Mais avec l’état d’esprit défensif affiché face aux Cabistes et des leaders de combat à l’instar de Jono Ross et Raphaël Lakafia, Paris peut entretenir ses rêves de qualification.

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