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Top 14: Pour Bordeaux-Bègles, le salut offensif est venu d'Exeter

Pour Bordeaux-Bègles, le salut offensif est venu d'Exeter

Mis à jourLe 02/12/2015 à 14:49

Publiéle 02/12/2015 à 14:45

Mis à jourLe 02/12/2015 à 14:49

Publiéle 02/12/2015 à 14:45

Article de Pierre FALAR

L'UBB, frein à main serré depuis le depuis le début de saison, semble avoir trouvé la parade à ses maux offensifs lors de ses deux dernières sorties. A confirmer samedi à Paris.

On dit que les voyages forment la jeunesse. Celui à Exeter, à l'occasion de leur premier match de Champions Cup aurat-il servi de déclic aux Bordelais? On est en droit de le penser vu la métamorphose observée statistiquement depuis. Avant d'affronter les Chiefs, l'UBB n'avait inscrit que sept essais en huit journées de Top 14. Dans le Devon, malgré la défaite (34-19), les hommes d'Ibanez ont trouvé trois fois la terre promise. Impression confirmée contre Pau (46-10) samedi dernier avec cette fois six essais marqués, dont trois par le seul demi de mêlée Yann Lesgourgues.

Un soulagement pour cette équipe historiquement portée sur le mouvement, capable d'orgies offensives les jours où ça sourit. "On manquait de confiance, de repères collectifs, de liant entre avants et trois-quarts", rappelle l'arrière Nans Ducuing, nouveau au club. "On a beaucoup bossé ces dernières semaines, cela commence à prendre forme, tout le monde sait ce qu'il à faire, la machine est mieux rodée".

Nans Ducuing (Bordeaux-Bègles) - 28 novembre 2015
Nans Ducuing (Bordeaux-Bègles) - 28 novembre 2015 - AFP

Ce travail de fond avait été entrepris lors de la coupure Coupe du monde. Il était censé renforcer le fond de jeu, les principes offensifs. "Cela ne s'est pas vérifié très ouvertement et très clairement lors de certaines prestations", a d'ailleurs reconnu le manager Raphaël Ibanez. "Dès qu'on change un petit truc, il faut du temps à l'intégrer, à s'adapter", abonde le centre Julien Rey, l'un des plus anciens de la maison. "C'était peut-être le temps qu'il fallait pour intégrer les nouvelles informations, la nouvelle façon de travailler (le remplacement de Vincent Etcheto par Émile Ntamack), les nouveaux joueurs".

Les pistes d'Exeter matérialisées contre Pau

Et nous voilà revenu à Exeter, où les Girondins, d'une naïveté rare ce soir là sur les fondamentaux, ont pris le bouillon pendant près d'une heure avant de jouer les yeux dans les yeux et d'inquiéter sérieusement le dauphin de la Premiership. "A Exeter, les entraîneurs nous ont dit de nous lâcher carrément, que le système de jeu on le connaissait, qu'il fallait s'en imprégner, jouer tout à fond, même si ce sont des mauvais choix. On n'a pas trop douté, on a mis de la conviction, c'est dans la continuité", poursuit Ducuing.

Alors, libérés les Bordelais? "Libérés, je ne sais pas mais je les ai sentis plus à l'aise, avec plus de fluidité dans les mouvements, avec cette recherche assez permanente de retrouver de l'avancée pour trouver ce lien entre les lignes", répond Ibanez. "Ce match à Exeter, au niveau offensif, avait donné quelques pistes. Elles ont été assez bien matérialisées contre Pau mais cela ne garantit rien pour la suite. C'est plutôt encourageant et cela donne confiance à notre ligne de trois-quarts dans sa capacité à trouver des espaces et à marquer".

La joie des Girondins face à Pau
La joie des Girondins face à Pau - Icon Sport

Pour l'ancien talonneur des Bleus, ce réalisme retrouvé est aussi "une question d'espaces que vous laisse l'équipe adverse", où s'est engouffré avec gourmandise l'explosif Lesgourgues notamment. "Pau, qui a été valeureux sur ce match, qui a joué sur l'orgueil, nous a parfois laissé des espaces sur la ligne d'avantage que l'on a su exploiter. Je suis certain que le Stade français ne va pas nous laisser autant d'espaces et de marges de manœuvre. Se libérer par le jeu, ça reste notre identité mais être capable de le faire lorsque la marge de manœuvre se réduit, face à une grande intensité défensive, sera la clé du match de samedi", prévient Ibanez.

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