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Top 14, Bordeaux-Bègles - Baby Black, fait divers, neige, Zinzan Brooke... voici Peter Saili

Baby Black, fait divers, neige, Zinzan Brooke... voici Peter Saili

Le 17/02/2015 à 12:40

Arrivé à Bordeaux-Bègles comme joueur supplémentaire, le Néo-Zélandais Peter Saili va découvrir le Top 14. Rencontre avec ce troisième ligne d'origine samoane.

Baby Black

On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Pour parer à la décision du troisième ligne centre samoan Taisana Tuifua, non conservé par l'UBB la saison prochaine, de se faire opérer des cervicales pour avoir une chance de disputer la Coupe du monde cet automne, le club girondin avait opté il y a quelques semaines pour le Néo-Zélandais Peter Saili. Le gaillard de 26 ans (1,90 m, 114 kg), champion du monde U19 et U21 avec les "Baby Blacks", a débarqué avec femme et petite fille (Mila, 9 mois) il y a quinze jours à Bordeaux après avoir rompu son contrat avec les Blues, avant de filer tout droit en haut des pistes de Saint-Lary, dans les Pyrénées, où l'attendaient ses nouveaux coéquipiers partis en stage. Dépaysement total pour ce troisième ligne polyvalent, recruté avant tout pour ses qualités de perforateur de la ligne d'avantage. "C'était spécial", rigole-t-il, lui qui n'avait jamais touché de neige de sa vie avant cette escapade. "Mais j'ai été très bien accueilli, c'est vraiment un bon groupe, avec une bonne ambiance".

Mauvaise rencontre

Pas de problème d'adaptation pour l'ancien Blues (71 matches en six saisons en Super Rugby), frère du centre All Black Francis, passé d'emblée en guise de bizutage sous la tondeuse des îliens de l'UBB, puis pris sous son aile par son compatriote Hugh Chalmers, devenu son traducteur officiel sur et en dehors du terrain. Si Saili qualifie son arrivée en Top 14 "d'opportunité", elle ne doit pas masquer son envie de tourner la page d'un mauvais feuilleton estival. En juin dernier, Peter avait surpris un jeune cambrioleur de 13 ans chez lui, l'envoyant quatre jours à l'hôpital après l'avoir violemment passé à tabac. L'enquête de police l'a blanchi mais l'a aussi décidé à changer d'hémisphère.

Peter Saili avec les Blues en 2014

Peter Saili avec les Blues en 2014Icon Sport

Homme de parole 

Quand on lui demande pourquoi Bordeaux, ce fan de Zinzan Brooke rappelle des contacts vieux de deux ans avec le club du président Laurent Marti. "Si je devais venir en France, c'était Bordeaux. Je suis un homme de parole. J'en ai parlé avec Luke Braid (capitaine des Blues) qui rejoindra l'équipe après l'été. La France, c'est mieux que l'Angleterre", poursuit-il, "il y fait moins froid et on mange mieux. Et puis j'adore le French flair".  Œil pétillant quand on lui demande de développer ce concept, Saili se remémore ce match de tournée disputé avec les Blues contre l'équipe de France entre deux Tests contre les All Blacks. "C'était il y a deux ans, on avait perdu (38-15 en juin 2013) et ça avait confirmé ce que je pensais de ce rugby. Je sais que Bordeaux est réputé pour son jeu de mouvement. Avant de venir, j'ai discuté avec le manager, il m'a confirmé la philosophie du club qui est proche de celle des Blues. Et puis j'aime les ballons portés, les rucks, cela devrait me plaire"

Sosie de Masoe

Pour son baptême de feu en Top 14, Saili, plutôt en forme après avoir débuté la préparation d'avant Super Rugby des Blues, pourrait croiser samedi le Toulonnais Chris Masoe, à qui il ressemble énormément, "avec une plus belle gestuelle dans les airs", note son manager Raphaël Ibanez"Masoe, j'aime bien la comparaison", sourit l'intéressé. "Il est bien meilleur que moi, c'est un grand joueur. Il joue à Toulon ?", fait-il mine d'interroger.  "Il me tarde de le rencontrer". Rendez-vous est pris. 

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