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Présentation club Top 14 - Oyonnax, la force des convictions et de l’apprentissage

Oyonnax, la force des convictions et de l’apprentissage

Par Thomas PEROTTO
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 29/07/2014 à 17:37 -
Par Thomas PEROTTO - Le 29/07/2014 à 17:37
Maintenue à la dernière journée de championnat, l’US Oyonnax avance avec un peu plus de conviction cette saison. La force de partir un peu moins dans l’inconnu, forcément.
 

Le destin aurait pu basculer du mauvais côté de la pièce, il y a environ trois mois, du côté de Brive. Et un peu du côté de Clermont dans le même temps aussi, il faut l'avouer. Sauf que Perpignan jouera cette saison en Pro D2, Oyonnax poursuivant son aventure en Top 14. La force du groupe, la puissance de Charles-Mathon, une solidité à toute épreuve sont autant de recettes gagnantes dans l’Ain. Il s’agira de répéter cela, en ajoutant les remèdes aux erreurs commises lors de la première expérience en Top 14. Passage en revue d’une saison qui s’annonce passionnante pour les hommes de Christophe Urios.

L'objectif: le maintien

Viser autre chose que le maintien serait évidemment une erreur. L’USO ne se prend pas pour ce qu’elle n’est pas. Comme nous le confiait le président Jean-Marc Manducher en fin de saison dernière, le "club de l’Ain n’est pas éternel dans l’élite du rugby français", loin de là. Florian Denos, arrière du club et vice-capitaine l’an dernier trace le chemin pour l’année à venir. "On sait ce qu’il faut faire et ne pas faire. Il faudra gommer nos petites erreurs, comme prendre des points plus vite à l’extérieur". Le manager général Christophe Urios va dans le même sens. "L’an dernier, on avançait à pas feutrés, on ne savait pas trop où on mettait les pieds. Là, nous avons quelques notions, on avance sur des choses que l’on maîtrise un peu mieux". La solidité affichée à Charles-Mathon l’an dernier avait surpris plus d’un prétendant aux phases finales. Oyonnax va devoir rester maître à domicile certes, mais cela "ne suffira pas", avoue Urios. "Tous les points sont importants, c’est la grande leçon de la saison dernière". Le club a également procédé à quelques ajustements au sein de l’effectif. "Je pense que l’équipe est plus armée", soutient Florian Denos. "Physiquement plus prête", complète Urios. "On ne part pas d’une page blanche mais on va écrire un nouveau tome, analyse Christophe Urios. On va encore insister sur les qualités de notre groupe, qui ont fait nos forces l’an dernier. Il y a un esprit famille, il faut garder cela". Autant de conditions nécessaires pour prétendre à un nouveau maintien en fin de saison.

La recrue phare: Soane Tonga'uiha

On a d’abord cru à une blague. Un poisson d’avril. La vérité n’est pas très loin, puisque le 1er avril dernier, Oyonnax lâchait sur son compte Twitter la venue de Soane Tonga’uiha en même temps que ses autres recrues. L’USO dira ensuite qu’il s’agissait d’une blague. Au vrai, tout n’était pas encore finalisé et le club de l’Ain s’était précipité. Tout rentrera dans l’ordre plus tard et Soane Tonga’uiha (32 ans) portera bien le maillot rouge et noir cette année. Une recrue de choix. Le gaucher des Tonga était considéré comme l’un des meilleurs piliers du monde lorsqu’il évoluait à Northampton. Arrivé avec Brian Mujati au Racing-Metro à l’été 2013, Tonga’uiha a déçu dans les Hauts-de-Seine: onze matches et seulement cinq titularisations. Il vient à Oyonnax pour se relancer. "Il a retrouvé sa joie de vivre ici", confie d’ailleurs Christophe Urios. L’USO, qui s’est fait une spécialité de relancer des joueurs en difficulté (Denos, Lassalle, El Abd), pourrait bien avoir faire une prise plus qu’excellente.

Le surpuissant pilier Soane Tonga'uiha veut se relancer à Oyonnax
Le surpuissant pilier Soane Tonga'uiha veut se relancer à Oyonnax - Icon Sport

Le joueur à suivre: Benjamin Urdapilleta

Sa première saison en Top 14 a été époustouflante. Le demi d’ouverture argentin Benjamin Urdapilleta a porté l’USO au bout de son pied lors de nombreuses rencontres. Titularisé à 20 reprises (sur 23) en championnat, sa complicité avec l’autre Argentin, Agustin Figuerola, a permis aux Oyomen de se sortir de pas mal d’ornières notamment dans les matches à domicile au creux de l’hiver. Il terminera la saison avec 239 points (dont 62 pénalités), avec un record à 21 unités marquées contre Clermont, le Stade français et Bordeaux-Bègles. Cette année encore, il sera le chef d’orchestre incontournable de l’équipe. Christophe Urios pourrait également lui conférer un rôle plus important au sein du groupe, de leader évidemment, peut-être même de capitaine de temps à autres.

Le jeune que vous allez (re) découvrir: Antoine Tichit

Plus qu’une découverte, c’est une affirmation dont on parlerait concernant le pilier Antoine Tichit. En partance pour Perpignan en fin de saison dernière -il avait même signé un pré-contrat avec les catalans-, le jeune pilier d’Oyonnax (25 ans) est finalement resté dans l’Ain en même temps que son club en Top 14. Doté d’un gros physique, son potentiel est énorme. Aucun doute là-dessus. Il doit confirmer cette saison en se montrant plus régulier dans la performance. Jusqu’à aller chercher une place de titulaire indiscutable dans les rangs des Oyomen. Le pilier gauche aura en tout cas fort à faire, étant en concurrence avec le gaucher des Tonga Soane Tonga’uiha (voir ci-dessus) et Lukas Rapant.

L'intersaison: les "Olympiades" pour souder le groupe

Il y a eu du changement au pied des contreforts des Monts-Jura. Joe El Abd, valeureux troisième ligne et capitaine, est passé sur le banc de touche et sera désormais entraîneur des avants et de la défense. Christophe Urios prend un peu de recul avec le terrain pour endosser un peu plus son rôle de manager général. Au-delà de ses changements, l’intersaison a une nouvelle fois été rythmée par les "Olympiades" de l’USO, traditionnel jeu par équipes à travers le département (affinage des fromages dans une coopérative, tir à la corde, traite des vaches...). Un moyen de souder un peu plus le collectif. "La préparation s’est très bien passée, nous avions des attentes très fortes et nous sommes dans les clous", souffle Urios. "C’est un groupe facile", à intégrer termine Florian Denos. "Tout le monde a très bien été accueilli, la cohésion est toujours la même. Peut-être qu’on a même plus de repères que les autres années".

A Charles-Mathon, Urdapilleta et l'USO espèrent se montrer toujours aussi redoutables
A Charles-Mathon, Urdapilleta et l'USO espèrent se montrer toujours aussi redoutables - Icon Sport
 
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