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Le Stade toulousain a-t-il décidé de la jouer "faux-cul"?

Le Stade toulousain a-t-il décidé de la jouer "faux-cul"?

Mis à jourLe 17/12/2014 à 11:00

Publiéle 17/12/2014 à 10:56

Mis à jourLe 17/12/2014 à 11:00

Publiéle 17/12/2014 à 10:56

Article de Martine LOYER

Alors que certains attendaient une féroce bataille en coulisse, l’ensemble des composantes du club a décidé de ranger ses armes pour le moment. Hervé Lecomte a été élu Président du Conseil de surveillance hier soir et officiellement tout est rentré dans l’ordre. Sérieusement?

La grande famille du Stade toulousain s’est donc trouvé un homme neuf pour prendre la présidence du Conseil de surveillance. Et soigner son image surtout. "Je suis un ancien joueur du Stade toulousain de 1983 à 1992, j’étais jusqu’alors le Président des "Anciens du Stade toulousain" et membre du comité directeur de l’Association depuis trois ou quatre ans" s’est ainsi présenté Hervé Lecomte (55 ans), devant la presse venue en nombre, mardi soir, suivre la fameuse Assemblée Générale du Conseil de surveillance.

Depuis la veille et le dépôt de plainte contre X de l’ancien Président Eugène Passerat "pour abus de pouvoir social et complicité au sein du club", les couteaux semblait aiguisés et les différents acteurs prêts à en découdre. La bataille n’a finalement pas eu lieu. Officiellement en tout cas. Eugène Passerat ne s’est pas porté candidat à sa propre succession et de l’avis même de Lecomte, son élection à l’unanimité, est "une volonté d’apaisement au sein du club car je suis un homme neuf en tant que dirigeant".

Bouscatel: "Il n’y aura jamais de problème avec Novès…"

Je suis Président du Directoire et je prends acte de la désignation du nouveau Conseil de Surveillance et de son nouveau Président, qui est ancien joueur et c’est très bien. Je vais continuer à travailler avec l’équipe en place comme je l’ai fait avec l’équipe précédente a pour sa part déclaré Jean-René Bouscatel à la sortie de l’AG. Ce dernier en a ensuite profité pour dénoncer "des choses ahurissantes". "Des problèmes avec Novès? Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais entre nous. Cela fait 23 ans que nous travaillons ensemble et nous continuerons aussi longtemps que ceux qui ont en main nos destinées nous permettront de le faire. J’entends que l’on ne se parle plus ou que je bloquerai des reconductions de contrat, c’est invraissemblable".

Et comme depuis mardi soir, tout le monde s’aime à nouveau beaucoup au Stade toulousain, ce fut ensuite au tour de Didier Lacroix de couper court aux rumeurs de brouille entre lui-même et Novès sur fond de possibles ambitions présidentielles dans la course à la succession de Bouscatel, en 2017. "Très honnêtement l’on n’a jamais eu de mots sur un litige nous concernant. On a eu des avis différents sur d’autres sujets mais les échéances électorales de 2017 ce n’est pas dans mon idée et je ne crois pas que se soit dans les siennes". Patron de la Régie "A la une", l’ancien troisième ligne est un homme influent et beaucoup estiment qu’il est le principal visé par la plainte déposée par Passerat. "On va laisser travailler la justice. C’est une plainte contre X et même si les micros se tendent vers moi je suis à l’aise dans mes basques" a-t-il répondu. "Je suis intimement convaincu que c’est la plus mauvaise publicité pour le Stade toulousain. C’est est un énorme club qui n’appartient à personne. Certains parlent plus forts et plus souvent que d’autres mais tout le monde a pris conscience du risque d’un club qui se désunit et on n’a pas besoin de ça. Il faut que l’on soit à l’unisson. Que l’on règle nos problèmes en famille et en coulisse" a-t-il ensuite suggéré.

"C’était hyper faux-cul" selon un actionnaire…

Et quand on lui a demandé quelle était l’ambiance de cette fameuse Assemblée Générale il répondit studieuse. Quelques minutes plus tôt, Philippe Ruggieri, ancien Président de Bayonne et actionnaire minoritaire au Stade toulousain, avait donné une autre vision de la soirée "C’était hyper faux-cul! Tout le monde s’est fait la bise. J’espère qu’un jour le Stade toulousain trouvera des dirigeants qui font ça pour donner et non pas pour recevoir". "Le Stade toulousain montre sa force en étant le club que tout le monde envie, qui est capable de se gérer lui-même. C’est notre force et parfois notre faiblesse mais très épisodiquement. Nous ne donnons de leçons à personne mais nous n’avons pas à en recevoir" avait pour sa part expliqué Bouscatel un peu plus tôt.

Mardi soir, le plus important était surtout de faire bonne figure. Mettre un voile sur les ambitions personnelles des uns et des autres. Fourbir ses armes, mais en silence. Ne pas offrir à ses détracteurs le pitoyable spectacle d’un club qui depuis lundi et le désormais célèbre dépôt de plainte a donné l’impression qu’il pouvait vaciller. La vraie question est maintenant de savoir combien de temps cela va-t-il durer? "On a tous un seul et même objectif qui est la performance du club et donc de temps en temps, peut-être qu’il faut mettre le pied sur le frein sur certaines intentions. Si c’est ça être faux-cul, pour la cause universelle qui est la nôtre, c’est-à-dire la performance du Stade, ouais, autant l’être alors" a conclu Didier Lacroix. Sans commentaire...

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