Philippe Neys règle ses comptes avec Manu Mérin et Serge Blanco - Icon Sport
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Fusion Bayonne-Biarritz - Philippe Neys: "Bien sûr que Mérin et Blanco ont menti"

Neys: "Bien sûr que Mérin et Blanco ont menti"
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 12/05/2015 à 18:23 - Publié le 12/05/2015 à 18:23
Par Denis GIBERT - Le 12/05/2015 à 18:23

Philippe Neys a envoyé mardi matin un tweet insinuant que Serge Blanco et Manu Mérin avaient menti la semaine dernière lorsqu’ils avaient démenti face à la presse le projet de fusion entre Bayonne et Biarritz.

Cette accusation ne serait pas prise au sérieux si Philippe Neys n’était pas ancien président de l’Aviron Bayonnais, actionnaire du club, partenaire short de l’équipe pro via son entreprise ETPM et conseiller municipal de la majorité à la ville de Bayonne. Pour notre site, l'homme d'affaire s'est expliqué sur le sujet. Et ça déménage...

Qu’est-ce que vous savez de ce projet de fusion ?

Philippe NEYS: Je suis toujours actionnaire et partenaire mais je n’ai aucune information précise. C’est le système Monsieur Mérin. Il semblerait que la fusion soit faite mais que rien ne soit annoncé officiellement.

Vous persistez à dire qu’ils ont menti malgré tout ?

P.N: Bien sûr qu’ils ont menti. La preuve que Mérin a menti: il y a une semaine, il a juré que c’était de la science-fiction et huit jours après il est dans les vestiaires du club pour dire que le projet est en cours. Enfin, soyons sérieux. Il a pensé pouvoir maintenir le secret jusqu’au match de La Rochelle et il n’y est pas arrivé. Le problème est qu’il est tombé entre les pattes des Biarrots. C’est le cabinet juridique Rougé qui a pris les choses en mains. Il a toujours roulé pour Blanco et le BOPB. Je ne lui en veux pas, chacun son truc. Mérin s’est retrouvé otage de ces gens-là en voulant sauver sa tête à la présidence.

" Pour ne pas que Ruggieri prenne le contrôle, ou soit actionnaire majoritaire, Merin a trouvé 1,7 million pour sauver sa tête"

Pouvez-vous expliquer plus précisemment ?

P.N: Si l’opération d’achat de parts entre Afflelou et Ruggieri s’était faite, Mérin avait toutes les chances de sauter. Donc pour sauver sa tête, il a éliminé Ruggieri en rachetant les actions d’Afflelou et de Ruggieri en constituant une petite société qui s’appelle AB Lagunak, dans laquelle il y a 21 personnes qui ont donc 48% du capital (1,7 million d’euros). Se rajoutent les actions que chacun avaient déjà individuellement et ils passent allégrement la barre des 50%. Pour ne pas que Ruggieri prenne le contrôle, ou soit actionnaire majoritaire, il a trouvé 1,7 million pour sauver sa tête.

Philippe Neys en compagnie de la mascotte du BOPB
Philippe Neys en compagnie de la mascotte du BOPB - Icon Sport

Vous voulez dire que cette opération a renforcé Mérin et fragilisé l’Aviron ?

P.N: Moi président j’aurais laissé faire le transfert de parts entre Afflelou et Ruggieri. Ce n’était pas un problème ça. Et s’il avait trouvé des gars qui étaient prêts à mettre 1,7 million d’euros, il fallait les mettre au club et pas dans le capital. À ce moment-là, la part de Ruggieri était diluée. Et tel que je le connais, Ruggieri aurait voulu maintenir son niveau d’actionnariat et il aurait remis au pot. On se serait retrouvé avec trois coups de cuillère à pot avec 3,5 millions au club. Il n’y avait pas besoin de Kampf et du BO… Mais il y avait le risque de sauter, c’est tout.

Selon vous, Bayonne est donc en difficulté financière ce qui l’oblige à fusionner avec le BO qui n’est pourtant pas mieux loti semble-t-il ?

P.N: Le problème est qu’il y a une échéance importante avec le passage devant la DNACG. Il faut savoir que l’on passait chaque année avec Bayonne avec une lettre de garantie d’Afflelou parce qu’on avait jamais les comptes tout à fait comme il fallait. Cette année, cette lettre n’existe plus, donc à mon avis Mérin est allé chercher la lettre de garantie chez Kampf et au BO. Serge Blanco est beaucoup plus mal que nous avec le BO. Nous ne sommes pas très bien, mais nous sommes mieux que lui. Je pense que c’est encore plus grave pour le BO car l’avenir était plus près de la Fédérale que de la Pro D2.

" J’espère qu’il va y avoir une réaction, une levée de bouclier, qu’il va y avoir quelque chose au match de Bordeaux, au match de La Rochelle"

La fusion se prépare dans l’ombre et même les partenaires du club ne sont pas mis au courant. En tant que partenaire, serez-vous de l'aventure si elle venait à se faire ?

P.N: Je suis très très réservé sur la pérennité de mon partenariat. Peut-être que je ne compte pas beaucoup, mais quand on arrive à faire un montage pareil passant outre un partenaire d’importance, il y a quand même un problème. Mérin a réussi à "endormir" une vingtaine de personnes et il a quand même fait fi d’une centaine de petits actionnaires. Il y a quand même un problème vis-à-vis des petits porteurs, des partenaires mais aussi des supporters.

En parlant ainsi vous semblez vouloir une réaction face à cette fusion ?

P.N: J’espère qu’il va y avoir une réaction, une levée de bouclier, qu’il va y avoir quelque chose au match de Bordeaux, au match de La Rochelle. J’espère. Parce que c’est lamentable ce qui a été fait. Blanco a réussi à faire avec Mérin ce qu’il avait essayé il y quelques temps. Blanco a maintenant d’autres visées que le BO et il veut s’en sortir indemne. Il nous refile son club et c’est nous qui allons payer. C’est lamentable. J’en suis malade. Et puis vous pouvez écrire tout ce que j’ai dit. C’est la vérité.

Philippe Neys aux côtés de Serge Blanco
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