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Fabien Barcella: "Quand j’ai eu l’opportunité de venir à Grenoble dès février, j’ai tout fait pour"

Barcella: "Quand j’ai eu l’opportunité de venir à Grenoble dès février, j’ai tout fait pour"

Mis à jourLe 06/02/2015 à 18:26

Publiéle 06/02/2015 à 18:23

Mis à jourLe 06/02/2015 à 18:26

Publiéle 06/02/2015 à 18:23

Article de Laurent GENIN

Ce vendredi, Fabien Barcella était présent pour un point presse au stade Lesdiguières de Grenoble, avec qui il s’est engagé pour deux saisons et demi après six mois compliqués à Toulon qui a accepté de le libérer. Le pilier gauche est revenu sur son expérience au RCT, son tort d’avoir voulu absolument participer au Mondial 2011 sans avoir joué pendant un an, ce qu’il a payé au prix fort.

  • Toulon : "Un échec mais il faut passer à autre chose"

Fabien Barcella a très peu joué à Toulon depuis son arrivée l’été dernier sur la rade : trois matches de Top 14 depuis le début de la saison. Dans la hiérarchie des piliers gauches, il se trouvait derrière les internationaux français Alexandre Menini et Xavier Chiocci mais aussi Florian Fresia. "Pourquoi je ne suis pas imposé au RCT ? Je ne sais pas trop", répond d’abord le gaucher. "Je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu, c’est une évidence. Je n’en ai pas trop discuté avec Bernard (Laporte, le manager, Ndlr) parce que c’est comme ça avec lui, il ne donne pas trop d’explication. Mais il n’y a aucun souci. Il a été réglo avec moi. Quand je suis allé le voir pour qu’il me libère, il m’a dit : ‘il n’y a pas de souci, tu as toujours été là, tu as toujours joué le jeu’. C’est évident que c’est un échec mais c’est comme ça, il faut passer à autre chose. J’ai quand même pu côtoyer des grands joueurs et surtout au niveau structuration, notamment en préparation physique, c’était le top niveau. J’ai pu faire six mois de préparation physique (rires), donc je me sens prêt physiquement et c’est ce que j’en retire de positif. J’ai pu bien m’affûter et bien bosser physiquement".

  • Son arrivée anticipée à Grenoble : une bonne opportunité pour lui et le FCG

Le joueur s’était engagé pour deux saisons au FCG à partir de l’été prochain. Mais voyant qu’il ne faisait pas réellement partie des plans toulonnais, il a souhaité arriver plus tôt en Isère. Et Grenoble, avec les blessures des piliers gauches Albertus Buckle, Alexandre Dardet et Rémy Hugues, était heureux de l’accueillir dès maintenant. "Je pense que c’est une très bonne opportunité pour les deux parties", estime le président grenoblois Marc Chérèque. "Pour lui, parce qu’il n’avait pas beaucoup de temps de jeu à Toulon, mais il est pleine forme physique puisque, comme il l’a dit, cela fait six mois qu’il fait de la prépa physique. Et pour nous, parce que cela permet de l’intégrer plus tôt dans le groupe et de pallier quelques problèmes qu’on en a première ligne". "Je suis content d’avoir pu arriver plus tôt c’est évident, parce que ma situation à Toulon s’enlisait un peu, je commençais à piaffer et à être un peu dans le doute", précise Fabien Barcella. "D’avoir pu saisir cette opportunité, c’était bien pour moi. Content aussi des conditions météorologiques. Je quitte une région ensoleillée pour découvrir la montagne. C’est quelque chose qui correspond plus à mes valeurs. Je suis très heureux de découvrir la région, le club, le stade en attendant de retrouver mes futurs coéquipiers mardi (lors de la reprise de l’entraînement après les vacances, Ndlr)".

Fabien Barcella (à droite) en compagnie du président de Grenoble, Marc Chérèque
Fabien Barcella (à droite) en compagnie du président de Grenoble, Marc Chérèque - Rugbyrama
  • "L’aventure humaine" comme priorité

Quand un journaliste lui a fait remarquer qu’il avait plus de chances de remporter un titre en restant à Toulon qu’en venant à Grenoble, il a expliqué que ce n’était pas le plus important à ses yeux. "Entre gagner un titre dans une équipe où on ne sent pas trop bien et participer à une belle aventure collective et humaine, il n’y a pas photo. J’ai 31 ans, je vais vers mes 32. C’est important pour moi de vivre une aventure humaine avant tout. Quand j’ai eu l’opportunité d’arriver ici dès le mois février, je n’ai pas hésité une seule seconde et j’ai tout fait pour ça".

  • Ses blessures : "Mon tort a été d’aller à la Coupe du monde sur une jambe"

L’international tricolore n’a pas été épargné par les blessures à partir de 2010. "Mon tort a été d’aller à la Coupe du monde (2011) sur une jambe j’ai envie de dire. J’ai voulu faire cette Coupe du monde mais j’étais à moitié mort. J’en ai payé les pots cassés après pendant un an et demi. Une préparation Coupe du monde, c’est extrêmement difficile. Pendant quatre mois tirer sur la corde, j’ai mis un an et demi à m’en remettre. C’était très difficile. Après je n’ai pas eu de grosse blessure en suivant, juste des petits pets musculaires, mon corps qui lâchait. Je voulais absolument aller à la Coupe du monde, j’avais passé un an sans jouer. J’ai complètement explosé physiquement après la Coupe du monde et mentalement aussi. J’étais au fond du seau, après il faut remonter. Là, ça fait deux ans que je n’ai pas de pépins, tant mieux, on va toucher du bois. Physiquement, je me sens bien".

  • Rejouer au niveau international ? "Ce n’est pas à l’ordre du jour"

Quand il lui a été demandé s’il espère rejouer au plus haut niveau, Fabien Barcella, international tricolore à 20 reprises, a été clair : "Ce n’est pas à l’ordre du jour. Il y a des gens qui ont leur place, qui sont bons en clubs. Non, l’ordre du jour, c’est porter le maillot de Grenoble, bien m’intégrer dans ce groupe. Le club a aussi des ambitions pour la fin de saison, c’est d’essayer de gagner tous les matches à domicile, je pense, qui se présentent".

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