Duvenage - Perpignan Oyonnax - 12 avril 2014 - DPPI
 
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Top 14 - Perpignan, des signes pour garder espoir

Perpignan, des signes pour garder espoir

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 15/04/2014 à 12:07 -
Par Clément Mazella - Le 15/04/2014 à 12:07
Si le succès face à Oyonnax était indispensable, il n’a pas réellement changé la donne : il faudra une autre victoire samedi face à Toulon pour débloquer la situation et assurer le maintien.

Un jeu mieux calé

Si l’efficacité n’est toujours pas au rendez-vous, l’Usap a proposé un jeu mieux maitrisé contre Oyonnax dans lequel les joueurs ont semblé se retrouver, au contraire des matchs face à Brive et Biarritz. Le repositionnement de Hook à l’ouverture y est probablement pour beaucoup: en bon gestionnaire il a installé une alternance dans le jeu, alternance si chère à l’encadrement catalan. "On a vu quelques séquences intéressantes: on a retrouvé ce qu’on faisait il y a quelques mois mais la finition est toujours aussi catastrophique, regrette Marc Delpoux. On manque deux essais à 3 contre 1 à cinq mètres de la ligne. Contre Toulon il ne faudra pas manquer toutes ces occasions sinon on risque de le regretter. Mais ce qui est encourageant c’est que tout le monde a compris que malgré le stress, il fallait jouer au rugby pour s’en sortir". 

Toulon, l’ogre est-il repu ?

Et si la victoire de Toulon à Bordeaux était une bonne nouvelle pour l’Usap ? Ce succès ne garantit pas aux Varois une accession directe en demi-finale mais devrait leur assurer une place parmi les quatre premiers en cas de victoire à domicile contre le Stade français dans le cadre de la dernière journée. En clair, la victoire contre l’Usap ne revêt pas de caractère indispensable: Toulon ne fera clairement pas l’impasse mais ne prendra peut-être pas tous les risques pour s’imposer. D’autant que le RCT, champion d’Europe en titre, doit déjà fortement penser à sa demi-finale de H Cup, programmée le 27 avril face au Munster à Marseille. Toulon a déjà disputé trente et un matchs officiels cette saison toutes compétitions confondus, et les joutes à venir tant en Top 14 qu’en Coupe d’Europe seront terriblement énergivores… C’est donc peut-être une chance pour l’Usap.   

Grenoble, l’invité surprise

Deux points en cinq matchs et trois défaites consécutives à domicile. Grenoble a dévissé, troquant son costume de barragiste (6e au soir la 20e journée) pour le bleu de chauffe de l’équipe en lutte pour le maintien… Les Isérois se sont donc invités, bien malgré eux, à un combat à quatre pour échapper à la relégation. Mais Grenoble, avec la réception de Bayonne ce week-end, peut sauver sa peau dans ce qui représente une finale pour les deux clubs.

Un public derrière son équipe

Il n’a fallu que quelques minutes samedi soir face à Oyonnax pour se rendre compte que le public d’Aimé-Giral n’était pas prêt d’abandonner ses joueurs. "On a vraiment senti le public derrière nous, sans eux nous ne sommes pas grand-chose, admet Jean-Pierre Perez, troisième ligne de l’Usap. On espère retrouver la même ambiance samedi prochain à Barcelone".

Montjuic, une histoire à écrire

Les deux premiers rendez-vous se sont soldés par autant de succès. En 2011, déjà face à Toulon, 52 000 spectateurs avaient pris place dans le Stade Olympique pour assister à la victoire de l’Usap en quart de finale de Coupe d’Europe. En 2012, c’est Toulouse en championnat qui avait subi les foudres catalanes… Le président Rivière a souvent insisté, malgré le contexte sportif tendu, sur l’importance de garder le lien avec Barcelone. Aujourd’hui, 15 000 billets ont trouvé preneur et le club espère atteindre le seuil de 20 000 en fin de semaine.

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