Thomas Domingo - Clermont - 8 septembre 2013 - Icon Sport
 
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23e journée Top 14, Brive-Clermont: Thomas Domingo, réflexions emmêlées

Domingo, réflexions emmêlées

Par Fabien Pomiès
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Dernière mise à jour Le 27/03/2014 à 14:37 -
Par Fabien Pomiès - Le 27/03/2014 à 14:37
Le pilier de Clermont Thomas Domingo, sanctionné plusieurs fois avec le XV de France durant le Tournoi pour sa position en mêlée, est soudain saisi d'un doute: et si sa petite taille n'était plus un atout ?

A l'heure d'affronter Brive vendredi, pour la 23e journée de Top 14, le pilier du XV de France, Thomas Domingo (28 ans, 33 sél), se sent un peu dans l'oeil du cyclone. La faute à un Tournoi des six nations achevé non seulement par une défaite collective face à l'Irlande (22-20) mais aussi par un échec individuel: le Clermontois, menacé d'un carton jaune par l'arbitre australien Steve Walsh après avoir été pénalisé trois fois de suite, a été sorti dès la mi-temps et remplacé par son coéquipier en Auvergne, Vincent Debaty. "Je vais devoir faire évoluer mon attitude, mon positionnement en mêlée qui apparemment ne convient plus à tout le monde", déplore Domingo, déjà dans le collimateur d'Alain Rolland lors de la courte victoire en Ecosse (19-17). "Je crois que le problème, c'est ma taille (1,73 m) tout simplement, mais je ne sais pas comment trouver 10 centimètres de plus", s'amuse-t-il. "Plus sérieusement, ce qui m'a été reproché c'est d'être bas à l'impact et d'être responsable des mêlées qui s'écroulent car j'ai souvent en face de moi des vis-à-vis qui sont plus grands que moi".

Réputé pour sa technique et sa capacité à mettre en difficulté les plus costauds de ses adversaires, Domingo se voit soudainement reprocher ce qui faisait jusque-là sa force: son centre de gravité très bas. Du coup, c'est lui désormais qui est destabilisé. "C'est l'arbitrage, il faut faire avec, j'essaye de faire la part des choses et de ne pas bloquer la dessus", plaide-t-il. "C'est compliqué de changer mes appuis, mais depuis maintenant plus d'un an ce secteur est en perpétuelle évolution", souligne-t-il, en référence notamment aux nouveaux commandements mis en place cette saison ("flexion, liez-vous, jeu") qui limitent l'influence de l'impact. "Il y a des pénalités qui sont justifiées et d'autres qui ne le sont pas. Il y a un certain flou qui entoure certains secteurs de jeu et notamment la mêlée", convient l'entraîneur clermontois, Vern Cotter.

Retour aux sources

Même son de cloche du manager de Bordeaux-Bègles, Raphaël Ibanez. "Domingo n'a pas à être mis en cause sur ce qui s'est passé lors de ce match (France-Irlande), sincèrement", assure l'ancien talonneur du XV de France. "C'est juste une question de décision arbitrale, d'interprétation. Steve Walsh était assez clair, n'avait pas du tout l'intention d'enfermer la mêlée de ce France-Irlande dans une guerre de tranchées". Au soutien de son joueur, Cotter a d'ores et déjà annoncé qu'il ne comptait sûrement pas "le laisser au repos". "Il a envie de montrer autre chose que ces dernières semaines, c'est un compétiteur".

Pour se rassurer, rien de tel que de revenir aux sources avec un choc traditionnel contre Brive. Un match "toujours particulier" pour ce pur Corrézien, né à Tulle, formé à l'US Egletons puis au pôle Espoirs d'Ussel. "Je suis originaire de là-bas, mon frère (Fabien) a joué longtemps à Brive, et même si ce n'est plus le cas, ça reste un peu spécial", relève-t-il. Soutenu par son ami Morgan Parra, "persuadé qu'il va s'adapter et refaire de bons matches", Domingo lorgne maintenant une fin de saison réussie avec l'ASMCA, actuel leader du Top 14. Au bout, une potentielle revanche en Bleu, lors de la tournée en juin en Australie, où l'ont craint toujours l'épreuve de force en mêlée imposée par les Français.

Thomas Domingo - france irlande - 15 mars 2014
Thomas Domingo - france irlande - 15 mars 2014 - Icon Sport
 
 

commentaires


  • alex63ASM28/03/2014 15:11

    @philasm63 Si on accepte de modifier les règles du jeu ou l'arbitrage pour s'adapter aux joueur de l'hémisphère Sud uniquement, on peut dès maintenant fermer toutes nos écoles de rugby car de toute façon nos petits français ne pourront plus jouer à haut niveau. Nos bébés en Europe de mesurent pas 60cm et ne pèsent pas 6 kg à la naissance. Donc ce sport, s'il continu à ne vouloir que des gabarits venus des îles,,,,,,, ne se jouera plus que là bas car nous n'aurons plus aucun français évoluant au plus au niveau donc une équipe de France à un niveau très bas. Et là personne ne sera intéressé par ce sport.

  • talon149228/03/2014 14:44

    Jean Giraudoux a un jour écrit: “Une équipe de rugby est composée de: -huit joueurs forts et actifs, -deux légers et rusés, -quatre grands et rapides -et un dernier, modèle de flegme et de sang-froid. N’est-ce pas là la proportion idéale entre les hommes?”. On en est bien loin aujourd'hui. Cf la "foire aux bestiaux" de la dernière page du midol de ce lundi. C'est bien triste pour l'avenir de ce sport.

  • philasm6328/03/2014 10:09

    a l'époque ou les piliers était tous ou à peut prêt tous à moins de 1.80m,il n'y avait pas de problèmes de mêlées écroulées comme maintenant,grâce à leur centre de gravité très bas. les piliers actuels venus au départ du sud qui sont très grands ne sont pas fait pour les mélées pratiquées en europe et surtout en france! mais comme la plupart désormais sont des sudistes,difficile de continuer l'arbitrage comme avant.il faut que les petits piliers s'adaptent ou ils disparaîtront! c'est dommage car pour moi Thomas domingo est le prototype parfait du pilier!