Jauzion - Toulouse Bordeaux Bègles - 9 mars 2013 - Icon Sport
 
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Top 1 - Stade toulousain-Bordeaux-Bègles (33-32) - Toulouse, le couperet n'est pas passé loin

Toulouse, le couperet n'est pas passé loin

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 09/03/2013 à 18:20 -
Par Rugbyrama - Le 09/03/2013 à 18:20
Toulouse s'est fait une énorme frayeur à domicile devant une équipe de Bordeaux-Bègles très joueuse et qui peut même nourrir de gros regrets.
 

Personne, cette saison, n'avait réussi à inscrire plus de deux essais à Toulouse. L'Union Bordeaux-Bègles a fait voler cette statistique et la défense adverse en éclat ce samedi, en trouvant le chemin de l'en-but adverse à quatre reprises. Un exploit majuscule pour cette équipe dopée par la quête du maintien, et galvanisée par sa large victoire contre le concurrent direct agenais la semaine dernière (48-17). Mais qui n'a pas suffit aux hommes de Vincent Etcheto, contraints de se contenter du bonus défensif. Un petit point qui laissera sans doute un goût amer dans les bouches girondines, mais qui permet tout de même d'accroître l'avance sur la zone rouge.

Un petit point, c'est aussi l'écart au tableau d'affichage au coup de sifflet final. D'autant plus frustrant pour les Girondins qu'ils ont eu deux opportunités de faire la différence. Mais les tentatives de drop de Nicolas Sanchez, entré en jeu quelques instants plus tôt pour faire souffler un Camille Lopez toujours prépondérant, fuyaient les poteaux (62e, 78e). Toulouse pouvait respirer. Car jusque-là, les hommes de Guy Novès avaient soufflé le chaud et le froid. Le chaud, lorsque William Servat inscrivait l'essai qui lançait enfin le match de son équipe (10-10, 16e), lorsque Yves Donguy concluait victorieusement un contre de Lionel Beauxis sur Heini Adams (35e), ou encore lorsque Timoci Matanavou (38e) puis Gregory Lamboley (40e) finissaient successivement dans l'en-but adverse sans parvenir à aplatir. Le froid, par intermittence, et notamment d'entrée de jeu quand Beauxis commettait un en-avant dans son en-but. Offrant l'essai à Blair Connor (3e) et motivant encore davantage l'UBB qui n'en avait guère besoin.

L'UBB survoltée

Car dans le sillage d'une ligne de trois-quarts intenable, les Bordelo-Béglais n'allaient jamais cesser de proposer du jeu. Et allaient être récompensés. D'abord lorsqu'Adams concluait une combinaison parfaitement exécutée en touche (26e). Mais aussi lorsque Laurent Delboulbes profitait d'un exploit de Connor pour permettre à son équipe, en infériorité numérique, de recoller alors qu'on la croyait distancée (24-22, 50e). Et enfin lorsque le capitaine Matthew Clarkin terminait une action d'école comme à la parade (57e).

Derrière un pack courageux, l'UBB allait cependant pécher par son indiscipline. Son principal point faible, elle qui est l'équipe la plus pénalisée cette saison. Beauxis (8e, 30e, 45e, 48e, 55e, 68e) et Luke McAllister (60e) ne se faisaient pas prier pour punir les fautes girondines. Et justifier le pragmatisme des Toulousains qui, dans cette rencontre décidément compliquée, prenaient les points dès qu'ils en avaient l'occasion au lieu d'insister sur leurs temps forts. Stratégie payante. De justesse, mais payante grâce notamment aux avants, emmenés par un omniprésent Census Johnston, qui ne ménageaient pas leur peine dans le combat.

Si le Stade est passé près de la correctionnelle, il empoche les quatre points. De quoi aborder avec un peu plus de confort cette dernière ligne droite des plus compliquées, qui va le voir affronter presque tous les autres prétendants aux barrages. Avec pour objectif de se placer au mieux. Mais pour cela, les Rouge et Noir pourront compter sur leurs internationaux.