William Servat - 09.08.2012 - Toulouse / Racing Metro 92 - Icon Sport
 
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Servat: "La mêlée est en danger en France"

Servat: "La mêlée est en danger en France"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 23/08/2012 à 12:19 -
Par Rugbyrama - Le 23/08/2012 à 12:19
Pour son premier point presse en tant qu'entraîneur de Toulouse, William Servat a souligné les quelques lacunes entrevues contre le CO, tout en félicitant M. Poite quant à ses prises de position dans l'arbitrage de la mêlée. En espérant que celui des prochaines journées s'inscrive dans cette lignée.

Quel regard portez-vous sur la performance des avants toulousains contre Castres ?

William SERVAT : Nous avons été plutôt sérieux en mêlée, sans être toutefois au plus haut de notre niveau de performance. Il y a encore des petits réglages à peaufiner. Quant à la touche, ce secteur n'a pas été très performant, et il faudra l'être davantage devant cette belle équipe de Mont-de-Marsan, qui a du cœur et produit beaucoup de jeu. Les Montois ont mis Biarritz en difficulté sur les fondamentaux, c'est un match à ne pas galvauder.

Allez-vous regarder ce match depuis le banc de touche... ou encore dans les tribunes ?

W.S. : (sourire) On verra... Je pense quand même que je le regarderai d'en haut. Chaque chose en son temps.

Comment se passe la transition entre votre rôle de joueur et celui d'entraîneur ?

W.S. : C'est bizarre. Le plus dur, en fait, est de ne pas entrer sur le terrain avec les joueurs lorsqu'ils sortent du vestiaire (sourire)...

Pour votre première officielle d'entraîneur, vous n'avez en tout cas pas été gâté, avec un match très difficile et gagné sur le fil...

W.S. :Nous n'avons surtout pas été gâtés par la qualité de l'adversaire. Nous aurions très bien pu perdre face à cette très belle équipe du CO. Du coup, à la fin de ce premier match à domicile, mon sentiment a été celui d'un grand soulagement. Mais après cela, il a fallu se repencher sur le travail, et il y en avait en matière de conquête.

Quand avez-vous commencé à travailler ?

W.S. : Après le coup de sifflet final, j'ai regardé un peu le match avant de commencer le debriefing, comme cela doit être le cas après chaque partie. Et ce week-end, j'ai vu pas mal d'images... C'est un gros changement par rapport à la saison dernière, c'est sûr.

En quoi la mêlée toulousaine doit-elle s'améliorer par rapport à ce dernier match ?

W.S. : On peut toujours s'améliorer sur beaucoup de détails, en termes d'attitudes, de positions. Je tiens toutefois à féliciter l'arbitre de la rencontre car il a été très cohérent sur cette phase de jeu. Il a su prendre ses responsabilités, dans la continuité de la réunion que nous avons eue en début de saison avec les arbitres du Top 14. La phase de la mêlée est en danger en France. Mais si les arbitres continuent à avoir cette volonté d'arbitrer et non pas de se contenter de la gérer, je suis sûr qu'elle en ressortira grandie. En début de saison, Didier Méné s'est engagé à ce que ses hommes arbitrent cette phase de jeu, et j'espère que cela va durer.

Le nouveau commandement, "jeu" qui tient en une syllabe, est-il moins facile à anticiper que celui de la saison dernière ?

W.S. : A la limite, pour moi, ça ne change pas grand chose. Que l'on dise "entrez" ou "jeu", c'est du pareil au même. Ce qui compte à mes yeux, c'est la volonté des arbitres de ne pas se laisser manger l'entrée par l'une ou l'autre des équipes. En athlétisme, si Usain Bolt effectue un faux départ, il est éliminé de la course. En mêlée, ce doit être la même chose.

Vous disiez que les Montois vont ont fait bonne impression dans ce secteur précis contre Biarritz...

W.S. : Ils nous ont fait plus que bonne impression. On connaît les qualités qu'il faut pour exister en Pro D2. C'est une équipe qui a du métier, et qui en fera souffrir plus d'un en mêlée cette saison.

A l'issue du match contre Castres, le vestiaire a reçu la visite de Yannick Bru. Comme une passation de témoin ?

W.S. : Yannick Bru est passé dans le vestiaire en tant qu'entraîneur de l'équipe de France. Nous avons toujours entretenu de très bonnes relations. Nous avons joué ensemble, il m'a entraîné. Cela fait quelques années que l'on se connaît, et je n'aurai pas de problème pour lui demander des conseils. Il est entré dans son rôle, j'ai pris ma nouvelle fonction. Mais je sais que je peux l'appeler.

Portez-vous une attention particulière quant à la concurrence à votre ancien poste de talonneur ?

W.S. : C'est comme dans tous les clubs. Il s'agit de créer une émulation, et que les joueurs réalisent des matchs de qualité. J'ai l'impression de connaître un peu le poste, donc effectivement, je suis très attentif au sujet de certains détails. D'autant que je pense que le talonneur a un rôle essentiel à tenir.