Top 14

Harinordoquy: "Je ne suis pas nostalgique"

Il y a un an, les Bleus débutaient leur coupe du Monde face au Japon. Imanol Harinordoquy, le troisième ligne de Biarritz, revient sur l'aventure des Bleus en Nouvelle-Zélande, avant d'évoquer la situation des Biarrots, deuxièmes du Top 14 et encore invaincus...

 
Je ne suis pas nostalgique - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Quelle était la nature exacte de votre blessure ?

Imanol HARINORDOQUY: L'an passé, j'ai joué de décembre à mai avec un genou blessé. Je me suis donc fait opérer fin juin. Les chirurgiens ont également réalisé le nettoyage du genou. Une petite révision, quoi...

La révision des 30 000 ?

I.H.: Je vous laisse libre du kilométrage.

La reprise est-elle fixée ?

I.H.: J'ai repris la course la semaine dernière. Je ne veux pas précipiter mon retour. Je souhaite être à 100% le jour où je reporterai le maillot du BO.

Il y a un an, la coupe du Monde en Nouvelle-Zélande débutait. Êtes-vous nostalgique de cette période de votre vie ?

I.H.: Non. Je ne suis pas nostalgique. Pour être sincère, je n'ai d'ailleurs toujours pas regardé la finale. Pourtant, un an plus tard, les gens m'en parlent encore. Cette finale a marqué les esprits.

Tout était-il fait pour que la Nouvelle-Zélande soit championne du monde ?

I.H.: Je n'ai pas envie de dire ça. Il fallait simplement être beaucoup plus fort qu'eux, ce soir là. Les All Blacks n'ont rien volé.

Gagner là-bas aurait-il été le plus bel exploit de l'histoire du sport français ?

I.H.: Sans doute...

Vous voyez-vous participer au Mondial anglais, en 2015 ?

I.H.: Certains joueurs (Mario Ledesma, Simon Shaw) ont disputé une coupe du Monde à 38 ans. Pourquoi pas moi ?

Il y a quelques semaines, Graham Henry déclarait que le quart de finale 2007, à Cardiff, avait été truqué. Qu'en pensez-vous ?

I.H.: Je n'ai pas trop compris pourquoi il disait ça. Ses propos sont arrivés comme un cheveu sur la soupe.

Si le Biarritz olympique était descendu l'an passé, qu'auriez-vous fait ?

I.H.: J'étais inquiet. Mais je n'ai jamais voulu me poser cette question. Je considérais chaque match avec beaucoup d'impatience, en priant pour que les gros nuages s'éloignent. Tout ça me semble appartenir à une autre époque, aujourd'hui...

Depuis quand Biarritz n'a-t-il plus été leader du Top 14 ?

I.H.: 2006. En trois matchs, nous avons marqué plus de points qu'en dix journées l'année dernière... Je suis très heureux de cette spirale positive.

On annonce Jean-Pascal Barraque en équipe de France. Y croyez-vous ?

I.H.: Il a besoin de s'aguerrir mais possède un talent incontestable. A court terme, il aura un avenir en bleu.

Recrutement mesuré, intégration des jeunes. A Biarritz, le temps des galactiques est-elle révolue ?

I.H.: A l'époque, le terme était à la mode. C'est tout. Au vu de ce qui se fait aujourd'hui dans d'autres clubs, il serait même très largement galvaudé. […] Ces dernières saisons, le recrutement au BO, c'était un peu tout et n'importe quoi. Il n'était pas ciblé. Nous avons donc rectifié le tir et les résultats s'en font ressentir.

Ailleurs, la course à l'armement continue. Toulouse, Clermont et Toulon ne vont-ils pas, à terme, phagocyter le Top 14 ?

I.H.: On verra où tout ceci aboutira... Moi, je suis content quand un jeune du centre de formation joue avec nous. C'est une forme de passage de flambeau. Le club puise une partie de son identité là-dedans.

Depuis la retraite de Sylvain Marconnet, est-ce plus calme, sur le terrain ?

I.H.: Ca branche moins sur les mêlées, parait-il.

Quelle est la chose la plus dingue que vous l'ayez entendu dire ?

I.H.: C'est top secret. Les choses les plus dingues que j'ai entendu sur un terrain sont toutes sorties de sa bouche, c'est certain. Parfois, je me disais même: "c'est pas possible. Il n'a pas pu dire ça..."

Serez-vous opérationnel pour le derby basque, le 28 septembre prochain à Anoeta ?

I.H.: Je ne sais pas. Je ne fais pas une fixette dessus.

Avez-vous reparlé de l'incident avec Lucien, votre père ?

I.H.: Non. Il a été le premier pénalisé puisqu'il a été interdit de stade, alors qu'il adore suivre son fiston. C'est quelque chose qu'il n'a toujours pas digéré, même si personnellement, je pense que cette histoire fait désormais partie des anecdotes du derby basque. La preuve, il fait même des photos avec les supporters, après les matchs.

Revient-il à Aguilera ?

I.H.: Oui. Sa suspension a été levée !

La médiocre qualité des matchs, dans le Top 14 actuel, vous inquiète-t-elle ?

I.H.: Non. Il y aura toujours des beaux matchs, et d'autres moins. La défense est plus facile à maitriser, en club. C'est ce que l'on travaille le plus. Ca nous rassure. Le ballon de rugby est une petite chose capricieuse. Il est plus facile de jouer sans, qu'avec.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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