Didier Faugeron - 04.01.2013 - Biarritz / Agen - Icon Sport
 
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Top14, Aviron bayonnais-Biarritz olympique - Didier Faugeron: "Dans ma bulle"

Faugeron: "Dans ma bulle"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/02/2013 à 10:03 -
Par Rugbyrama - Le 28/02/2013 à 10:03
Vendredi soir, l'entraîneur du Biarritz olympique, Didier Faugeron, vivra le deuxième derby de sa carrière contre Bayonne. Cette fois-ci dans le camp opposé...
 

La dernière défaite face au Racing est-elle difficile à digérer ?

Didier FAUGERON : Non. Nous sommes déjà dans la préparation du derby.

Vous affronterez Bayonne vendredi soir à Jean-Dauger. L'ambiance est-elle différente des autres semaines ?

D.F. : Oui, forcément. J'ai préféré me retirer dans ma bulle. Je me coupe de tout avant un tel match. Je suis à Biarritz depuis peu de temps et souhaite avant tout me concentrer sur ma mission : accrocher la qualification. C'est ma façon de fonctionner. Je faisais la même chose à Bayonne, l'an passé.

L'an passé, vous avez gagné le seul derby auquel vous ayez participé (24 à 19). A quoi vous attendez-vous, cette fois-ci ?

D.F. : Je souhaite juste la même issue. Mais pour l'autre camp, cette fois-ci !

Le derby basque est-il plus intense que le derby du centre entre Brive et Clermont ?

D.F. : On pourrait le croire, eu égard aux huit kilomètres séparant seulement Bayonne de Biarritz. Mais le derby ASM-CAB est tout aussi intense et tendu. Pour l'avoir vécu pendant quatorze ans, je peux vous l'assurer.

Quel est votre avis sur l'équipe de Bayonne ?

D.F. : L'Aviron est très régulier. Le dernier match à Toulouse n'est à mon sens pas représentatif. Les Bayonais étaient déjà dans la préparation du derby. Plus généralement, j'ai l'impression que Lovobalavu leur a amené une vitesse supplémentaire en attaque. Joe Rokocoko, après avoir pris ses marques au centre l'an passé, confirme qu'il peut être un super trois-quarts centre. Quant à la conquête, elle est quasi parfaite.

Vous connaissez les Bayonnais par cœur. Serez-vous leur pire ennemi, vendredi soir ?

D.F. : Il faut relativiser... Je ne serai pas sur le terrain. Je n'ai pas la prétention d'avoir autant d'importance.

Avez-vous gardé des liens avec certains de vos anciens joueurs à Bayonne ?

D.F. : Oui, mais je ne vous dirai pas qui. Cela les mettrait dans l'embarras (rires). Quand on vit une aventure courte et intense comme celle que j'ai vécue à Bayonne l'an passé, de liens très forts se tissent entre les hommes. C'est naturel.

Comment expliquez-vous que Mike Phillips, si performant avec le pays de Galles, soit moins flamboyant lorsqu'il porte le maillot bayonnais ?

D.F. : Il n'est pas plus en dedans lorsqu'il joue à Bayonne. Simplement, le jeu du pays de Galles lui sied à merveille. Les Gallois s'épanouissent dans un jeu direct. Leurs porteurs de ballons (Roberts, Davies, Faletau) sont identifiés et ont pour mission de faire avancer l'équipe. En équipe nationale, Mike évolue aussi dans ce rôle-là, puisqu'il remplace n'importe quel avant lorsque l'équipe doit avancer. En défense, son placement est également différent de celui d'un demi de mêlée classique, puisqu'il plaque toujours en premier rideau, où sa densité physique lui permet de faire de gros dégâts.