Durand - Toulon - 3 aout 2012 - Icon Sport
 
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Toulon: Durand n'a "pas le temps d'être en colère"

Toulon: Durand n'a "pas le temps d'être en colère"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 21/08/2012 à 17:43 -
Par Rugbyrama - Le 21/08/2012 à 17:43
Avant le match de samedi entre le Racing-Metro et Toulon, Nicolas Durand, passé dans les rangs du club varois cet été, se confie sur sa relation tendue avec Pierre Berbizier. Mais assure n'en garder aucune amertume.

Si le match entre le Racing-Metro et le Rugby club toulonnais n'a lieu que samedi sur le terrain, il fait déjà parler de lui. En effet, Nicolas Durand, passé du club francilien à Toulon cet été, est revenu sur sa fin de saison en eau de boudin avec le club des Hauts-de-Seine l'an dernier. Pour lui il n'y a qu'un seul responsable: Pierre Berbizier. "Durant l'hiver, une partie du groupe est montée au créneau (pour demander la mise à pied de Pierre Berbizier, NDLR) car on n'était pas du tout d'accord avec le discours du coach. Il a décidé de faire la chasse aux sorcières et de sortir quelques mecs. J'en ai fait partie à juste titre ou pas, je n'en sais rien... Je n'ai pas eu d'explication de sa part. Simplement, ça se passait très bien avec le président et l'ensemble des joueurs mais pas avec lui", déclare le demi de mêlée. Un épisode qui avait causé bien des remous au sein du Racing. Sébastien Chabal avait résilié son contrat, alors que Simon Mannix avait lui été remercié, au profit de Gonzalo Quesada. Nicolas Durand n'avait, lui, pris part qu'à douze rencontres de championnat seulement, contre vingt-et-une l'année précédente, perdant sa place au profit de Sébastien Descons notamment

Durand: " J'ai encore envie de gagner des titres"

Pour autant, l'ancien Perpignanais ne garde aucune amertume ni aucune colère en lui. "Je n'ai pas le temps d'être en colère ou amer, cela ne me ressemble pas. Je ne vis pas avec le passé. Je m'en sers. J'ai vécu des choses pas très agréables, mais ça me servira dans mon parcours d'homme et de joueur". Surtout que le demi de mêlée vit depuis cet été une nouvelle aventure au sein du club toulonnais, où il se sent particulièrement à l'aise. "C'est une région et un état d'esprit qui me correspondent. Il y a la même ferveur que j'ai pu connaître à Perpignan, une énergie positive et un engouement qui permettent de se sublimer. Il y a aussi et surtout un projet très ambitieux". Un projet, porté par des joueurs de qualité, qui pourrait permettre au RCT de soulever le bouclier de Brennus en juin. Et c'est aussi ça que l'international (2 sélections) est venu chercher. "Vu l'effectif de cette année et les structures du club, on sent que Toulon a envie de s'installer dans l'élite pour des années. Et puis, personnellement, il ne me reste pas dix ans à jouer et j'ai encore envie de gagner des titres. Il n'y a que ça qui m'anime". Gagner aux dépens du Racing aurait encore plus de saveur.