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Cédric Heymans (Aviron bayonnais): "Guy Novès m’a fait devenir homme"

Capitaine d’un jour de l’Aviron bayonnais, pour son retour à Toulouse, Cédric Heymans est revenu après la rencontre sur sa probable fin de carrière, ses relations avec Guy Novès ou encore le derby basque à venir.

 
Heymans: "Novès m’a fait devenir homme" - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Ce match a forcément dû être un moment particulier pour vous. Comment l’avez-vous ressenti?

Cédric HEYMANS: Très bien. Les joueurs m’ont aidé toute la semaine. J’avais à cœur de faire un match correct et je crois qu’ils ont tous senti que c’était un moment important pour moi, que c’était ma dernière à Ernest-Wallon. Avant le match, pendant et même après. Ça a été une joie et un honneur de représenter l’Aviron à Ernest-Wallon.

Vous avez aussi annoncé pendant la semaine que vous aviez décidé d’arrêter votre carrière à la fin de cette saison...

C.H.: (il coupe) J’ai dit que j’arrêterais probablement. Ce n’est pas pareil. On ne sait jamais ! (rires). Mais honnêtement, j’arrête à 90%. A part si un beau challenge se présente.

Pourquoi prendre cette décision maintenant?

C.H.: J‘ai envie de passer de l’autre côté. J’ai plein de projets. Dernièrement mes filles m’ont aussi demandé de stopper et ça, c’est important pour moi. Tout le monde fait des sacrifices pour que je sois heureux et performant au niveau du rugby. Il est aussi temps pour moi de rendre la pareille à mon épouse, qui m’a supporté au quotidien pendant des années... Et je peux être très pénible ! (rires)

Voulez-vous ensuite revenir travailler sur Toulouse?

C.H.: Ça, je ne sais pas encore. Vivre à Toulouse, en tout cas, oui.

Avez-vous pris le temps de croiser Guy Novès, pour sa mille-et-unième à Toulouse?

C.H.: Oui, on s’est croisé. C’était un moment vachement sympa, mais qui restera entre nous. Plus globalement, je suis content pour lui qu’il puisse fêter ce match.

Est-ce un entraîneur vraiment à part?

C.H.: Complètement à part. Il y a Guy Novès et les autres. C’est une certitude. Je souhaite à beaucoup de clubs de pouvoir trouver un homme comme lui. Je suis admiratif. 1001 matchs sous les mêmes couleurs, aux portes de l’équipe de France il n’y a pas si longtemps... On ne peut que le respecter ! Il a amené le Stade toulousain en haut et continuera à le faire. Bien sûr, il y a des gens qui travaillent en sous-marin mais si le Stade est là, c’est qu’il arrive à orchestrer tout ça. Il fait comprendre aux joueurs qu’il y a une histoire ici, qu’il faut du respect pour les bénévoles et tous ceux qui y travaillent. C’est le vrai garant. Moi, il m’a fait devenir homme, il m’a fait grandir ici. Il a aussi compris quand j’ai décidé de partir. Pour tout dire, quand j’avais choisi Bayonne comme destination, il était à fond derrière moi, m’a dit que je faisais le bon choix. J’avais même pris la décision de partir en accord avec lui.

Le week-end prochain se profile le derby basque. Vous y pensez déjà?

C.H.: Jusque-là, on était vraiment focalisés sur le Stade toulousain. Maintenant, on va prendre le temps de récupérer. On a la chance de ne pas regretter de blessés après cette rencontre. Maintenant on commence à se tourner sur Biarritz, qui est un peu dans la même situation que nous. Ce sera un derby enflammé, avec tout l’engouement que l’on sait. Dans une carrière de rugbyman, c’est quelque chose à vivre parce que c’est magnifique.

Il y a un beau challenge à relever, d’autant que l’Aviron n’a jamais gagné deux derbys dans une même saison...

C.H.: C’est vrai que quand on porte le maillot d’un club, on est là pour en écrire quelques pages de l’Histoire. Mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. Le plus important, c’est de rester sur la dynamique des derniers mois.

Vous êtes passé tout près d’inscrire à Toulouse votre premier essai avec l’Aviron bayonnais, mais refusé par l’arbitre pour un en-avant de passe. Que lui avez-vous dit en vous replaçant?

C.H.: Qu’il n’était pas sympa... (rires) En tout cas, je ne lui ai pas manqué de respect, je ne l’ai pas insulté ! (rires) Non, en vérité, il y a effectivement en-avant. Je lui ai simplement dit: "C’est mon dernier match. Soyez sport !". Ou quelque chose comme ça. Globalement, M. Attalah a fait un bon match. On l’a aussi aidé avec Jean (Bouilhou, N.D.L.R.) en lui faisant quelques blagues. Ça l’a détendu.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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