Chris Masoe - 30 septembre 2012 - Castres - Icon Sport
 
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Le XV de la saison: les avants

Le XV de la saison: les avants

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 29/06/2012 à 18:09 -
Par Rugbyrama - Le 29/06/2012 à 18:09
Alors que la préparation pour la saison 2012-2013 est sur le point d’avoir repris dans tous les clubs professionnels, Rugbyrama vous livre son XV type de la saison dernière, basé sur le classement des étoiles Midi Olympique. Ce vendredi, les avants sont passés au crible.
 

7 – Steffon Armitage (Toulon)

Quelle première! Débarqué à Toulon au milieu d’une nuée de stars, Steffon Armitage n’était pas précédé de la même réputation que ses co-équipiers. "En Angleterre, j’avais perdu la joie de jouer", explique l’ancien des London Irish. A Toulon, la joie est revenu. Et le troisième ligne a enfin donné la pleine mesure d’un potentiel exceptionnel. Infatigable. Capable de plaquer d’un côté du terrain, de se remettre sur ses appuis pour gratter le ballon et, sur la même action, de marquer un essai en débordement de l’autre côté du terrain ; Steffon Armitage possède toutes les armes du troisième ligne moderne. Complet. Rapide et puissant. Coureur, plaqueur et gratteur. Adroit et besogneux. D’ailleurs, que ne sait-il pas faire? On se pose bien la question. De quoi finir la saison avec 36 étoiles largement méritées, le plaçant au sommet de la pyramide, tous postes confondus. Alexandre Bias (28 étoiles) et Yannick Caballero (25 étoiles), pourtant tous deux auteurs d’une superbe saison, ne peuvent que s’incliner.

8 – Chris Masoe (Castres)

C’est un grand classique. Chris Masoe dans l’équipe de la saison, une routine. Une logique. Pourtant, au cœur de l’hiver, le troisième ligne All Black a pris froid. Oublié sa légendaire activité, mis de côté le temps de négociations contractuelles qui l’enverront, finalement, du côté de Toulon la saison prochaine. Masoe fini ? Le joueur n’a pas tardé à répondre. Pour finir en météore. Sur la pelouse de Toulon, son futur club, le Néo-Zélandais fut l’auteur d’une prestation majuscule, emportant tout sur son passage. Pour ne plus baisser de pied jusqu’à la demi-finale du championnat, certes perdue face à Toulouse, mais qu’il éclaboussa de toute sa classe. De quoi, s’il en était besoin, justifier son statut plus que jamais légitime de meilleur numéro 8 de l’Hexagone, avec 35 étoiles. Derrière, en d’autres temps, Alex Tulou (28 étoiles) et Matthew Clarkin (27 étoiles) auraient pu briguer la première place. Pas tant que Masoe sera à ce niveau.

6 – Gherard Vosloo (Clermont)

Longtemps en vue du côté de Brive, Gherard Vosloo n’eut aucun mal à confirmer, dans un club du haut de tableau, toute sa qualité. Plaqueur-gratteur insatiable, il fut longtemps le fer de lance du pack clermontois. Pour lui manquer cruellement, finalement, lors des phases finales de H Cup et de Top 14. Orphelin de son puncheur, Clermont n’est jamais parvenu à passer le cap des demi-finales. De quoi relever l’importance de Vosloo dans le système des Auvergnats. Le sud-africain finit la saison avec 30 étoiles amplement méritées, devant Wenceslas Lauret et David Lyons (20 étoiles chacun).

5 – Tchale-Watchou (Perpignan)

Infatigable travailleur que Robins Tchale-Watchou. Certainement pas le plus flamboyant, mais quelle régularité dans la performance. Lui qui a tout vécu, les saisons blanches comme le passage par le Pro D2, connaît les vertus de la valeur travail. Et les met, chaque week-end, au service de Sang et Or bienheureux. Gratifié de 21 étoiles par Midi Olympique pour son abattage hebdomadaire dans les rucks, le deuxième ligne entre en toute discrétion dans cette équipe type de l’année. Pas grand monde, pourtant, pourra y voir une injustice. Il devance de justesse, au classement, un autre combattant affamé: le Briviste Arnaud Mela (20 étoiles). L’Agenais Lisiate Fa’aoso (19 étoiles), hyperactif toute la saison, monte lui-aussi sur le podium. Mérité.

4 – Abdellatif Boutaty (Bayonne)

L’Aviron bayonnais lui doit tellement. Parce qu’Abdellatif Boutaty est un de ces joueurs de devoir, que rien ou presque ne ferait plier. Parce qu’au plus fort des nombreuses tempêtes qui ont secoué, tout au long de la saison, le navire bayonnais, Boutaty ne s’est jamais préoccupé de rien d’autre que d’assurer à son club un avenir en Top 14. A le voir danser, devant les tribunes de Jean Dauger en fusion le jour du maintien assuré (ou presque) contre Agen, on ne peut que s’incliner. Une fois encore, le deuxième ligne marocain fut de tous les combats, de toutes les batailles, sans jamais baisser de pied. Tellement précieux. De quoi justifier 24 étoiles au compteur mais surtout sa place parmi l’équipe de la saison. Il y devance le Racingman Jone Qovu (20 étoiles) et le Parisien Pascal Papé (18 étoiles).

3 – Carl Hayman (Toulon)

On a retrouvé Carl Hayman. Le vrai. Celui qui, de 2001 à 2007, concassait dans l’allégresse les piliers gauches du globe, au cœur d’un pack All Black rarement aussi conquérant que lorsqu’il en fut la poutre. D’abord décrié à Toulon, le piler néo-zélandais a retrouvé, cette saison, sa stature internationale. Impressionnant en mêlée fermée, actif dans le jeu courant et maître des rucks en compagnie de Bakkies Botha... Hayman règne à nouveau sur le petit monde des premières lignes. Au point de se rendre indispensable au RCT. Très durement suspendu pour un "plaquage cathédral" en finale du Challenge européen, Hayman n’a pas pu prendre part aux matchs de phase finale de championnat du RCT. Rédhibitoire. Démolis en mêlée fermée, les Toulonnais laissaient le Stade toulousain s’emparer de leur rêve de sacre. La sensation d’une "Hayman dépendance" n’en était alors que renforcée. Un statut qui lui confère 19 étoiles au classement Midi Olympique, devant le Montpellierain Giorge Jgenti et le Parisien David Attoub (16 étoiles chacun).

2 – Ole Avei (Bordeaux)

Encore une incarnation du fond de jeu bordelais cette saison. Dans un système basé sur le mouvement et l’éloignement du ballon des points de pression, Ole Avei s’est régalé. Lui-même et, du même coup, l’ensemble des observateurs du Top 14. Renversant à l’impact et particulièrement énergique malgré une masse physique impressionnante (1m81 pour 118kg), le Samoan s’est offert le luxe d’inscrire trois essais en 18 matchs. Rare pour un joueur de première ligne. Avei récolte au final 21 étoiles, que les supporters bordelais peuvent espérer voir aussi nombreuses les saisons prochaines: le joueur s’est en effet ré-engagé pour quatre saisons avec l’UBB. David Roumieu (18 étoiles) et Benjamin Kayser (13 étoiles) complètent le podium.

1 – Vasil Kakovin (Brive)

Et si la plus belle prise du recrutement toulousain, en vue de la saison prochaine, était Vasil Kakovin? De par sa polyvalence, d’abord. Même s’il préfère le côté gauche de la mêlée, le Géorgien est capable d’évoluer également à droite de l’édifice. De par son âge, ensuite. À 22 ans, âge particulièrement précoce pour un première ligne, Kakovin dispose déjà d’une solide expérience: en Top 14 (32 matchs) mais aussi sur la scène internationale (16 sélections). Et une réputation destructrice qui le précède. Si il y eut une satisfaction dans la saison de Brive, c’est bien la mêlée fermée. Au front, le pilier Géorgien ne peut pas y être étranger. Des prestations qui lui ramènent 16 étoiles, en tête du classement des piliers gauches. Derrière lui pour compléter le podium, deux joueurs plus expérimentés: Xavier Fiard (Lyon, 14 étoiles) et Jean-Baptiste Poux (14 étoiles).