Mêlée Toulouse toulon - 9 juin 2012 - AFP
 
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Toulouse: Un paquet cadeau

Toulouse: Un paquet cadeau

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 10/06/2012 à 14:12 -
Par Rugbyrama - Le 10/06/2012 à 14:12
Dans des conditions climatiques délicates en raison de la pluie, les Toulousains ont su se montrer plus pragmatiques et efficaces sur les bases pour s'offrir un 19e Brennus. En ce sens, la performance de la mêlée des hommes de Guy Novès, et surtout celle de Gurthro Steenkamp, a été déterminante.

Pas besoin d'aller chercher très loin les raisons du succès toulousain. La première tient en un mot : mêlée. Pour sa dernière à la tête des avants du Stade, Yannick Bru peut être fier de la performance de son pack. Sept pénalités récoltées au total sur cette phase de jeu. Et surtout douze points inscrits après des fautes adverses dans ce domaine sur les dix-huit au final. C'est ce que l'on appelle une véritable moisson. Et les champions de France ont pu s'appuyer sur une prestation majuscule du duo William Servat-Gurthro Steenkamp. Le premier, pour son ultime sortie de joueur avant de prendre en charge les avants de son club, a prouvé qu'il était certainement l'un des talonneurs les plus précieux du monde en mêlée fermée. Et que dire du match du Sud-Africain...

Le carton jaune de Kubriashvili

Steenkamp a tout simplement été étincelant. Dans le jeu et dans l'épreuve de force. Tellement dominateur face à Kubriashvili qu'il a conduit au carton jaune de ce dernier à la 64e minute. Et à l'entrée du jeune Chilachava qui a lui aussi sombré contre le Springbok. Voilà pourquoi les Toulonnais pourront longtemps regretter l'absence de Carl Hayman, le titulaire du poste. Le Néo-Zélandais, considéré comme l'un des meilleurs piliers droits de la planète, était suspendu en raison d'un plaquage dangereux en finale du Challenge européen et n'a pas été amnistié par la commission mixte LNR-FFR ce vendredi, malgré les deux vices de procédure révélés par Midi Olympique. Sa présence aurait permis au RCT d'offrir une concurrence plus efficace à Steenkamp et d'opérer un turnover plus cohérent.

La pluie s'est invitée

Car si l'issue de la rencontre a basculé sur le rapport de rapport en mêlée fermée, c'est aussi dû aux conditions climatiques qui ont modifié les plans imaginées par les staffs. La pluie s'est sans cesse abattue sur Saint-Denis et cela a forcément fragilisé les prises d'initiative. Quand chacune des deux équipes ont essayé d'écarter le jeu, elles ont commis des en-avant et maladresses en cascade en raison d'un ballon rendu glissant. Voilà pourquoi il fallait évidemment altérer les ambitions et revenir à une stratégie plus pragmatique. En ce sens, la puissance toulousaine et la réussite des hommes de Guy Novès ont fait la différence. Malgré un manque global de maîtrise et surtout un jeu au pied d'occupation déficient, ils ont réalisé un 100% dans les tirs au but (deux drops ratés tout de même). En face, les deux coups de pied manqués par Wilkinson et Lapeyre coûtent cher...