Montès - Paris Toulouse - 31 mars 2012 - Icon Sport
 
Top 14

Le Tour de Midi Olympique

Le Tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 02/04/2012 à 19:19 -
Par Rugbyrama - Le 02/04/2012 à 19:19
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la dernière journée de Top 14. Là, ils reviennent sur les performances de Montès et Imhoff, le vice de Tian et le retour en forme de Claassen.
 

Perpignan-Bayonne: 47-9.- Bruno FABIOUX

C'est fait ! Les Catalans ont mis un pied hors de la zone rouge. Le rendez-vous qu'ils avaient samedi après-midi avec les Basques de l'Aviron bayonnais a largement tourné à leur avantage. 47 à 9, cinq essais à zéro, c'est tout un peuple qui a été libéré d'un cauchemar éveillé: celui de la relégation en Pro D2. Événement qui eut constitué une première dans l'histoire de l'Usap, pensionnaire de toujours de l'élite du rugby français. Même si, mathématiquement, rien n'est acquis. Mais les six points de plus qu'ils possèdent sur, justement, les Bayonnais, sont une sacrée épine en moins dans les crampons des Perpignanais. Ne reste plus maintenant aux coéquipiers de Nicolas Mas qu'à "s'offrir" la couronne des Toulousains lors de la prochaine journée. Le rendez-vous est donné le vendredi...13 avril. Mais, à Aimé-Giral, il y a belle-lurette qu'on n'est plus superstitieux. Et qu'on aime relever les défis les plus insensés. D'autant qu'une défaite face aux champions de France n'aurait encore rien d'alarmant. Les Bayonnais, eux, ont rendez-vous le lendemain au stade Jean-Dauger, avec les Biarrots, leurs "frères ennemis" de la Côte basque. S'ils venaient à perdre, la descente serait quasi inéluctable.

Stade français-Toulouse: 18-22.- Grégory LETORT

La mêlée, toujours phase suprême du rugby ? Toulouse, samedi au Stade de France a prouvé que ce secteur dessinait toujours des victoires. Les hommes de Yannick Bru ont en effet marqué treize points contre le Stade français après mêlée dont l'essai de Florian Fritz. Une performance face à une première ligne conduite par Szarzewski et Roncero, laquelle fut sanctionnée à cinq reprises... En zone mixte, les Parisiens n'avaient pas encore digéré, évoquant un traitement sévère reservé à leur gaucher argentin Rodrigo Roncero. N'empêche, si Roncero se trimballe une terrible réputation, la première ligne toulousaine mérite un hommage. Il n'est plus besoin de présenter Jean-Baptiste Poux (32 ans, 42 sélections et trois Coupe du monde au compteur). En revanche, les projecteurs peuvent être légitimement braqués sur la nouvelle promesse au poste de talonneur Christopher-Eric Tolofua et sur Yoann Montès, droitier discret qui donne cette saison sa pleine mesure. Montès avait une mission: il s'en acquitté parfaitement. Derrière Cencus Johnston, il est un droitier de haut-niveau en réserve à Toulouse. Et si le nom de Tolofua est murmuré pour la tournée des Bleus en Argentine, Montès, à ce rythme-là, ne devra pas être négligé. Sous les paillettes du SDF, des hommes de l'ombre. Il ne faut jamais les oublier.

Montpellier-Agen: 44-18.- Nicolas AUGOT

Agen a résisté pendant une heure aux vagues montpelliéraines. Pourtant, ce match aurait pu définitivement basculé dès la 27e minute grâce à un essai du capitaine héraultais Fulgence Ouedraogo. Un essai finalement refusé, ce qui déclencha la colère du stade Yves-du-Manoir pas vraiment d'accord avec l'arbitre-vidéo lorsque le ralenti de l'action fut diffusé sur l'écran géant. En effet, la poussette sanctionnée de Julien Tomas sur Silvère Tian, qui tentait de récupérer le ballon dans son en-but après un dégagement contré de Pelesasa, n'avait rien de flagrante. L'arrière agenais a certainement amplifié la faute en exagérant sa chute. Un peu de vice qui a maintenu le SUALG dans le match mais finalement sans conséquences pour un MHR irrésistible en fin de rencontre, inscrivant quatre essais en vingt minutes, pour s'emparer du bonus offensif.

Racing-Castres: 27-16.- Léo HUISMAN 

Match après match, sa progression saute aux yeux. Juan José Imhoff, l’ailier du Racing Metro a encore été étincelant vendredi soir à Castres. Cela en deviendrait presque rébarbatif. Dès la sixième minute, au plus fort de la domination castraise, il s’est mis en évidence, en rattrapant Teulet par le col évitant ainsi à son équipe d’être menée d’entrée. Virevoltant en attaque, on ne l’avait pas vu aussi bon défenseur depuis ses débuts en ciel et blanc. Mais Imhoff est décidément un attaquant hors pair. Après la rencontre, Pierre Bernard l’ouvreur tarnais ne masquait pas son admiration pour le trio d’attaque du Racing composé vendredi de Steyn, de Bobo et d’Imhoff. Tous les trois ont inscrits un essai d’ailleurs. Sur le sien, Imhoff est au départ de l’action récupérant un ballon tombé par les Castrais. Une phase de jeu plus tard, il se rend disponible à hauteur d’un ruck. Servi par Descons, plus personne ne le reverra. Une bonne nouvelle pour le Racing : un temps annoncé partant, il pourrait finalement rester à Antony la saison prochaine. 

Brive-Toulon : 14-9. Jérémy FADAT

Depuis le début de saison, il n'avait parfois été que l'ombre de lui-même. Antonie Claassen, certainement le meilleur Briviste des deux précédentes années, a connu une première partie d'exercice plus que délicate. Certainement fatigué par une saison dernière pesante, marquée par la course au maintien et les difficultés internes, perturbé par le départ de son pote Gerhard Vosloo et par son avenir personnel qui le verra finalement prendre la direction de Castres, mais aussi et surtout usé par son rôle de capitaine et de relais entre le groupe et le staff, le troisième ligne sud-africain s'était quelque peu perdu. Il en était le premier désolé. Délesté du brassard depuis un certain temps et fixé sur sa future destination, le joueur a cherché se reconcentrer sur le strict plan sportif. Un seul et unique objectif : tout donner pour sauver l'équipe qui l'a révélé et laisser le CABCL en Top 14 avant de visiter de nouveaux horizons. Et depuis deux semaines, le "vrai Claassen" a refait surface. Déjà très performant à Bayonne malgré la défaite des siens, le numéro huit corrézien a encore été excellent samedi contre Toulon. Débordant d'activité aussi bien défensivement qu'offensivement, on a vu sa tignasse blonde aux quatre coins du terrain. Pour le plus grand bonheur de ses partenaires, entraîneurs, dirigeants et supporters car dans son opération survie, Brive ne peut pas vraiment se passer de son talent. 

Biarritz-Clermont: 15-14. Léo FAURE    

Davit Zirakashvili et Clément Ric blessés, le jeune Adrien Oléon tournait, depuis plusieurs semaines, autour de sa première sélection avec l'équipe professionnelle de l’ASMCA. Samedi, à Biarritz, le jeune pilier droit (23 ans) a donc enfin poussé ses premières mêlées en Top 14. Dix minutes de jeu, déjà un petit événement en soit. Surtout, ce Clermontois de naissance et de formation s’est distingué par une entrée en jeu des plus correctes. En souffrance depuis le début de la rencontre, la mêlée clermontoise a relevé la tête en même temps qu’Oléon entrait en jeu. Rablé, il profite de son centre de gravité très bas et de son dynamisme pour prendre le dessus lors des entrées en mêlée. Surtout, il se distingue par son profil joueur et coureur, avec la performance exceptionnelle pour un pilier d’afficher 17,5 en VMA (vitesse maximale aérobie, évaluation de l’endurance). Des qualités rafraîchissantes, à l’heure où le poste de pilier droit manque cruellement de relève en France. Sylvain Marconnet, face à lui en mêlée fermée durant toute la fin du match, aurait même pris son numéro de téléphone pour garder contact. Dans sa dernière année de contrat espoir, Oléon n’a en effet pas encore signé de contrat professionnel avec l’ASMCA...

Lyon-UBB: 24-13. Sébastien FIATTE

Après avoir perdu le troisième ligne Eugène N'Zi, victime d'un KO, dès le début de la rencontre contre Biarritz le 24 mars, les Lyonnais ont vu un autre de leur joueurs issus de leur formation blessé d'entrée samedi contre Bordeaux. L'arrière Romain Loursac a quitté ses partenaires dès la cinquième minute, en raison d'une entorse acromio-claviculaire. En l'absence des buteurs habituels, Régis Lespinas et Lee Thomas, blessés, c'est le jeune Eric Tomamichel, remplaçant au coup d'envoi, qui s'y est collé. Auteur de trois pénalités sur quatre et d'une transformation sur deux, l'ancien footballeur s'est même permis le luxe de tenter un drop de près de cinquante mètres. Une audace rarement vue dans le Rhône cette saison, au sein d'une équipe souvent en manque de confiance. "Je me suis dit que ça se tentait. Il n'est pas passé mais il y a eu un renvoi au vingt-deux. Ca a reposé l'équipe", a commenté le joueur, formé à Saint-Savin.

 
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