Gregory Le Corvec - 23.09.2011 - Perpignan - Icon Sport
 
Article
commentaires
Top 14

Ça va saigner !

Ça va saigner !

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 16/02/2012 à 14:23 -
Par Rugbyrama - Le 16/02/2012 à 14:23
Plus qu’un choc de mal classés, ce match opposant Perpignan à Biarritz à Aimé-Giral risque d’être un tournant dans la course au maintien. Respectivement douzième et treizième, les deux acteurs ne peuvent tolérer l’échec. Et pourtant...sauf match nul, l’un des deux risque de perdre très gros.

Perpignan-Biarritz. Il y a quelque années, l’affiche était digne d’une phase finale, tant le (récent) passé de ces équipes est glorieux: d’un côté, Perpignan et ses sept titres nationaux, dont le dernier fut acquis en 2009 sous la houlette d’un Jacques Brunel décidément difficilement remplaçable. Une année où l’aura du club était telle qu’un certain Daniel Carter y avait posé ses valises. De l’autre Biarritz, cinq fois champion de France et double finaliste de la coupe d’Europe: la dernière remonte à 2010. Que ces glorieux souvenirs nous paraissent loin aujourd’hui...

Aujourd’hui engluées dans les profondeurs du classement, les deux équipes se trouvent dans le wagon de la peur du Pro D2 partagé par cinq équipes (dans l’ordre, Brive, Bayonne, Perpignan, Biarritz et Lyon) qui se tiennent en quatre points. Comment ces deux formations en sont-elles arrivées là ? Il y a eu la coupe du Monde, puis le retour de Mondialistes forcément émoussés, un changement de staff côté catalan, un recrutement décevant côté biarrot. Et voilà qu’ils se retrouvent au bord du précipice. La semaine dernière, Biarritz a (encore) chuté à domicile face à l’ogre toulousain (15-20), alors que Perpignan se montrait incapable de ramener un bonus défensif de Montpellier (22-11). Dire que les deux formations ont besoin de points tient du doux euphémisme.

Au bal des éclopés

Seulement voilà, chacun des deux effectifs se trouve dangereusement diminué. Ainsi, les Catalans tremblent pour nombre de leurs joueurs, à commencer leur ouvreur gallois James Hook (intoxication alimentaire), mais aussi Damien Chouly (déchirure intercostale), David Marty (entorse cheville), Kisi Pulu (entorse acromio-claviculaire), Ovidiu Tonita (déchirure cuisse) et Gerrie Britz (dos). Heureusement pour eux, ils pourront compter sur leurs internationaux français: le pilier et capitaine Nicolas Mas et le trois-quarts centre Maxime Mermoz.

Côté biarrot, la charnière grince: privé de leur buteur et maître à jouer, Dimitri Yachvili (lumbago), du polyvalent argentin Marcelo Bosch (ischio-jambiers) et de l'ouvreur Julien Peyrelongue (K.O.) donnent les clés du camion à Yann Lesgourgues et Damien Traille. En revanche, les Basques pourront compter avec Wenceslas Lauret et Imanol Harinordoquy. Encore une fois, la défaite ne sera pas fatale. Mais elle fera mal, très mal, à sa victime. Malheur au vaincu.