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"Il y a beaucoup trop d'argent"

"Il y a beaucoup trop d'argent"
Par Rugbyrama

Le 27/01/2012 à 15:54

Le président de l'Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti, dirigeant de conviction, indique que son club ne connaît pas la crise. Tous les voyants sont au vert en Gironde et son équipe, sportivement, vit une saison presque inespérée pour un promu. Entretien vérité à lire dans Midi Olympique ce vendredi

Aviez-vous imaginé le parcours sportif de l’Union en Top 14 ?

Laurent MARTI: Je l’avais plus qu’imaginé, je l’avais rêvé. On a l’impression que tout ce dont on rêvait s’est en partie réalisé. On ne cache pas que notre rêve absolu ne se terminera que si, un jour, nous levons le Brennus. Je me revois lors des multiples réunions que nous organisions pour convaincre les gens de nous soutenir, leur demander d’imaginer les réceptions du Stade toulousain, Toulon, Clermont ou le Stade français, dans un stade Chaban presque plein… À l’époque, cela paraissait une utopie. C’est aujourd’hui ce que nous vivons.

Enjeux, finances, recrutement: croyez-vous que le Top 14 est au bord de la crise de nerf ?

L.M: Ce que je pense depuis le début, c’est qu’il y a beaucoup trop d’argent. Tout cet argent ne sert à rien. Le rugby est un sport tellement difficile que si un joueur ne se sent pas bien dans son maillot et dans son club, ce n’est pas la grosseur du chèque qui le rendra meilleur. Il faut absolument privilégier la relation humaine, que les joueurs respectent leur président et inversement. Il faut ramener les joueurs à la raison. Je crois que s’ils construisent comme il faut leur carrière de joueur, ils réussiront ensuite leur carrière professionnelle en tant qu’hommes. Il faut apprendre les vraies valeurs et ces délires financiers ne leur rendent pas service. C’est de la poudre aux yeux, du confort momentané.

Pour ou contre le passage de 14 à 16clubs en élite ?

L.M: Je ne suis pas contre. En dehors du souhait de hisser notre club le plus haut possible, l’autre dossier qui m’intéresse beaucoup, c’est le développement du rugby. En France ou à l’international, je rêve qu’un jour nous ayons encore plus de compétitions, plus de villes fortes rugbystiquement et plus de pays au niveau. La compétition n’est intéressante que lorsqu’elle est variée, disputée et que le vainqueur n’est pas connu avant de commencer. Et donc l’intérêt du Top 16 est surtout de donner la chance à deux villes de plus de venir représenter leur région...

Retrouvez ce vendredi dans Midi Olympique sur une page l'intégralité de l'interview du président de l'UBB, Laurent Marti...

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