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Altrad: "La situation à Montpellier est grave"

Ayant convoqué une conférence de presse ce vendredi à 15h, le président du MHR Mohed Altrad a tenu à mettre les points sur les i. Vis-à-vis des éléments récemment relatés par les médias d’abord, puis de la situation de son club.

 
Altrad, la mise au point - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Il est rare de voir l’homme fort de Montpellier sortir de sa réserve. Visiblement touché et atteint par tout ce qui a pu être dit et écrit ces dernières semaines, Mohed Altrad a finalement tenu à rectifier certaines inexactitudes soulevées par les médias. "Ceci n’est pas une réunion conflictuelle, mais une réunion d’information", commençait-il ainsi. Le ton n’était en aucun cas agressif mais laissait transparaitre une émotion évidente.

L’homme d’entreprise s’attachait ainsi à éclaircir point par point les accusations dont il avait été la cible. "J’ai pu lire que j’avais procédé à 11 licenciements sur 36 au sein de la SASP. Il n’y en a que 7, la différence est importante car 11 constitueraient une procédure collective. Il a été écrit que le droit du travail n’avait pas été respecté alors que les procédures ont été contrôlées par l’inspection du travail qui n’a rien trouvé à redire. Ou encore que mes méthodes étaient gênantes et scandaleuses, ce que je conteste", énumérait-il. Avant de rappeler: "Il y a un an j’ai été le sauveur du club. Quand tout le monde avait le moral au plus bas en début de saison j’étais le seul à soutenir le staff et j’en suis fier. Aujourd’hui ma volonté et mon engagement sont atteints. Si les attaques personnelles et les insultes continuent, je partirai la semaine prochaine".

"Le club est exsangue"

C’est effectivement tout l’enjeu de ces dernières semaines. "La situation est grave, le sort du club sera scellé la semaine prochaine. Ceci n’est pas une menace mais doit être relaté », estime le président. Au centre des débats, la convention qui reste toujours à signer entre la SASP et l’Association qui gère le secteur amateur, nécessaire à l’attribution d’une licence par la LNR. Et le temps presse pour le MHR: Mohed Atrad a enfin jusqu’au 26 juin, date à laquelle il devra apporter des garanties écrites à la DNACG pour l’exercice à venir. En effet, les deux derniers exercices ont laissé des traces dans la trésorerie du club : un déficit avoisinant les 3 millions d’euros. "Il n’y a plus d’argent, si je m’en vais, on ferme", résume M. Altrad. Le club nécessite à court terme une injection de capitaux financiers à hauteur d’au moins 10% de la masse salariale, soit près de 700 000 euros. Un geste que l’homme d’affaire se dit prêt à réaliser.

"Je ne suis opposé à rien, je veux juste comprendre la faisabilité des choses. J’honorerai les deux ans d’engagement qu’il me reste si on m’en donne les moyens. Cette région m’a créé et je veux lui rendre quelque chose", concluait-il. Les prochains jours seront déterminants pour le MHR. En cas de blocage entre les deux entités, la survie du club pourrait bien être compromise.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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