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Paris en quête de sang neuf

Paris en quête de sang neuf

Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 08/01/2010 à 11:08
Le Stade français aborde la réception de Biarritz ce samedi, capitale dans l’optique d’une qualification pour les phases finales, dans la peur et l’incertitude la plus totale. L’hécatombe qui s’abat sur les demis de mêlée du club oblige Benjamin Tardy (18 ans), le dernier rescapé, à débuter.

Décidément, le Stade français vit une saison agitée. Les péripéties s’enchaînent. Après un départ décevant et mouvementé, marqué par la mise à l’écart d’Ewen McKenzie et de Christophe Dominici, l’arrivée du duo Delmas-Faugeron avait semblé ramener la plénitude dans la capitale. Six matchs sans défaites… Avant le revers à domicile contre Perpignan le 24 octobre. Et voilà le retour des ennuis. Cascade de blessures (Liebenberg, Parisse,…), problèmes du stade de Jean-Bouin, mois de novembre sans les internationaux, l’affaire des "fourchettes" après le match en Ulster, le report du match à Bruxelles… "En quatre mois à Paris, […] j’ai pris dix ans, indique ironiquement Jacques Delmas dans Midi Olympique. Dans toute ma carrière, je n’avais jamais vécu ça."

Et la dernière malédiction parisienne concerne les demis de mêlée du club. Julien Dupuy suspendu pour 24 semaines (il sera jugé en appel le 13 janvier). Noël Oelschig victime d’une fracture de la main et encore indisponible pour cinq semaines. Enfin Charlie Davies sur le carreau depuis dimanche dernier en raison d’une entorse de la cheville. Une véritable hécatombe. Et voilà le (très) jeune Benjamin Tardy comme dernier joueur valide à son poste. "On va lui faire confiance mais Tardy, ce n’est pas Dupuy, explique le staff. On ne peut pas lui demander l’impossible. Et surtout on ne veut pas lui mettre trop de pression." Il va ainsi débuter ce week-end face au BO. Car l’autre solution se nomme pour l’instant… Mathieu Blin ! Tardy ne figurant pas sur la liste officielle pour disputer la Coupe d'Europe, l'expérimenté talonneur s'entraîne à ce poste depuis une dizaine de jours pour éventuellement affronter les Anglais de Bath le 16 janvier prochain. Interrogé sur le sujet, Jacques Delmas a confié que "tout était possible".

" On aimerait jouer avec tous nos atouts "

Benjamin Tardy ne se met pas pour autant une pression démesurée sur les épaules avant la rencontre contre le BO. Et espère bien profiter de la chance qui lui est donnée pour briller. "C’est bien quand même ce qui m’arrive, même si c’est un concours de circonstances, confirme-t-il. Je dois saisir cette opportunité pour me mettre à mon avantage". Pour lui et pour son équipe. Car la rencontre qui se présente ce samedi revêt une importance considérable."C'est vrai que des matchs comme ceux-là, on aimerait les jouer avec tous nos atouts. Mais combien en a-t-on disputé cette saison avec le Stade Français? Aucun!", lâche Jacques Delmas. Ses hommes sont pourtant dans l’obligation de s’imposer pour ne pas se laisser distancer dans la course aux phases finales. "C'est un match important, entre deux équipes sensiblement proches. On espère bien avoir les arguments pour engager l'échange".

A l’heure actuelle, les Parisiens ne comptent qu’un point de retard sur leur adversaire, qui occupe la 6e place. Mais un nouveau revers à domicile (le club en compte déjà trois cette saison) aurait de fâcheuses conséquences. Jacques Delmas le sait parfaitement, lui pour qui ce rendez-vous aura une saveur toute particulière. Il a en effet entraîné de longues années le Biarritz olympique avant d’être limogé en novembre 2008. "Il y a bien sûr ce côté affectif et émotionnel mais je suis concentré sur l'équipe du Stade Français", prévient-il. Et il y a de quoi car comme il le concède dans Midi Olympique : "En cas de défaite, nous serons définitivement décrochés ".