Vincent Clerc France 2010 - Icon Sport
 
Article
commentaires
Test Match

La bourse des absents

La bourse des absents

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 28/10/2010 à 22:14 -
Par Rugbyrama - Le 28/10/2010 à 22:14
Marc Lièvremont l'a affirmé lors de l'annonce de son groupe pour les test-matchs de novembre : les portes de l'équipe de France ne sont pas fermées et certains absents aujourd'hui seront du Mondial en Nouvelle-Zélande. Qui a le plus de chance de revenir ? Pour qui l'espoir est-il faible ? Le point.

. Ça reste jouable.-

Les grands oubliés de cette liste sont en majorité toulousains. On pense d'abord à l'ailier Vincent Clerc et à l'arrière Clément Poitrenaud. Malgré un bon début de saison avec leur club, en très grande forme actuellement, ils n'ont pas été jugés indispensables par le staff. "Vincent peine à retrouver un état de forme qui lui permettrait d'être décisif", a expliqué Lièvremont. Pour Clément, on ne doute pas de son investissement au quotidien et il ne fait pas de mauvais matchs mais Julien Arias nous semble plus décisif." La porte n'est pas fermée toutefois pour les deux joueurs, qui auront probablement l'occasion de prouver leur valeur pendant le Tournoi des 6 Nations. Même chose pour leur coéquipier chez les champions d'Europe Jean-Baptiste Poux. Malgré sa polyvalence, sa solidité en mêlée et son habileté, c'est le pilier perpignanais Jérôme Schuster qui lui a été préféré. Il faudra suivre les performances de ce dernier pour savoir s'il participera à sa troisième Coupe du monde.

Mais le très grand absent de cette liste est Mathieu Bastareaud. Dès lundi, Midi Olympique avait annoncé que le joueur ne serait pas retenu. Lièvremont s'est justifié : "Je serais malheureux qu'un garçon comme Mathieu ne fasse pas partie de l'aventure Coupe du Monde tant il a un potentiel unique. Le problème, c'est que ça fait un an qu'on essaie de le sensibiliser sur la forme physique, sur l'investissement quotidien qui lui permettrait d'être plus performant. Il l'est, certes, dans notre Top 14, ponctuellement. A notre sens, il n'en fait encore pas assez pour être performant sur la durée, se donner tous les moyens pour être compétitif sur une épreuve comme la Coupe du Monde". Même reproche pour Julien Dupuy, qui fait aujourd'hui figure de numéro 3 au poste de demi de mêlée. Numéro 1 l'an dernier à la même époque, le Parisien a perdu beaucoup de terrain durant sa suspension avec l'explosion de Morgan Parra et le retour à son meilleur niveau de Dimitri Yachvili. "Julien, c'est peut-être le N.9 qui sent le mieux le jeu, qui est le plus rugby, qui comprend tout et qui est ultra doué. Mais il y a un moment où il faut savoir se faire violence et je n'ai pas le sentiment qu'il soit dans cette dimension-là", a regretté Lièvremont, parlant "d'ultimatum" lancé aux deux Parisiens..

Autre joueur laissé sur le bord de la route : le Clermontois Julien Malzieu. Revenu lors du dernier Tournoi après une longue période de blessure, il n'a pas convaincu en début de saison bien qu'il soit actuellement meilleur marqueur du Top 14 (cinq essais). Sa non-sélection, apprise par un texto de François Trinh-Duc, ne l'a pas surpris cependant : "Je n'étais pas très très confiant, a-t-il confié à La Montagne. Ce n'est qu'une demi surprise, je ne suis pas satisfait de mes deux derniers matchs. Je sais que je dois travailler encore. Je vois le bon côté des choses, je vais pouvoir souffler un peu".

. Ce sera compliqué.-

L'absence de Louis Picamoles est lourde de sens. Le troisième ligne centre toulousain n'a pas saisi sa chance lors de la tournée de juin et le staff a préféré repositionner Sébastien Chabal en 8 que de le rappeler. "Nous voulions amener de la puissance à notre troisième ligne", a expliqué Lièvremont. Et ce dernier a beau affirmer que la porte lui reste ouverte, il s'agit d'un véritable désaveu pour l'ancien Montpelliérain qu'on présentait comme le très grand espoir français au poste. Lionel Beauxis et David Skrela se retrouvent dans le même cas. Malgré leur début de saison honorable, notamment pour le Toulousain, François Trinh-Duc tient clairement la corde et le fait d'avoir placé Damien Traille en 10 est révélateur. Bien qu'il revienne à peine de blessure, le staff veut installer le Biarrot à ce poste et bénéficier de son expérience pour la Coupe du monde. Le nom du Racingman Jonathan Wisniewski revenait avec insistance après ses très bonnes prestations du début de saison mais le trio Lièvremont-Retière-NTamack n'a pas souhaité lui donner sa chance : "On a longtemps hésité, a reconnu le sélectionneur.C'est un joueur qui grandit bien mais on n'aurait pas pu lui offrir beaucoup de temps de jeu." Il a donc émergé un peu et aura du mal à se faire une place d'ici le Mondial. Les anciens Jérôme Thion et Cédric Heymans, ainsi que le réprouvé Florian Frtiz ne semblent vraiment plus faire partie des plans de l'encadremont. Enfin, Lionel Mazars, Wenceslas Lauret et Grégory Lamboley, présents lors de la dernière tournée, ne paraissent pas en mesure de véritablement modifier la hiérarchie d'ici un an.

. Les blessés.-

Opéré d'une rupture totale du tendon d'Achille, le pilier biarrot Fabien Barcella a sûrement manqué le coche. Il ne devrait pas revenir avant le mois d'avril et ne pourra pas faire ses preuves lors des prochains 6 Nations. Il n'avait, en outre, pas retrouvé son niveau lors de la dernière tournée estivale. Le centre perpignanais Maxime Mermoz et l'ailier ou arrière du Racing Benjamin Fall, en revanche, se verront offrir une nouvelle chance à leur retour de blessure. "Nous comptons sur lui dans l'absolu", a déclaré Marc Lièvremont au sujet de l'ancien Bayonnais. Ce ne sera peut-être pas le cas des Toulousains Frédéric Michalak et Yann David. Opérés respectivement d'un genou et d'une double fracture tibia-péroné, les deux joueurs feront leur retour à la compétition d'ici le Tournoi mais ils pourraient ne pas avoir récupéré la totalité de leurs moyens. Il leur sera sûrement difficile de se faire une place. A moins que...