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Novès voulait que son équipe se rapproche des meilleures nations, elle en a regardé 2 dans les yeux

Novès voulait que son équipe se rapproche des meilleures nations, elle en a regardé 2 dans les yeux

Le 28/11/2016 à 14:00Mis à jour Le 28/11/2016 à 17:25

XV DE FRANCE - Négative sur le plan des résultats avec deux défaites en trois matches, la tournée de novembre suggère toutefois l’idée que l’équipe de France a comblé une partie de son retard sur les grandes nations du Sud. Le seul objectif véritablement fixé par son sélectionneur Guy Novès.

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Yannick Bru l’avait déjà regretté à l’issue de France-Australie et l’a encore regretté samedi : le travail et les efforts entrepris par son groupe depuis la prise de fonction de Guy Novès auraient mérité d’être validés par une victoire contre un géant de l’hémisphère sud. Cela aurait eu un caractère exceptionnel, eu égard à l’état dans lequel se trouvait le XV de France au sortir de la Coupe du monde. Mais battre les Samoa (52-8), et perdre contre l’Australie (23-25) et la Nouvelle-Zélande (19-24) paraissait au final dans l’ordre des choses.

Guilhem Guirado (XV de France) - 26 novembre 2016

Guilhem Guirado (XV de France) - 26 novembre 2016AFP

Là où les Bleus étaient attendus, c’était sur le contenu. Reconnaissons que sur ce point, on a tous pris un certain plaisir à les voir jouer, tenter, oser, pour la première fois depuis trop longtemps. Les défaites existent, l’espoir aussi comme l’explique Louis Picamoles. "On est sur une tournée à une victoire et deux défaites donc sur ce plan-là, elle n’est pas positive. Maintenant, c’est positif sur l’état d’esprit, les intentions et le projet de jeu qu’on veut mettre en place. On sait ce qu’on doit bosser collectivement et individuellement pour pouvoir gagner prochainement ce genre de matches".

Bru : "Contre l’Australie, un acteur ne fait pas son boulot"

Guy Novès n’a d’ailleurs jamais établi d’objectif chiffré pour sa première année de mandat. La seule ligne directrice publiquement formulée : faire progresser le XV de France et réduire l’écart avec le gotha mondial. Dans les faits, il s’est incliné de deux points face aux Wallabies, certes pas au complet, et de cinq face aux All Blacks. Pas si loin donc, quand bien même les deux équipes étaient fatiguées par leur longue saison. "Contre l’Australie, un acteur (sous-entendu l’arbitre M.Jackson, ndlr) ne fait pas son boulot en fin de match et on le perd, a rappelé Yannick Bru dans les coursives du Stade de France. Et si le drop était passé, le contenu serait resté le même mais on aurait gagné. Là, on a joué contre la meilleure équipe du monde, on a senti que les joueurs ont été au bout d’eux-mêmes et c’est ce qu’on leur avait demandé".

Guy Novès (XV de France) avec son staff - 26 novembre 2016

Guy Novès (XV de France) avec son staff - 26 novembre 2016Icon Sport

"C’est deux défaites, ça c’est sûr, on ne va pas mentir là-dessus et on recherche plus", abonde dans ce sens Maxime Machenaud. "On n’a pas été assez réalistes, on aurait dû en mettre une ou deux de plus au fond et on aurait gagné les deux matches. Maintenant, ça peut augurer de bonnes choses pour la suite car on a fait mieux que rivaliser avec les deux meilleures nations du monde. C’est une bonne base de travail pour la suite, à nous de continuer sur cette voie". La prochaine étape, justement, sera de ne pas rendre tous ces ballons à proximité de l’en-but adverse. S’il parvient à être plus tueur et moins brouillon à haute intensité, le XV de France pourra alors faire chuter les meilleurs. "Le destin ne nous donne rien, il faudra aller se chercher chaque étape supplémentaire de progression", prédit Bru. Mais à la clé, le bout d’un très long tunnel.

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