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Tournée d'automne - France Afrique du Sud - M. Steyn: "Je me souviens du plaquage de Chabal en 2009"

Steyn: "Je me souviens du plaquage de Chabal en 2009"

Par Matthieu Pelissier
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 19/11/2013 à 16:07 -
Par Matthieu Pelissier - Le 19/11/2013 à 16:07
A quelques jours d'affronter le XV de France, l'ouvreur sud africain, Mornè Steyn, s'attend à un match compliqué et se rappelle de la confrontation de 2009. Le nouveau joueur du Stade français se souvient encore d'une rencontre avec Sébastien Chabal.
 

Vous avez découvert le rugby français en arrivant à l'intersaison au Stade Français. Qu'en pensez-vous ?

Mornè STEYN: C'est un championnat dur. Il y a 30 à 40 matches par saison. C'est un jeu dur, avec des fondamentaux solides et des conditions météo pas toujours évidentes. Mais il y a aussi beaucoup de jeu à la main. C'est un jeu complet, une compétition difficile.

On dit en France que le Top 14 est le meilleur championnat au monde. Est-ce aussi votre avis ?

M.S: Pour nous (les Sud-Africains), le Super-15 est une grande compétition, les plus grandes nations du rugby y sont représentées. En France, c'est vrai que chaque semaine il y a des matches compliqués, avec des adversaires accrocheurs. Je dirais que c'est le Super-15 de l'hémisphère Nord. (sourire)

Voyez-vous des similarités avec le jeu sud-africain ?

M.S: Oui. En Afrique du Sud, on aime le côté physique et il y en a beaucoup dans le rugby français.

Est-ce pour ça qu'il y a tant de joueurs sud-africains en France, comparé aux Australiens et Néo-Zélandais ?

M.S: C'est aussi plus près ! Mais c'est vrai que ce jeu nous convient. Il y a beaucoup de joueurs qui au bout de neuf ou dix ans au pays veulent un nouveau défi. C'est mon cas, je venais de passer dix ans aux Bulls, je faisais un peu toujours les mêmes choses et je n'avais plus l'impression de progresser. J'avais envie de changement, même dans le mode de vie. J'ai 29 ans, je m'approche de la fin de carrière, je voulais prendre du plaisir dans le rugby, tout en devenant un meilleur joueur de rugby.

Vous êtes un Springbok depuis 2009. Vous avez vu depuis deux ans une nouvelle génération étonnante qui est en train d'émerger et qui brille...

M.S: C'est vrai. Il y a des gars qui ont 20, 21 ans et jouent de manière incroyable, des gars comme Eben Etzebeth, Pat Lambie... Ce sont des joueurs qui pourront jouer pour les Springboks encore au moins six ou sept ans, ça nous ouvre l'horizon".

Quel a été l'apport du nouvel entraîneur Heyneke Meyer ?

M.S: Il y a une sorte d'esprit de famille. Je l'ai connu aux Bulls pendant plusieurs années, je connais le jeu qu'il veut développer et je l'apprécie. Il a aussi su apporter un bon équilibre entre jeu à la main et jeu au pied.

Vous jouez samedi contre le XV de France. A quoi vous attendez-vous ?

M.S: Le XV de France en France, c'est toujours une équipe différente. Au Stade de France, avec un pays derrière eux, ce sera dur. C'est une équipe de grande qualité mais on a aussi nos forces.

Vous avez affronté deux fois la France dans votre carrière, dont une fois sur le sol français en 2009 à Toulouse et vous aviez perdu (20-13). Quel souvenir gardez-vous de ce match ?

M.S: J'ai pris un gros plaquage de Chabal sur nos 22 mètres, ça je m'en souviens bien ! C'était un grand match pour vous. Pour nous... c'était un match dur, très physique et les Français nous ont battus là-dessus. C'était parfois un peu à la limite mais c'est le jeu (sourire). C'était mon premier match contre la France et ça avait été une surprise.

 
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