Super 15

Michalak, entre ombre et lumière

Frédéric Michalak vient de perdre la finale du Super 15 avec les Sharks mais restera comme le premier Européen à avoir disputé le match pour le titre de champion de l’hémisphère sud. Sa saison est allée crescendo et lui a permis de retrouver les Bleus.

 
Michalak, ombre et lumière - Rugby - Super 15Icon Sport
 

De l’ombre à la lumière. La dernière saison de Frédéric Michalak épouse la courbe de sa carrière. Tantôt porté au pinacle, tantôt voué aux gémonies. De retour aux Sharks après (déjà) un come-back à Toulouse, l’international français a d’abord vécu une saison compliquée avant de surgir en mai dernier. Sa polyvalence en faisait en début de saison l’alternative idéale à la charnière titulaire Pat Lambie-Charl McLeod. Un remplaçant ascendance demi de mêlée. Puis survint la blessure de Lambie à l’ouverture au mois de mai. Michalak, opportuniste, a su saisir cette chance qui lui était donnée de briller à nouveau. En 10, il se mue en chef d’orchestre, étincelant dans un schéma de jeu élaboré par John Plumtree. Finies les initiatives individuelles qui pouvaient s’apparenter à du génie mais aussi à un sabordage.

Le nouveau Michalak est arrivé

Dorénavant, Michalak fait preuve de sang froid, de discernement et fait gagner son équipe. De nouvelles dispositions dont s’entiche le sélectionneur du XV de France, Philippe Saint-André. "Freddie" est appelé à retrouver le maillot bleu. Direction l’Argentine en juin pour une renaissance tricolore qui attise les passions. Il faut dire que l’ancien enfant chéri du rugby français n’avait plus été titulaire pour la nation depuis 2007. Une éternité pas franchement imaginable à ses débuts internationaux. La France perd le premier test face aux Argentins. Michalak est associé à Maxime Machenaud face à des Pumas aux griffes de chatons pour la revanche. Il personnalise alors la large victoire française. La question se pose d’une nouvelle ère Michalak en équipe de France.

Arrivé à maturité, le Toulousain confirme à son retour de sélection sa grande forme en aidant les Sharks à se qualifier pour les barrages du Super 15 (même principe qu’en Top 14). Sixième et dernière qualifiée, la franchise de Durban entame un cycle infernal de déplacements qui a bien failli passer à la postérité en tant qu’odyssée. Chez les Quennsland Reds puis chez les Stormers, à Brisbane et au Cap, les Sharks se révèlent impériaux. Michalak, lui, est admirable pour concrétiser la domination de ses avants. Il fait jouer ses partenaires à merveille et enquille les points au pied. Des prestations époustouflantes lors desquelles il fait montre d’un pragmatisme qu’on ne lui connaissait guère pour prendre un drop au moment idoine par exemple. En sortant les Stormers, il devient le premier européen à disputer la finale du Super 15. Las, il n’inscrira pas son nom au palmarès du championnat sudiste. Le sien est déjà extraordinaire puisqu’il a gagné deux Brennus, trois H Cup, participé à trois Grand Chelem et glané la Currie Cup en 2008 avec les Sharks déjà. Il va devoir digérer la défaite et les kilomètres parcourus afin de se replonger dans le quotidien du Top 14. Il est attendu jeudi à Toulon, devrait bénéficier de quelques jours de repos avant d’enchaîner. Une réelle coupure attendra novembre. A moins qu’il ne soit sélectionné par Saint-André pour jouer la tournée...

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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