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RUGBY - Pelote, paddle, transports, métier de consultant... Qu'es-tu devenu, Pépito Elhorga ?

Pelote, paddle, transports, métier de consultant... Qu'es-tu devenu, Pépito Elhorga ?

Le 07/09/2017 à 12:46Mis à jour Le 13/09/2017 à 15:23

L'ancien arrière du XV de France a été contraint de mettre un terme à sa carrière après deux graves blessures aux genoux. Cinq ans après ses adieux au jeu, il s'est reconverti dans une société de transports et s'exerce au métier de consultant. Mais l'hypothèse d'un retour près des terrains n'est pas à exclure.

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Le 6 juin 2012 au stade Aguilera, deux joueurs ont tiré leur révérence à l'occasion du jubilé de Serge Betsen. Le premier était le héros de la soirée, troisième ligne aux 63 sélections, venu pour faire ses adieux. Le second fut foudroyé à 34 ans : Pepito Elhorga, victime d'une rupture ligamentaire au genou droit pour son premier match depuis son opération du genou gauche après une rupture du ligament croisé antéro-externe, survenue neuf mois plus tôt, le 26 août 2011 avec Bayonne en ouverture de la saison de Top 14. Plus qu'une claque, ce fut une prise de conscience pour l'arrière vainqueur du Grand Chelem 2004. "Mon genou a craqué comme si c'était du verre. J'ai compris que mon corps était désormais trop fragile", raconte t-il.

Dans les transports... mais pas les maisons d'hôtes !

Sa vie de joueur s'est arrêtée soudainement mais comme aux meilleurs moments de sa carrière, Pepito Elhorga a très vite su réussir l'opération relance. Seulement, ça ne s'est pas joué sur les terrains de rugby. Il s'en est approché une dernière fois durant quelques semaines à l'automne 2012, apportant son aide à Eric Balhadère, entraîneur de l’Anglet Olympique Rugby Club, en Fédérale 2. L'expérience n'a finalement pas duré. "J'ai apprécié apporter un coup de main mais à ce moment là, ma reconversion se dessinait et il m'apparaissait difficile de jouer sur les deux tableaux", raconte le finaliste du championnat 2002 avec le SUA. A la croisée des chemins, il a choisi d'embrasser une nouvelle carrière, soutenu par Bernard Lataste... président d'Anglet, qui l'a embauché en 2013 dans son entreprise de transports. Une nouvelle vie mais pas un saut dans l'inconnu pour Elhorga, titulaire d'un baccalauréat professionnel exploitation des transports. Une première expérience de quatre années avant d'étoffer son CV en rejoignant fin 2016, toujours dans le même domaine, la société Taldea − "qui signifie équipe en basque", sourit celui qui en a été nommé responsable du développement commercial.

Pepito Elhorga sous les couleurs bayonnaises - 2009

Pepito Elhorga sous les couleurs bayonnaises - 2009Icon Sport

L'existence d'une maison d'hôtes "La ferme Elhorga" au pays basque pouvait aussi laisser croire qu'il avait ajouté un autre corde à son arc... mais il ne sert à rien de réserver si c'est dans l'espoir de le croiser ! "Je n'ai rien à voir avec ce projet", sourit-il. Certains se sont trompés. "Un jour sur un événement LNR, je croise Christian Califano. Il me dit : 'tu pourrais me remercier quand même'. Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Finalement, il m'explique : 'avec tout le monde que je t'envoie dans ta ferme, tu pourrais me remercier.' C'était gentil pour les propriétaires mais je les connaissais pas..."

Consultant Eurosport et Sud Radio

Depuis tout ce temps, des clubs amateurs sont bien venus le solliciter mais pour l'arrière aux 18 sélections, le moment n'était pas venu de céder aux appels. "Jusque là j'ai refusé. J'ai ressenti le besoin de profiter de mes week-ends et de ma famille. Mais je ne ferme pas la porte", détaille le natif d'Agboville. Le rugby, il pourrait bien un jour y replonger lui qui ne s'en est jamais totalement éloigné. Certes, il ne pratique plus, préférant pelote, paddle, tennis et randonnées, mais il échange toujours amicalement avec Francis Salagoïty, président de l'Aviron, reste ambassadeur de la LNR et de l'équipementier Otago. Et puis surtout, il a appris à regarder les matches dans un rôle particulier : celui de consultant. Après des premières piges pour France Bleu pays Basque, il est apparu sur Eurosport et désormais Sud Radio. "Ce n'est pas régulier, je fais quelques matches dans ma région entre Biarritz, Bayonne, Mont de Marsan, Dax, détaille-t-il. J'ai découvert un autre univers mais je me suis pris au jeu. C'est une façon de rester dans le milieu tout en prenant du recul. Je prends plaisir à commenter. C'est vivant. Sur le terrain, je vois des situations par lesquelles je suis passé et je les décrypte avec mon regard et mon vécu. Parfois, c'est comme si j'étais toujours sur le terrain."

Les grands joueurs ne disparaissent jamais.

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