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RUGBY - France - Nouvelle-Zélande : Une préparation tronquée mais une envie décuplée

Préparation tronquée mais envie décuplée

Le 13/11/2017 à 15:38Mis à jour Le 13/11/2017 à 16:39

Rajouté de dernière minute à la tournée d’Automne des Bleus, ce rendez-vous lyonnais face à la Nouvelle-Zélande ne trouve pas l’écho que mérite un duel entre ces deux nations. Malgré une préparation raccourcie et des effectifs modifiés, cela reste un événement.

Cettre rencontre ne fait pas office de test-match officiel... mais Henry Chavancy n’en a que faire. "C’est anecdotique, à part pour l’égo. Ce sera un match face à la meilleure équipe du monde dans un stade plein et c’est la fierté qui domine", commente le trois-quarts centre du Racing 92, avant la rencontre entre la France et la Nouvelle-Zélande qui se tiendra ce mardi, à Lyon (18h55).

Effectivement, le public répondra présent. L’antre de l’Olympique lyonnais sera pleine (59 000 spectateurs) pour ce rendez-vous car la région se languissait de retrouver le XV de France, qu’il n’a plus vu depuis… le 11 novembre 2006 ! C’était déjà face à la Nouvelle-Zélande et la correction subie à Gerland avait été historique (défaite 3-47). Il faut donc laver l’affront.

" Faites-nous confiance, il y aura 23 joueurs qui donneront tout (Henry Chavancy)"

C'est justement à Gerland (désormais Matmut Stadium de Gerland) que les Bleus ont préparé ce rendez-vous, dimanche, de manière plus que rapide. "Nous avons eu deux entrainements pour préparer ce match avec des joueurs qui connaissent déjà les systèmes de l’équipe de France. Nous n’avons pas d’excuse car nous avons bien travaillé et nous espérons le montrer", enchaine Henry Chavancy.

Vidéo - Chavancy : "Il n'y a pas de grande ou de petite équipe de France"

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L’entraînement du capitaine ce lundi au Groupama Stadium était une autre occasion de prendre ses repères dans ce stade que le Francilien connaît pour y avoir joué et perdu la finale de la Champions Cup en 2016 face aux Saracens.

Installés dans un hôtel sur les bords du Rhône et proche de la place Bellecour, les Bleus concernés auront à cœur de tout donner. "Nous prenons ça comme une opportunité de se montrer. C’est une chance d’être ici", insiste Henry Chavancy. Il persiste néanmoins une sensation étrange.

" Mieux vaut être ici qu’à la maison"

La motivation sera-t-elle là ? L’envie de trop se montrer ne va-t-elle pas nuire ? "Faîtes-nous confiance, ils auront 23 joueurs en face qui donneront tout pour gagner, insiste le centre du Racing. Personne ne va essayer de sauver la patrie tout seul car ce serait contre productif. Nous allons nous resserrer, essayé d’être soudés et avec un état d’esprit irréprochable."

Quant à une éventuelle frustration pour les quelques anciens qui ont déjà connu l’équipe "A", Scott Spedding balaye l’idée comme tous ses coéquipiers. "Il n’y a pas de frustration. C’est un privilège. Mieux vaut être ici qu’à la maison", lance l’arrière de Clermont.

Yoann Maestri et les Bleus à l'entraînement, avant France - Nouvelle-Zélande, le 13 novembre 2017

Yoann Maestri et les Bleus à l'entraînement, avant France - Nouvelle-Zélande, le 13 novembre 2017Getty Images

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