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Pro D2 - Sans pression négative, Bourgoin aborde le derby face au Lou avec ambition

Sans pression négative, Bourgoin aborde le derby face au Lou avec ambition

Mis à jourLe 20/01/2016 à 12:31

Publiéle 20/01/2016 à 12:31

Mis à jourLe 20/01/2016 à 12:31

Publiéle 20/01/2016 à 12:31

Article de Laurent GENIN

PRO D2 - Jeudi soir, la phase retour du championnat démarre pour le CSBJ par la réception de son voisin lyonnais. Les Berjalliens aimeraient bien être les troisièmes cette saison à faire chuter les Rhodaniens après Aurillac et Perpignan.

Bourgoin a une faim de Lou. Dixième de Pro D2, le CSBJ se confronte au leader qui se dirige vers un retour en Top 14 en fin de saison. Mais les Berjalliens ne se présentent pas en victimes expiatoires. Restant sur un succès face à Biarritz (21-14) et un point de bonus ramené de Montauban (14-9), ils vendront chèrement leur peau dans ce derby qu’ils abordent sans pression négative. "Sur ce match, on a moins de pression parce que Lyon a gagné presque de partout. Gagner, ce serait un peu comme de l’emporter à l’extérieur. On a moins de pression quand on reçoit une équipe comme Lyon qu’une équipe de bas de tableau", explique Matthieu Nicolas.

Nicolas: "Envie de montrer un beau visage"

Moins de pression ne veut pas dire moins de concentration, bien au contraire. Quant à la motivation, elle vient naturellement. "Pour nous les joueurs, je ne sais pas si c’est parce que c’est le derby ou parce que c’est la grosse équipe de Pro D2, mais on sent que c’est un match particulier", indique l’arrière ou ailier du CSBJ. "On a vraiment envie de montrer un beau visage de Bourgoin contre cette équipe. On sait que le match est télévisé un jeudi soir (20h45). Ça ajoute un peu de piquant".

Mathieu Nicolas (Bourgoin) - septembre 2015
Mathieu Nicolas (Bourgoin) - septembre 2015 - Icon Sport

Une rivalité existe entre les deux clubs "sans animosité particulière entre les joueurs", dixit Nicolas. "Moi je jouais au Lou jeune et je me suis battu contre Bourgoin et beaucoup de Berjalliens se sont battus contre le Lou", se souvient le pilier gauche du CSBJ, Pierre Gicollet. "Il y a cette rivalité qui est présente en jeunes, qu'on oublie un peu après et qui revient maintenant parce qu’on est dans le même championnat".

Le CSBJ vainqueur de la dernière confrontation à Rajon

Lors d’un derby, il n’y a plus d’histoire de classement qui tienne. Certes, les Lyonnais dominent de la tête et des épaules le championnat avec 14 points d’avance sur Béziers à mi-saison, mais ils doivent avoir suffisamment de mémoire pour se rappeler qu’en mars 2014, alors qu’ils comptaient déjà une belle avance (11 points) à l’époque sur leur premier poursuivant (La Rochelle) quand ils s’étaient présentés à Pierre-Rajon.

Vincent Martin lors du match amical entre Bourgoin et Lyon - 1er août 2014
Vincent Martin lors du match amical entre Bourgoin et Lyon - 1er août 2014 - Icon Sport

Pourtant, ils avaient chuté lors d’une rencontre très animée (34-33). "C’était un match énorme. Jérémy Gondrand (parti dans le Rhône à l’intersaison, Ndlr) avait réussi la pénalité de la gagne à la dernière seconde. Je m’en souviens bien. C’était un exploit. Ce sont des choses qui arrivent très rarement. Ça se jouera encore au couteau", pense Pierre Gicollet. Bourgoin aimerait rééditer cette performance cette saison. "On sait que le Lou est très costaud. Si on gagne, ça voudra dire qu’on a fait un très gros match. Ce serait énorme. On a l’ambition de gagner. On est ambitieux" , ne cache pas le Berjallien.

Gicollet: "Contre une équipe très forte en défense, ça va passer par des prises d’initiatives"

Pour espérer réaliser cette performance, les Isérois ne veulent pas être spectateurs au cours de cette partie. "Contre une équipe très forte en défense comme Lyon, ça va passer par des prises d’initiatives", précise Gicollet. Les Berjalliens peuvent s’inspirer de leur deuxième période de la manche aller du derby (défaite 30-19), même si les deux équipes ont bien évolué depuis ce match qui était le premier de la saison. "On avait vu quand même que quand, en deuxième mi-temps, on avait plus entrepris et moins subi on avait pu les embêter", rappelle Matthieu Nicolas.

Une partie des avants du CSBJ. A gauche, le pilier Pierre Gicollet - Photo Laurent Genin
Une partie des avants du CSBJ. A gauche, le pilier Pierre Gicollet - Photo Laurent Genin - Rugbyrama

"On a vu à la vidéo que c’est un rouleau compresseur qui use les équipes adverses et qui à force les fait craquer. On va essayer d’être très enthousiastes et de ne pas ressortir frustrés de ce match. Lyon, c’est la grosse équipe, qui n’a perdu que deux matches (à Aurillac et à Perpignan). On n’a que de la pression positive. On veut faire un gros match et se frotter à ce qui se fait de mieux dans cette Pro D2". Le CSBJ pourra compter sur le soutien de ses fidèles supporters. Pierre Gicollet le sait : "À Bourgoin, le public va répondre présent même si c’est un jeudi. Ça va faire du bruit. J’espère que les supporters seront vraiment chauds pour ce derby à la maison". Pour porter les Berjalliens vers l’exploit.

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